L’astronome, scrutateur silencieux des cieux
Depuis des temps immémoriaux, l’être humain a toujours redouté que les cieux ne lui tombent sur la tête ! Cette crainte et en même temps mélangée à une fascination causée par le spectacle des cieux étoilés ont poussé l’Homme à se demander : qu’y a-t-il au juste dans l’espace ? Comment celui-ci est-il organisé ? De quelle manière tout a commencé ? La réponse à ces questions doit être apportée par le spécialiste des cieux : l’astronome.
Caractéristiques du métier d’astronome
Il y a des siècles, les hommes croyaient que l’univers était seulement constitué des quelques milliers d’étoiles visibles à l’œil nu. Mais aujourd’hui, grâce aux puissants instruments qui permettent de scruter le ciel, on sait qu’il y en a plus, beaucoup plus. En fait, ce que les savants ont observé est extraordinairement plus impressionnant que tout ce qu’on avait pu imaginer. L’esprit humain est émerveillé par l’immensité et la complexité de l’univers.
Au XIXème siècle, les astronomes qui scrutaient le ciel avec les premiers télescopes remarquèrent des formations floues, comparables à des nuages. Ils supposèrent qu’il s’agissait de nuages de gaz pas trop éloignés de la planète terre. Mais dans les années 1920, quand on commença à utiliser des télescopes plus grands et plus puissants, on s’aperçut que ces « gaz » étaient en réalité quelque chose de beaucoup plus vaste aux dimensions extraordinaires : des galaxies.
C’est dans cette optique que l’on peut dire que l’astronome est le scientifique qui étudie la position, les mouvements, la structure et l’évolution des corps célestes. Etymologiquement, l’astronomie provient des termes grec « astron » qui signifie astre et « nomos » qui signifie loi. En d’autres termes, on peut dire que l’astronomie serait la science qui étudie les lois célestes et les lois naturelles de l’univers. Ainsi, il ne fait aucun doute que l’astronome peut être considéré comme un chercheur qui tente inlassablement de percer les mystères des cieux.
Comment devenir astronome ?
Premier critère indispensable pour pouvoir prétendre postuler à un poste d’astronome, il faut avoir suivi un cursus scientifique de base, dès le baccalauréat et jusqu’à l’université. Si vous optez pour la voie généraliste à l’université, alors apprenez qu’il est impératif que vous ayez obtenu une Licence doublée d’un Master, mais si les grandes écoles vous séduisent beaucoup plus, le diplôme minimum requis est un Master professionnalisant en Recherche. Notez au passage que les universités prodiguant des formations généralistes en astrophysique sont tout autant appréciées pour leurs formations polyvalentes, d’autant plus que des Master spécialisés dans les différentes disciplines de l’astrophysique sont disponibles, pour autant que vous sachiez exactement le type de recherche que vous souhaitez effectuer.
Afin que vous ayez une petite idée de ce que représentent les Master 2 Recherche (ex-DEA) prodigués par les grandes écoles, en voici quelques-uns, parmi les plus prisés : le Master « Sciences de l’univers » est disponible à Toulouse par exemple… Mais si vous décidez de continuer jusqu’au niveau doctoral, sachez qu’il y a par exemple l’ « Ecole Doctorale en Astronomie et Astrophysique d’Ile de France » qui est incontournable.
L’astronome et les travaux de recherche
Si vous tenez absolument à devenir coûte que coûte astronome, vous devriez avant tout connaître un tant soit peu ce qu’implique le profil d’un astronome. En effet, c’est loin d’être un travail de tout repos car sachez que l’image de l’astrophysicien qui passe son temps à scruter les cieux à l’aide de télescopes est loin de correspondre totalement à la réalité, la plupart des travaux de recherche en amont s’effectuant devant des ordinateurs, afin de concrétiser les théorèmes.
A un niveau doctoral, vous pourrez alors prétendre à des titres tels que maître de conférences, chargé de recherches au CNRS… Sachez par ailleurs que pour des travaux de recherche approfondie, il vous faudra obtenir les fonds nécessaires à leur financement, et pour cela vous devrez défendre votre projet devant des comités nationaux.
Egalement appelé « astrophysicien », l’astronome se doit de croire en sa vocation, étant donné que l’aspect matériel de son métier le rebuterait inexorablement. Certes, en effet, un astronome est généralement sous-rémunéré par rapport aux innombrables années d’étude qu’il a dû effectuer. Par exemple, à un niveau d’études doctorales, l’astrophysicien gagne encore 1,5 à 3 fois moins qu’un ingénieur détenant un Master. Mais si vous avez la foi en votre vocation, vous surmonterez cet obstacle financier.
Le saviez-vous ?
Il ne faudrait pas faire la confusion entre les métiers d’astronome et astronaute. En effet, l’astronome est un scientifique qui cherche à comprendre la dynamique des corps célestes, tandis que l’astronaute ou spationaute désigne tout occupant d’un vaisseau spatial.


