La place des Vosges de Paris
La place des Vosges de Paris se trouve dans le quartier des Marais dans le 3ème et le 4ème arrondissement. Cette place est un lieu de promenade et de fête.
La place des Vosges
Plusieurs architectes dont Clément Métezeau, sont à l’origine de sa conception. Réalisée dans une forme carrée de 108 mètres de côté, elle possède 36 pavillons, ce qui fait 9 pavillons sous chaque arcade pour garder l’unité.
Les immeubles d’habitation qui entourent la place sont également construits de la même façon. Ils ont tous la même architecture et sont construits avec les mêmes matériaux pour garder l’uniformité imposée par l’édit royal. Ces immeubles ont tous deux étages et sont fabriqués avec de la brique rouge à chaînage de pierre de calcaire blanche. Les fenêtres sont faites avec de petits carreaux et les toits sont en ardoise bleue. Les pavillons les plus hauts sont destinés au Roi et à la Reine. Celui du Roi se trouve au centre du côté sud et le pavillon de la Reine est situé juste en face. La famille royale n’a jamais occupé ces lieux mais les a loués à des particuliers de la couronne. Un plan de sauvegarde et de mise en valeur des marais préserve ces bâtiments des modifications qu’exigent certains plans d’urbanisation d’aujourd’hui. Les propriétaires de ces bâtiments doivent consulter l’architecte des bâtiments avant de toucher à quoi que ce soit sur l’esthétique de l’habitation. Au centre de la place des Vosges, nous avons le square de Louis XIII avec ses rangées d’arbres, les quatre fontaines dessinées par Jean Ménager, et la statue équestre de Louis XIII, construite par Jean-Pierre Cortot et Louis Dupaty en 1825 en remplacement de celle qui a été détruite pendant la révolution de 1639. D’illustres personnages comme Madame de Sévigné, Richelieu, Bossuet et Théophile Gautier ont vécu dans ces pavillons. Victor Hugo y vécut de 1832 à 1848. Aujourd’hui, un musée à son nom y est ouvert.
L'histoire de la place
C’est la plus vieille place de la ville de Paris. Le 30 juin 1559, Henri II affronte le capitaine Montgomery à un combat singulier lors de la réception du mariage de sa fille Elizabeth avec Philippe II d’Espagne. Il est grièvement blessé d’un coup de lance à l’œil et les grands médecins et chirurgiens de la couronne dont Ambroise Paré, ne réussissent pas à lui sauver la vie. Le 10 juillet 1559, il meurt dans d’atroces douleurs dans l’hôtel des Tournelles. Catherine de Médicis achète l’hôtel pour le démolir. La place royale qui deviendra plus tard l’actuelle place des Vosges, a été bâtie de 1605 à 1612 sur les emplacements de l’hôtel des Tournelles, sur les ordres d’Henri IV qui trouvait que les Parisiens manquaient cruellement de lieux de promenades et de loisirs. Ce lieu servira de lieu de cérémonies et de fêtes. Son inauguration aura lieu en même temps que les fiançailles de Louis XIII avec Anne d’Autriche. En 1792, elle portera l’appellation de Place des fédérés et en 1793, elle devient Place de l’indivisibilité. Elle sera baptisée Place des Vosges par Napoléon en 1848.
Description des bâtiments
Les hôtels sont répertoriés avec des numéros. Le numéro 6 au deuxième étage de l’hôtel Rohan Guéménée est celui qui a appartenu à Victor Hugo. C’est un appartement de 280 mètres carrés, transformé en musée en 1902. Aujourd’hui, il accueille 160 000 visiteurs par an. Le numéro 1 achevé en 1608 est celui qui a appartenu au Roi, et dans lequel il n’a jamais habité, au grand plaisir de son concierge. En 1850, le poète Juste olivier y habita jusqu’en 1870. L’hôtel numéro 1 bis est celui où est née la marquise de Sévigné. Le numéro 3, hôtel de Simon le Gras de Vaubercey, abrita en 1904 la bibliothèque de l’Union Centrale des Arts décoratifs. Le numéro 5, ou l’hôtel Caillebot de la salle est l’appartement où la mort est venu chercher Jules Cousin, celui qui nous a laissés le musée Carnavalet en héritage. Le numéro 7, c’est l’hôtel Sully, un monument historique. L’hôtel du lieutenant Nicolas Lejay, le numéro 17, avait comme locataire Bossuet de 1678 à 1682. Le numéro 21, est l’hôtel de Robert Aubry. Ce fut le logement du Maréchal de Brézé. Le numéro 25 est la propriété du conseiller d’Etat Pierre Gobelin du Quesnoy. Ce dernier, souffrant d’une déception amoureuse d'avec mademoiselle de Tonnay-Charente, future madame Montespan, mit le feu son pavillon.
Le saviez-vous ?
Napoléon donna ce nom à la place pour gratifier la situation des Vosges qui est le premier département à s’acquitter des contributions à l’Etat sous la Révolution Française.
Article rédigé par Ludivine pour Bloc.com - Publié le 28/04/2008



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