Le centre historique de Lyon, patrimoine mondial de l’humanité
Niché au confluent du Rhône et de la Saône, à mi-chemin entre Paris et Marseille, la ville de Lyon est un vrai trésor national et même mondial. En effet, Lyon abrite un centre historique classé patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO. Visite guidée de ce centre historique patrimoine de l’humanité.
Les espaces du centre historique de Lyon classés patrimoine mondial de l’humanité
Classé patrimoine mondial au sein de l’UNESCO depuis 1998, le centre historique de Lyon mérite son sacre. Un sacre légitimé d’ailleurs par les touristes qui affluent en masse dans la région pour visiter les 427 hectares de Lyon classés au sein de l’organisme onusien.
En effet, selon l’office national du tourisme, le centre historique de Lyon reçoit en moyenne chaque année plus de 5500000 visiteurs. Mais pourquoi donc tant d’intérêts pour le centre historique lyonnais ? Pour comprendre l’engouement du monde entier pour ces sites historiques, il faut avant tout les connaître en détail ! Les espaces classés du « Vieux Lyon » abritent en fait véritablement des sites d’exception.
La Colline de la Fourvière qui surplombe le centre ville de Lyon
Parmi les espaces classés, on notera en premier la fameuse colline de la Fourvière. La Fourvière doit sa renommée et son sacre certainement grâce à, sa situation géographique. En effet, La Fourvière surplombe le centre de la ville de Lyon à l’Ouest et le quartier niché en son sein. Géographiquement parlant, la Fourvière est en fait une colline qui domine et longe la Saône jusqu’au confluent avec le Rhône. La Fourvière abrite sur ses flancs, du Nord au Sud, plusieurs quartiers dont les plus célèbres sont Saint Irénée, Fourvière, Saint-Just, Loyasse puis à l’extrémité sud Sainte-Foy-lès-Lyon. Les visiteurs du site de la Fourvière auront la chance de s’émerveiller sur le panorama qu’il leur offrira. Du sommet, ils pourront admirer la Saône contournant la colline à son pied, mais également et surtout le quartier du Vieux Lyon que la Fourvière enserre de ses flancs en son centre.
Mais la situation géographique de la Fourvière offrira aussi aux visiteurs de passage une vue grandiose sur les quartiers Est de la ville de Lyon et sur les grandes Alpes. Toutefois, si vous avez l’ambition de visiter et de profiter du panorama imprenable qu’offre la Fourvière, les moins sportifs auront mieux fait de faire pas mal d’exercice avant car le site, bien qu’unique et grandiose, est difficile d’accès. En effet, desservi par très peu de voies, la colline reste tout de même accessible aux visiteurs mais uniquement par des voies très raides ! Sachez cependant que le panorama n’est pas le seul intérêt de la colline de la Fourvière.
Le site a été classé patrimoine de l’humanité en raison de ses richesses archéologiques et religieuses. En effet, la Fourvière est le berceau de la ville de Lyon. Les Romains ont érigé la ville de Lugdunum au sommet de la colline durant la période gallo-romaine. Ayant ainsi fait la renommée de la Gaule romaine (capitale de la Gaule romaine vers 27 avant J.C), la cité de Lugdunum, nichée au sommet de la Fourvière gardera encore des traces 2000ans plus tard de son rayonnement. C’est ainsi qu’aujourd’hui, la colline de la Fourvière, surnommé « la colline qui prie », abrite-t-elle des vestiges archéologiques d’exception tels son théâtre antique, son odéon antique (édifice en gradins destiné dans l’antiquité aux auditions musicales), ou encore un temple dédié à la déesse Cybèle. La Basilique Notre-Dame de Fourvière compte aussi parmi les patrimoines historiques qui contribuèrent au sacre de la Fourvière en tant que patrimoine de l’humanité. Mais des constructions et des ouvrages modernes font également de la Fourvière un site unique. Ainsi en est-il des quatre tunnels qui traversent la colline et qui témoignent de l’ingéniosité et de la ténacité des hommes. Aux côtés de la Fourvière, d’autres sites lyonnais ont également été classés patrimoine mondial de l’humanité au sein de l’UNESCO.
