Le congé paternité : les jeunes papas unanimes !
Depuis le 1e janvier 2002, un salarié, père d'un enfant venant de naître, peut demander à bénéficier d'un congé paternité indemnisé d'une durée de 11 à 18 jours calendaires, durant lesquels son contrat de travail est suspendu.
Depuis le 1e janvier 2002, les jeunes papas peuvent prétendre à la naissance d’un enfant au congé paternité. Ce congé est pris en charge par l’assurance maladie (au même titre que le congé maternité). Pendant cette période réservée à la famille, les salariés du privé ne sont plus rémunérés mais touchent des indemnités.
Le congé paternité est accordé pour 11 jours calendaires consécutifs au plus, y compris samedis et dimanches et non fractionnable. Ces 11 jours s’ajoutent aux 3 jours déjà accordés au père pour une naissance. Au total, le père peut donc disposer de 14 jours. En cas de naissances multiples, le congé passe à 18 jours. Le congé de paternité doit être pris dans le délai de 4 mois à compter de la naissance de l'enfant. L’employeur ne peut refuser le congé paternité à un salarié mais il doit en être informé 1 mois à l’avance. Ce congé paternité s’applique à l’ensemble des salariés, travailleurs indépendants, travailleurs agricoles, fonctionnaires. Les pères demandeurs d'emploi ou stagiaires de la formation professionnelle peuvent également en bénéficier, au même titre que les pères salariés. Si la date réelle de l'accouchement diffère de celle prévue, le congé peut être décalé avec l'accord de l'employeur.
Les papas fonctionnaires en première ligne
Selon l’étude publiée par le ministère de l’emploi en novembre 2005, 68 % des salariés du privé choisissent de prendre ces congés. Les fonctionnaires sont quant à eux plus nombreux à en profiter (87 %) principalement du fait qu’ils conservent la totalité de leur salaire. Au total dans les trois principaux régimes de sécurité sociale, 369 000 pères ont pris un congé de paternité en 2004 pour une durée moyenne de 10,8 jours. Rapporté aux 764 000 naissances en 2004, le taux de prise du congé est d'environ 48 % dans le privé. A cela s'ajoutent les fonctionnaires, qui relèvent d'un autre régime, ce qui fait monter le taux de recours au congé paternité à 66% pour l'ensemble des pères. La mesure séduit en premier lieu les pères les plus jeunes (71 % des 25-34 ans, contre 58 % des 35 ans et plus) et les salariés dont les revenus sont de niveau intermédiaire. Les indépendants (agriculteurs, artisans et commerçants), ainsi que les cadres et professions libérales sont moins intéressés par ce congé (difficulté à se faire remplacer, charges professionnelles trop lourdes). Les pères en situation professionnelle instable ou peu payée prennent également moins fréquemment ce congé.
Entre intendance et plaisir
Selon le ministère du travail, les pères qui ont eu recours au congé paternité ont des motivations diverses selon que l'enfant est le premier ou qu'il est le petit dernier d'une fratrie. Ainsi, pour 85 % des pères d’un premier né, la motivation principale est de passer du temps avec leur bébé (contre 41 % dans une famille de quatre enfants). Par contre, plus la famille est nombreuse, plus la nécessité de s'occuper des autres enfants est évoquée. C'est le père qui doit gérer l'intendance ! Ainsi, la moitié des pères avancent cet argument au second enfant et sept pères sur dix lorsqu'il s'agit du quatrième ou plus.
Le saviez-vous ?
La loi instaurant le congé de paternité a également amélioré le régime du congé d’adoption, la durée maximale de celui-ci se trouvant augmentée de onze jours (ou dix-huit jours en cas d’adoptions multiples), dès lors que ce congé est partagé entre le père et la mère.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 27/07/2007



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