L’Ile de Pâques
L’Ile de Pâques est un des lieux les plus magiques au monde. Perdue dans l’immensité du Pacifique, l’île aux moaï est secrète et pleine de beauté. Bercée par la quiétude de ses habitants et des découvertes d’un autre temps, l’Ile de Pâques est une destination pleine de charme, de calme et de volupté.
A environ 4000 km du Chili et à 4 000 km de Tahiti, l’Ile de Pâques fait partie de beautés que nous offre la nature. Sa culture et son histoire faites de légendes, de tribus adverses et de moaï sont des plus passionnantes. L’Ile de Pâques semble sortir de nul part. Possession du Chili depuis 1888, la culture polynésienne y est très présente. Voyage au cœur d’une île oubliée.
Une Histoire malheureuse
Située à la pointe du triangle polynésien, l’Ile de Pâques ou Rapa Nui (qui signifie en langue maohi « la grande lointaine ») est loin des grandes plages de sable blanc que l’on trouve en Polynésie. On ne vient pas ici pour la carte postale. A Rapa Nui on découvre en quelque sorte un nouveau monde, fort en émotions et en mystères.
L’Ile de Pâques ne fait que 166 km2 et pourtant cette terre aride cache de nombreux trésors. Encore très marqués par la culture polynésienne, les habitants parlent espagnol et rapanui (langue polynésienne) sans sourciller. On sent que la vie n’y est pas des plus facile et qu’autrefois, les habitants ont lutter pour rester sur leur Terre. Peuplée de plusieurs milliers d’habitants (voir jusqu’à 10 000 au 17ème siècle), la population est descendue à 111 personnes après de nombreuses épidémies, des déportations (vers le Pérou) et des vagues d’esclavagisme en 1877.
Les Moaï
Les Moaï sont de grandes statues de pierres pouvant peser jusqu’à 74 tonnes. On n’en trouve pas loin de 900 sur l’île. Dressés tout le long de la côte, dos à la mer, ils trônent mystérieusement comme si ils protégeaient l’île. Aujourd’hui en pleine réhabilitation, on trouve de nombreux sites où les moaï ont été redressé.
Tous les moaï proviendraient de la même carrière, celle de Rano Raraku où ils ont été taillés dans la roche volcanique de ce volcan sur les versants extérieurs et intérieurs. On compte aujourd’hui près de 400 moai à diverses étapes d'élaboration restés dans la carrière.
Les Moaï représentent les chefs des tribus, qui autrefois faisaient sculpter à leur effigie une statue de pierre, afin de toujours protéger les habitants. Dressés fièrement sur des ahu (plateforme de pierres), des yeux en corail blanc leur étaient même parfois ajoutés une fois érigé sur le ahu, afin que le Moaï puisse transmettre aux habitants le mana de leur chef défunt. On retrouve aussi des sortes de chapeaux sculptés en scorie rouge (le pukao) qui coiffaient certains Moaï (certains explorateurs disent qu’ils représentent des cheveux). Objet d’un culte fervent, les Moaï font toujours l’objet de recherches, car il règne autour de ses énigmatiques statues de pierre, de grands secrets.
Le site le plus impressionnant, de part le nombre de moaï qu’il comporte, est le site de Hu Tongariki qui avec ses 15 statues, est la plus grande plateforme de l'île. En ruines depuis le tsunami de 1960, la restauration a commencé en 1993 grâce au financement d'une entreprise de grues japonaise. La restauration a donné des résultats spectaculaires.
Depuis 1995, le patrimoine exceptionnel de l’île est protégé et inscrit au Patrimoine mondial de l'Humanité par l'UNESCO. Des parcs ou réserves naturelles, parfois surveillés, enserrent les zones des vestiges.
Le Rongorongo
Le Rongorongo est le nom donné à un système de signes gravés sur bois qui pourraient constituer une écriture. Découvertes sur l'Ile de Pâques en 1864, par le frère Eugène Eyraud, ces inscriptions restent toujours un mystère (d’autant plus que la culture polynésienne est de tradition orale). Seules deux certitudes émergent de leur étude, le sens de lecture et la présence sur la tablette, de deux lignes représentant un calendrier lunaire. Même si Steven Fischer en aurait fait une traduction partielle (ce qui est contesté par des linguistes spécialistes de la langue austronésienne), ces plaquettes de bois et leurs symboles sont encore aujourd’hui indéchiffrables.
Le Festival Tapati
Depuis 1975, la Tapati réunit les habitants et de nombreux touristes autour de la culture Rapa Nui. Pendant deux semaines (au début du mois de février), chacun peut admirer les différentes manifestations culturelles : danses, chants, musique (très proches de ce que l’on entend aussi en Polynésie, sauf qu’ici le maquillage est généralement blanc ou en couleur et que les costumes sont agrémentés de plumes), sculpture sur pierre et bois, artisanat sur Mahute (tapa), tatouages, Takona (peintures corporelles), Kai Kai (dessins de cordes entrelacées), Umu (cuisine dans la terre) et sports traditionnels : Haka pei (glissade sur troncs de bananier), Tau'a (triathlon : nager, ramer dans le lac du volcan Rano Raraku et courir autour du lac avec 30kg de bananes sur les épaules).
Les gagnants de chaque épreuve donnent leurs points à une des deux reines en compétition. Le couronnement de la reine de la Tapati clôture le festival. C'est inoubliable de participer à une culture traditionnelle bien vivante, dans un des lieux les plus extraordinaires du monde.
Le saviez-vous ?
Depuis que dans les années 1970 la NASA a procédé à l'agrandissement de l'aérodrome de Mataveri, créant ainsi un terrain d'atterrissage d'urgence pour les navettes spatiales, les gros porteurs peuvent désormais atterrir sur cet aéroport, qui est le plus isolé du monde.
Article rédigé par M Le Coultre pour Bloc.com - Publié le 07/04/2009




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lilili - 22/04/2009
c'est bien mais on peut pas imprimer les photo
... ou venez discutez, échangez, partagez sur le forum
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