La Croix-Rousse ou la colline qui travaille
Autre colline située dans la ville de Lyon, la Croix-Rousse abrite également une frange du centre historique lyonnais. Surnommée « la colline qui travaille » par opposition à la Fourvière (« la colline qui prie »), la Croix-Rousse tient sa dénomination d’une vielle croix qui fut érigée sur son plateau au XVIème siècle et qui arborait une couleur rouge ocre. Ce haut lieu du centre historique de Lyon tint son surnom « la colline qui travaille » de l’histoire. En effet, la colline abritait autrefois les infrastructures et surtout les hommes qui œuvraient dans l’industrie de la soie. Le quartier de la Croix-Rousse garde aujourd’hui encore des traces vivantes de cette ère grâce à de nombreux vestiges qui font la renommée de la ville et surtout de la Croix-Rousse. Ainsi en est-il de certains édifices et constructions comme les « traboules », ou encore les immeubles construits à l’époque pour abriter les métiers à tisser. Si vous tenez à visiter ce haut lieu historique et culturel lyonnais, apprenez que le quartier est décomposé en deux parties : « les pentes » et le « plateau ». Le long des pentes de la Croix-Rousse, vous aurez le loisir de grimper depuis la place des Terreaux jusqu’au sommet de la colline.
Sur votre itinéraire, vous devrez affronter tout d’abord la « montée de la Grande côte ». Sinon, si vous voulez profiter au maximum du panorama qu’offre la Croix-Rousse sur Lyon, vous n’aurez d’autre choix que de vous engager le long de la « montée des carmélites ». Au départ de cette montée en effet, vous pourrez admirer du « jardin des plantes » la Presqu’île et la colline de la Fourvière. Sur cet itinéraire vous croiserez également un des vestiges archéologiques majeurs lyonnais : l’amphithéâtre antique. Cette partie du quartier de la Croix-Rousse est le berceau de l’une des plus fameuses cultures lyonnaises qui existent depuis le XIXème siècle : la culture canut. Une culture syndicale héritée des canuts, ces ouvriers tisserands qui travaillaient jadis dans l’industrie de la soie. Les canuts accédèrent à la célébrité pendant les années 1830 en ayant été à l’origine de l’une des premières révoltes ouvrières de l’ère industrielle. L’autre face de la Croix-Rousse, le Plateau, abrite des curiosités comme un énorme rocher qui surplombe le Rhône et que les habitants surnomment affectueusement « le gros caillou ». Tous ces éléments du quartier de la Croix-Rousse ont servi à un moment ou à un autre depuis le XIXème siècle de véritable laboratoire social.
Le quartier du Vieux Lyon
Autre partie du centre historique de Lyon : Le Vieux Lyon. Niché au pied de la Fourvière, en bordure de la Saône, le quartier du Vieux Lyon est un véritable vestige du Moyen Age. En témoignent aisément, les différents édifices (la Tour Rose, les traboules, la Cathédrale Saint-Jean…) implantés dans le quartier qui ont été pour la plupart conservés d’une manière originelle depuis leur construction au Moyen Age et durant la période de la Renaissance. Le Vieux Lyon est constitué en tout de trois quartiers. Au centre, le quartier Saint-Jean est le plus touristique de tous avec ses architectures insolites, ses traboules et ses allées hautement propices aux promenades piétonnes. Au nord, le quartier de Saint-Paul est plutôt classé comme étant le quartier lycéen du Vieux Lyon. Au sud enfin, le quartier Saint-Georges a été l’habitat originel des Canuts avant la Croix-Rousse. Le Vieux Lyon a été sacré patrimoine mondial de l’UNESCO grâce à ses vestiges architecturaux médiévaux et de la Renaissance.
Le saviez-vous ?
Lyon fait partie de l’un des espaces les plus vastes jamais classés patrimoine mondial de l’humanité par l’UNESCO avec ses 427 hectares. Ce record, la cité lyonnaise la détient avec la ville de Bordeaux. Lyon est également classé parmi les villes les plus agréables à vivre et les plus propres d’Europe.


