L’Arc de Triomphe, autel de la patrie
En haut des Champs Elysées, dans l’axe du Louvre et de l’arche de la Défense se dresse magistralement l’Arc de Triomphe, symbole de la patrie et de la République Française. Il est indéniablement l’une des empreintes de Paris.
Sa construction
En 1806, après la bataille d’Austerlitz, Napoléon I souhaite édifier un monument à la gloire de son armée et de ses victoires. Ce dernier qui se présente en digne héritier de l’Empire Romain, décide la construction d’un arc de triomphe grandiose. Il fait appel aux architectes Jean Arnaud Raymond et Jean François Chalgrin.. Durant la Restauration, le chantier est abandonné puis repris sous Louis Philippe de 1832 à 1836. L’Arc de triomphe est finalement inauguré le 29 juillet 1836, sans le roi qui venant de d’échapper à une tentative d’assassinat, craint pour sa sécurité. Le monument impressionne par ses dimensions : 50m de haut et 45 m de large. Il marque le centre de la Place de l’Etoile achevée sous Napoléon III avec son tracé aux douze avenues rayonnantes. La place prend le nom de Place Charles de Gaulle après la mort de celui-ci en 1970.
L’Arc de Triomphe fut le témoin d’événements majeurs de notre histoire : Le retour des cendres de Napoléon en 1840, les funérailles de Victor Hugo, le défilé de la victoire après la première guerre mondiale, celui de 1944 à la libération de Paris. En 1923 est inhumé le soldat inconnu, symbole fort des ravages engendrés par la première guerre mondiale. Sur le dessus de la tombe se dresse une flamme éternelle, ravivée tous les soirs à 18 heures 30 par des associations d’anciens combattants. Le 14 juin 1940 lorsque l’armée Allemande entre et défile devant l’Arc de Triomphe,le cérémonial de la flamme a quand même lieu.
Son décor
L’Arc de Triomphe est décoré sur toutes ses faces de sculptures grandioses. Le décor imaginé par Napoléon se devait de glorifier l’Empire victorieux. Mais le programme iconographique mis en place en 1833 modifie son souhait et va célébrer les armées de l’Empire et de la Révolution.
Sur les piédestaux 4 hauts reliefs allégoriques interpellent le spectateur. Ils représentent « La Marseillaise » par Rude, « Le triomphe » par Cortot en 1810, « La Résistance » en 1814 et « La paix » en 1815 par Etex. Six bas reliefs sur les quatre faces retracent les grands événements de l’Empire et de la Révolution : L’enterrement du général Marceau, la bataille d’Aboukir, La bataille de Jemmapes en 1792, le passage du pont d’Arcole en 1796, la prise d’Alexandrie en 1798, la bataille d’Austerlitz en 1805. Une frise de 137 m de long fait le tour du monument et évoque le départ et le retour des troupes des armées françaises. L’attique est orné de 30 boucliers gravés du nom des batailles de la Révolution et de l’empire. Enfin, sur les faces internes des piliers des arcades sont énoncées les batailles et les grandes personnalités de ces périodes.
L’Arc de triomphe magnifique réussite architecturale marque le visiteur autant par sa puissance que par son impressionnant décor. Il illustre parfaitement les ambitions et la très grande fierté portée à la patrie par ses commanditaires.
Le saviez-vous ?
Lors du défilé de 1944 qui marqua la libération de Paris, les aviateurs furent malencontreusement oubliés. Ceux-ci décidèrent de marquer cet affront et le 9 août 1944, Charles Godefroy passa sous l’arche avec son biplane « Newport ».




