Royal Botanic Gardens, Kew
Des jardins classés au patrimoine mondial de l'Unesco Au sud-ouest de Londres, dans un méandre de la Tamise, se nichent cent vingt et un hectares spectaculairement travaillés : Royal Botanic Kew Gardens. La renommée de ces jardins est due aux efforts conjoints de collectionneurs passionnés, de scientifiques visionnaires, d'architectes paysagistes et de jardiniers talentueux.
L'histoire de cet espace, autrefois couverts de grands champs, ne commence véritablement qu'au XVIIème siècle, lorsque les terrains rejoignent le patrimoine de la famille Capel.
Ces passionnés de botanique et de jardinage vont constituer l'ancêtre du jardin botanique actuel : leur maison, flanquée de petits jardins, plantés de plantes exotiques, est déjà un objet d'admiration et de curiosité. Mais c'est une princesse, Augusta, qui, au XVIIIème siècle, va donner aux jardins une dimension plus scientifique, avec l'ambition fantastique de rassembler en un même lieu toutes les plantes connues sur terre.
Les collections
Une journée ne suffit pas pour visiter l'ensemble des jardins de Kew qui rassemblent de grands espaces un peu sauvages, de petites parcelles minutieusement travaillées, des espaces rassemblant des collections thématiques, des serres. Plantes carnivores, cactus, fougères, herbes, bambous : il s'agit sans doute de la collection vivante la plus diverse et la plus importante au monde.
Le site est divisé en huit grands secteurs. On pénètre dans les jardins par leur partie la plus ancienne, un espace mixte parcouru de petites allées. L'orangeraie est la plus importante serre du parc. Un peu plus loin, la maison de la glace retrace l'histoire du froid. Le Princess of Wales Conservatory se trouve dans le secteur nord : il s'agit d'une serre d'une grand complexité puisqu'elle reproduit dix climats différents, des plus arides aux plus humides. Le Musée numéro 1 se situe dans la Palm House Zone. Son objectif est de démontrer l'étroite dépendance qui existe entre l'homme et les plantes. On retrouve les influences chinoises à la mode dans les jardins anglais du XVIIIème siècle dans la Pagoda Vista Zone. La nurserie tropicale est installée dans la Riverside Zone : c'est dans cette serre de six mille cinq cent mètres carrés que sont bichonnées les tous jeunes plants. Une partie de la nurserie est réservée aux plantes en quarantaine, des plantes importées susceptibles d'être porteuses de parasites ou de maladies étrangères.
L'idéal est visiter le jardin à des saisons différentes : au printemps, les jardins sont plantés de millions de bulbes, jonquilles, narcisses, crocus,... En été, le jardin des lilas est d'une beauté saisissante. L'automne est sans doute la saison la plus poétique, les jardins prennent des couleurs spectaculaires. Enfin, et contrairement à ce que l'on pourrait penser, les jardins de Kew sont aussi fascinants en hiver, la variété des plantes fleurissant alors est surprenante.
L'herbarium de Kew
Construit en 1877, le bâtiment rassemble une collection de plantes séchées unique au monde : sept millions de plantes, collectées par plusieurs passionnés ayant fait don de leurs herbiers, parmi lesquels des personnages illustres comme Charles Darwin ou Jonathan Livingstone. La collection est en perpétuelle évolution et s'enrichit chaque année de trente mille nouveaux spécimens.
Le saviez vous ?
Des arbres qui parlent... Le jardin botanique a mis en place un service tout à fait original : vous pouvez, de votre portable, demander à parler à un arbre ! Ces arbres, choisis parmi tous pour leur spécificité, portent un numéro de téléphone : on peut alors écouter leur histoire, résumée en quelques minutes.



