Chemins de Saint Jacques de Compostelle, aventure spirituelle et sportive
Depuis le Moyen Age, des milliers de pèlerins cheminent à travers l’Europe, traversent la France, pour atteindre l’un des plus importants lieux de pèlerinage catholiques : Saint Jacques de Compostelle, en Espagne. Aujourd’hui encore, les chemins sont parcourus chaque année par des centaines de chrétiens à pied, à cheval, à vélo, venus de tous les pays mais aussi par des marcheurs en quête d’un exploit sportif, ou plus simplement d’une randonnée inoubliable.
Les quatre chemins principaux démarrent de Paris, de Vézelay, du Puy et d’Arles. Des routes venues de toute l’Europe convergent vers ces points de rassemblement : ainsi se dessinent jusqu’à Paris des routes naissants à Caen, Boulogne, Tournai, au Mont Saint Michel, en Grande Bretagne, tandis que les chemins italiens aboutissent à Arles.
Les routes de Paris, Vézelay et du Puy se rejoignent à Ostabat, et retrouvent la route d’Arles à Puente la Reina, en Espagne, pour continuer jusqu’à Saint Jacques, au Nord Est de l’Espagne, en Galice. En Espagne, le chemin principal a été baptisé « camino francés ». C’est dans la cathédrale de Saint Jacques que se trouve la crypte dans laquelle repose l’apôtre Saint Jacques. On estime à cinq mille kilomètres la longueur de ce réseau de la foi. La distance séparant Paris de Saint Jacques de Compostelle est de deux mille kilomètres, une distance que les bons marcheurs parcourent en six semaines. La pleine saison du pèlerinage s’étend d’avril à octobre.
Une randonnée d’exception
Ces chemins séculaires traversent des paysages extraordinaires, de nombreux agences de voyages proposent des randonnées suivant un tronçon de l’itinéraire. Ces randonnées sont l’occasion de faire des rencontres inoubliables. Le soir randonneurs et pèlerins se retrouvent dans les hébergements pour des moments de grande convivialité, dans une ambiance toute à fait singulière.
L’hébergement le long du chemin
Le chemin est jalonné de gîtes privés ou publics, dans lesquels les marcheurs peuvent faire étape. Les pèlerins possèdent un document qui leur permet d’être logés dans les refuges et monastères : la credential, document qui s’il a été dûment tamponné dans les églises, refuges, offices de tourisme balisant le parcours, leur permet d’obtenir à Saint Jacques « la compostela », un document rédigé en latin qui témoigne du pèlerinage. Chapelles, églises, cathédrales, calvaires, statues portent le long du chemin le même signe distinctif : la coquille Saint Jacques.
Des monuments inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco
Les chemins de Compostelle sont jalonnés d’églises et d’hôpitaux destinés à accueillir les pèlerins. Une soixantaine d’édifices remarquables sont inscrits au patrimoine mondial de l’Unesco. Parmi ces bâtiments splendides : la cathédrale Notre Dame du Puy en Velay, l’abbaye de Conques, la basilique Saint Sernin à Toulouse, le fabuleux cloître de l’Abbaye Saint Pierre à Moissac.
Au bout des chemins, une ville extraordinaire
Saint Jacques est l’un des plus importants lieux de pèlerinages pour la foi chrétienne, comme l’attestent la présence de magnifiques édifices religieux. C’est également une ville tournée vers la mer, et l’on pourra goûter dans l’un des nombreux restaurants de la ville les fameuses coquilles Saint Jacques !
Le saviez-vous ?
Une année jacquaire est une année durant laquelle, comme en 2004, le 25 juillet, jour de la Saint Jacques, tombe un dimanche : l’année est alors considérée comme une année sainte.

