Le journaliste
Depuis toujours, l’Homme a été tout le temps curieux de connaître toutes les informations sur tout ce qui se passe autour de lui. C’est sans doute à cause de ce besoin millénaire de connaître les nouvelles et les évènemnets vécus dans le monde en tout instant qu’est né le métier de journaliste. Aujourd’hui, cette activité s’est institutionnalisée et se pratique sous diverses formes selon le poste et la fonction du journaliste. De nos jours, on dénomme les journalistes comme les tenants du 4e pouvoir.
Le rôle du journaliste
Le journaliste est donc un professionnel de l’information dont la tâche principale va consister à la collecte d’informations sur un ou plusieurs évènements de l’actualité. Une fois les informations réunies, le journaliste va s’évertuer à les rendre accessibles à l’audience. C’est dans cette manière de transmettre l’information que l’on va pouvoir distinguer les différentes catégories de journalistes.
En effet selon les supports utilisés, on va avoir affaire respectivement à la presse écrite, à la presse audio-visuelle, et plus récemment, à la presse internet qui diffuse la « e-information » en temps réel et en permanence.
La profession en elle-même distingue encore plusieurs types de journalistes selon les fonctions occupées par les professionnels dans la « chaîne de l’information ». Ainsi, on aura affaire au « rédacteur » lorsque le professionnel en question est chargé de rédiger les articles de presse destinés à la parution des articles dans les journaux ou les revues. Le « reporter » quant à lui, est un professionnel dont la tâche est de récolter sur le terrain l’information, c'est-à-dire le matériau nécessaire pour informer en temps voulu le public. Le « chroniqueur », lui, est un journaliste dont le champ de compétence est circonscrit dans un domaine particulier (politique, cinéma, faits divers…) ; tandis que « l’éditorialiste » est chargé de rapporter dans les grandes lignes la position du journal ou la sienne dans ses colonnes.
Pour effectuer son métier dans les règles, le journaliste doit avoir à sa disposition des informations directement récoltées auprès de spécialistes ou de témoins ou d’autres sources en rapport direct avec les évènements à rapporter. Ces informations devront en principe faire l’objet de recoupement si possible avant d’être publiées.
Dans cette grande chaîne de l’information, d’autres professionnels vont apporter leur contribution à la bonne transmission de l’information. Il s’agit entre autres des « secrétaires de rédaction », des « éditeurs », des « Photographes », des « directeurs artistiques », ou encore des « documentalistes »… Ces divers intervenants, bien que ne prenant pas part à proprement parler dans l’écriture et la diffusion des articles de presse, sont tout de même considérés comme des journalistes au sens juridique du terme et se voient donc appliquer également le statut des journalistes « standard ».
Le profil du journaliste
La plupart du temps et notamment en ce qui concerne la France, aucun diplôme particulier n’est exigé pour accéder à la profession de journaliste en raison des dispositions constitutionnelles relatives à la liberté d’expression et à la liberté de la presse. Néanmoins, il faut tout de même savoir qu’en général un BAC+2 accompagné de bonnes références en stage vous seront nécessaires si cette profession vous intéresse et vous passionne. Ces profils sont exigés par la Convention Nationale de Travail des Journalistes. Parmi les formations les plus côtées dans le milieu journalistique, on peut en citer une douzaine dispensées auprès d’écoles et autres instituts de journalisme et de l’information. Ainsi, les intéressés pourront par exemple suivre des formations auprès du « Centre de Formation des Journalistes » (CFJ) de Paris; ou à l’Ecole des Hautes Etudes en Sciences de l’Information et de la Communication à l’université de Paris IV; ou à l’Institut de la Communication et des Médias (ICM); à l’université de Grenoble III ou encore à l’ESJ (Ecole Supérieure de Journalisme) de Paris. Les personnes ayant suivi des formations en journalisme auprès de ces institutions bénéficieront d’une réduction de moitié de la durée de stage obligatoire de deux ans indispensables pour obtenir le statut définitif de journaliste titulaire.
Par ailleurs, actuellement, un nouveau genre de journaliste a fait son apparition avec l’avènement des TIC. Cette catégorie de journalistes est spécialisée dans la navigation internet et a la tâche de rédiger des articles souvent spécialisés dans un laps de temps très court sur le web pour le compte des « grosses boîtes » d’édition spécialisées dans divers domaines comme le sport, le divertissement ou la politique. Le profil de ce nouveau genre de journaliste exige de solides compétences dans le domaine de l’internet en plus des compétences journalistiques de base.
Le journaliste et la société contemporaine
Aujourd’hui, le journaliste est devenu un élément incontournable dans la vie sociale. Se faisant l’écho du bouillonnement de la société, il a accédé depuis peu au statut officieux de 4è pouvoir, notamment dans le monde occidental. De plus, messager de l’information et donc par conséquent de la liberté, le métier de journaliste est un métier à responsabilité qui effraie bien souvent certains esprits étriqués !
Mais la profession a aussi ses revers qui rejaillissent souvent sur l’ensemble du corps de métier d’une manière négative. Ce côté négatif du journalisme met au jour les basses aspirations de l’être humain comme le voyeurisme. Les journaux à sensation en sont un parfait exemple.
Néanmoins, qu’on soit pour ou contre ce genre de journalisme, une chose est sûre, les médias, à l’heure actuelle, ont cessé de jouer leur rôle de collecteurs de l’information pour lui substituer un rôle de « faiseurs d’informations », rôle qui à terme pourrait faire oublier au journaliste de base que sa principale tâche est d’être coûte que coûte le gardien de la pluralité d’opinions et donc de la liberté d'expression !
Le saviez-vous ?
En 2007, 37 000 personnes ont été répertoriées en France comme détenant le statut de journaliste. Elles étaient toutes en effet en possession de la carte professionnelle de journaliste.



