La Jamaïque, la douceur des tropiques
Dans la mer des Caraïbes, au sud de Cuba, s’étendent les dix mille neuf cent quatre vingt onze kilomètres carrés de l’île de la Jamaïque. Elle est de par sa taille la troisième île des Caraïbes, après Cuba et l’île d’Haïti – République dominicaine.
C’est une île tout en longueur, orientée Est, Ouest, en grande partie montagneuse. Plusieurs massifs s’alignent sur le territoire : les Monts Dry Harbour au centre, avec le Mount Denham qui culmine à 986 mètres, les Montagnes bleues à l’Est, avec le Blue Mountain Peak qui atteint les deux mille deux cent cinquante six mètres.
Les cinq plaines principales sont largement exploitées par l’agriculture (on peut d’ailleurs visiter les impressionnantes plantations de canne à sucre, de bananes ou de café). Le pays est sous le régime d’un climat tropical, adoucit par la présence des alizés : les températures sont agréables tout au long de l’année, avec une moyenne de vingt sept degrés, mais elles peuvent être négatives dans les zones montagneuses. De mai à octobre, la saison des pluies est aussi la saison des ouragans et des typhons qui sont régulièrement très destructeurs. La partie nord de l’île est plus arrosée que sa partie méridionale. La capitale de l’île est Kingston, qui se trouve au sud de la Jamaïque.
Des paysages époustouflants
Les plages sont parmi les plus belles du monde, l’eau y est d’un bleu turquoise. L’île est riche en cascades, grottes, forêts luxuriantes, sources. Plus de cent vingt rivières dévalent les massifs pour rejoindre l’océan. Plusieurs sources ont des propriétés thérapeutiques reconnues. L’endroit est un véritable sanctuaire animalier : plus de 250 espèces d’oiseaux peuplent l’île, dont 27 que l’on ne trouve nulle part ailleurs. C’est en Jamaïque que vit le plus grand papillon de l’hémisphère nord, le Papilio Homerus, un papillon spectaculaire qui mesure jusqu’à vingt centimètres. La forêt tropicale est l’habitat privilégié de centaines de grenouilles, serpents, escargots, chauve-souris, lézards.
Un creuset culturel
L’île, anglophone, a accueilli pendant des siècles des immigrants venus (de gré ou de force !) du monde entier : européens, asiatiques, africains, amérindiens, indiens. Chaque civilisation a enrichi la culture jamaïcaine de ses propres traditions et savoirs- faire. La richesse actuelle est issue de ce brassage historique, un mélange unique, que l’on retrouve partout dans la culture, de la musique, à la peinture, à la gastronomie. Autre particularité : la danse, qui fait partie intégrante de la vie quotidienne. L’héritage architectural colonial est partout, dans toutes les villes de la Jamaïque.
Port Royal, capitale de la piraterie
Du XVème au XVIIIème siècle, Port Royal était l’étape incontournable de tous les pirates et boucaniers des mers. Depuis cette époque, les noms de pirates célèbres comme Sir Henry Morgan ou Rackham le Rouge sont liés pour toujours à Haïti. En 1650, le gouverneur d’Haïti, inquiet d’une possible invasion des hollandais, invite les boucaniers, installés dans différentes îles des Caraïbes, à venir s’installer à Port Royal. La ville devient capitale de tous les trafics, et s’enrichit en quelques dizaines d’années. C’est une des villes les plus prospères du monde jusqu’à ce qu’un terrible tremblement de terre la détruise, en 1692, mettant fin à l’âge d’or de la piraterie.
Le saviez-vous ?
Le reggae est né en Jamaïque, c’est la musique populaire jamaïcaine. Il est partout, des sonos des voitures aux amplis que l’on trouve à tous les coins de rue.




