Haïti
Haïti occupe le tiers d’une île qui se trouve au large des côtes d’Amérique Centrale, dans la mer des Caraïbes, à l’entrée du golfe du Mexique. La partie orientale de l’île est le territoire de la République dominicaine.
Le relief de l’île est particulièrement accidenté, les plaines n’occupent que vingt pour cent de la superficie de l’état : les paysages sont avant tout des paysages montagneux, le massif le plus élevé du pays culmine à deux mille six cent quatre vingt mètres. Le climat d’Haïti est marqué par la douceur des alizés, qui atténuent son caractère tropical, mais cette tendance climatiques générale se décline en plusieurs microclimats, selon que l’on se trouve en altitude (où le froid peut être intense), en plaine (où la chaleur règne tout au long de l’année), ou sur le littoral. L’année est rythmée par deux saisons : la saison des pluies, la saison sèche. L’île est sur le chemin des gros cyclones tropicaux qui y occasionnent régulièrement d’énormes dégâts.
Une nature généreuse
Au long des mille sept cent kilomètres de littoral alternent les petits ports de pêcheurs et les plages de sable blanc. Les fonds marins très riches permettent des sessions de plongée extraordinaires. Dans les montagnes, de multiples objectifs pour les randonnées : cascades, grottes, forêts luxuriantes, petits villages traditionnels isolés, où il est préférable de se rendre accompagné d’un guide.
Le parc national de « La Visite » est l’habitat privilégié d’une faune est d’une flore riches de nombreuses espèces : oiseaux, amphibiens, reptiles, papillons, une sublime forêt de pins et plus de trois cent espèces végétales. Les marcheurs peuvent être accueillis, à deux mille mètres d’altitude, dans l’auberge qui leur est réservée.
Une histoire complexe
Après sa découverte par Christophe Colomb, l’île reste longtemps la seule propriété des espagnols, qui asservissent les autochtones. A la fin du XVIIème siècle, français et espagnols se partagent le territoire. La Révolution française a pour conséquence l’abolition de l’esclavage en 1793. Toussaint Louverture sera un des leaders de la révolution haïtienne. De son histoire mouvementée, Haïti garde de nombreux monuments, témoignant de la période coloniale, comme l’ensemble Palais Sans-Souci, citadelle Laferrière et bâtiments des Ramiers classé au patrimoine mondial de l’Unesco. Ces édifices sont symboliques parce qu’ils ont été les premiers construits par les esclaves après leur affranchissement. Port-au-Prince est une ville bouillonnante, dans laquelle il est préférable de circuler accompagné, si on le souhaite en empruntant l’un des fameux Tap Tap. A voir la cathédrale Sainte trinité ou encore le Musée d’Art Haïtien.
L’artisanat haïtien est très riche, on peut notamment faire l’acquisition de superbes drapeaux, les vévés vaudous utilisés pendant les rituels, qui protègent celui qui les possède. La peinture est le moyen d’expression préféré des haïtiens, on trouve des tableaux à vendre dans toutes les ruelles de Port-au-Prince. La gastronomie haïtienne est savoureuse et surprenante : c’est une cuisine créole mêlant épices, piment, rhum, sucre. On peut acheter sur les marchés de nombreux fruits : pamplemousses, goyaves, bananes.
Le saviez-vous ?
L’île que se partagent Haïti et la République Dominicaine s’appelait autrefois Hispaniola : lorsque Christophe Colomb la découvre au XVème siècle, il lui trouve des ressemblances avec l’Espagne, et la baptise donc Espagnola, qui deviendra ensuite Hispaniola.


