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Articles > Voyages & Tourisme > Tourisme en France > Le Château d’Angers : une forteresse (presque) imprenable

Le Château d’Angers : une forteresse (presque) imprenable

Deux, promenade du bout du monde : c’est l’adresse pour le moins romanesque de l’un des plus impressionnants châteaux de France, une forteresse dont les dix sept tours dominent les toits d’ardoise d’Angers, capitale historique de l’Anjou.

Le plus imposant édifice de la ville d’Angers a été bâti sur un éperon rocheux en contrebas duquel coule le Maine.
L’intérêt stratégique du site a été repéré très tôt (on a retrouvé des traces humaines datant de moins quatre mille avant JC) mais la première construction défensive date du IXème siècle et est commanditée par Charles le Chauve : il y fait construire un premier palais, qui ne cessera de s’agrandir au fil des siècles, conservant cette fonction de sentinelle contre les invasions. Ainsi Saint Louis, au début du XIIIème siècle, bâtit une forteresse autour du palais originel, cette structure massive constituée de remparts et de tours austères.

Des éléments sont ajoutés à l’intérieur de celle-ci au cours du XIVème siècle (Logis Royal, Chapelle Sainte Geneviève, le Châtelet). Au XIVème et XVème siècles, les ducs d’Anjou y installent leur cour princière.

Des dimensions étonnantes

L’enceinte extérieure du château est massive, elle est composée de remparts, semés de dix sept tours rondes, d’une longueur de près d’un kilomètre. La promenade sur ces murailles est impressionnante, de là la vue sur la ville est unique. Deux portes permettent de pénétrer dans l’enceinte : la Porte des Champs et la Porte de la Ville, toutes deux équipées de pont-levis. L’ensemble occupe la superficie considérable de deux mille cinq cent mètres carrés.

A visiter à l’intérieur : le Logis Royal, la très élégante Chapelle Sainte Geneviève, le Châtelet avec ses deux jolies tourelles. A voir également : les cachots du château, que l’on peut découvrir lors d’une visite accompagnée (jusqu’à la fin du XIXème siècle le Château est une véritable Bastille).

La célèbre tapisserie de l’Apocalypse

La galerie gigantesque abrite le joyau du Château : la tapisserie de l’Apocalypse, en réalité composée de plusieurs tapisseries. La taille de la galerie est à la (dé)mesure de la tapisserie d’une dimension tout à fait prodigieuse : l’ensemble mesure en effet cent mètres sur une hauteur de quatre mètres cinquante, cent mètres illustrant à l’origine en soixante quatorze scènes (dont certaines ont été perdues) l’Apocalypse de Saint Jean.

Cette œuvre d’art a été tissée au XIVème siècle pour le duc Louis I d’Anjou par Nicolas Bataille (lissier parisien qui réalisa la tapisserie) et Hennequin de Bruges (peintre flamand qui dessina les cartons). Elle rend compte des préoccupations médiévales, les titres des scènes sont d’ailleurs parlantes : « Le cheval livide et la mort », « Les âmes des martyres », « Le tremblement de terre », un univers impressionnant que l’on peut admirer pendant des heures, tant la tenture est riche de détails.

Des jardins fabuleux

C’est au Roi René que l’on doit la création des somptueux jardins : René avait le souci permanent d’embellir son château. Au pied des murailles de schistes, ces jardins d’inspiration médiévale constituent un lieu de promenade particulièrement agréable.

Le saviez-vous ?

Les douves n’ont jamais été emplies d’eau. Le roi René (René Ier d’Anjou dit René le Bon) y installa autrefois toutes sortes d’animaux sauvages (lions, panthères, guépards, ours,…).


Article rédigé par Florence AUBRY pour Bloc.com - Publié le 27/12/2007
Droits de reproduction et de diffusion réservés Bloc.com


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Eloa - 27/06/2008

  Très beau château.

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Tourisme en France

 

L’enceinte extérieure du château est composée de remparts, semés de dix sept tours rondes, d’une longueur de près d’un kilomètre.

 

Les douves du château d'Angers n’ont jamais été emplies d’eau.

 

 

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