Le kitesurf
Entre ciel et terre
Le pratiquant de kitesurf (kite signifie cerf-volant) évolue debout sur une planche de surf, tracté sur un plan d’eau par la force d’une aile qu’il manœuvre comme un cerf-volant. Les premières ailes de kitesurf apparaissent sur le marché à la fin des années 1990, elles sont tout d’abord développées par des français, Bruno et Dominique Legaignoux, deux frères bretons qui, après des années de recherches et d’essais, parviennent enfin à réaliser un prototype satisfaisant et déposent les premiers brevets.
On peut considérer que le kitesurf est un proche cousin du funboard, mais le kitesurfeur est sans conteste plus proche du ciel que le windsurfer : ce sport permet aux pratiquants de réaliser des sauts pouvant atteindre dix mètres. Autres avantages : la pratique est possible avec très peu de vent, le matériel est beaucoup moins encombrant que celui du windsurf. En revanche il existe des contraintes tenant aux lieux de pratiques : l'aire de démarrage doit être suffisamment large pour que le kitesurfeur puisse étendre ses lignes au sol.
Un sport d’eau ou un sport d’air ?
Comme le delta ou le parapente, le kitesurf est géré par la Fédération Française de Vol Libre : il est donc considéré comme une discipline d’air. Le kitesurf n’est plus un sport de glisse marginal : depuis 2000, le nombre de pratiquant s’est considérablement développé. Aujourd’hui un réseau d’écoles bien fourni propose initiation et perfectionnement. Il est à noter qu’une initiation encadrée est indispensable pour débuter. Sauts ahurissants, performances silencieuses, élégance : malgré le nombre croissant de pratiquants, ce sport de glisse spectaculaire reste objet de fascination pour le promeneur non pratiquant.
Des sensations tout à fait singulières !
Si la sensation de glisse est la même qu'en planche à voile, le kitesurfeur est au coeur des éléments, sans cette voile qui fait écran entre le paysage et lui. La planche est très courte, donnant l’impression de véritablement marcher sur l'eau, tandis que les sauts, qui peuvent être très hauts, et également très longs donnent eux l'illusion de voler.
Un matériel d’une grande technicité
La panoplie du kitesurfer est constituée d’une aile, le cerf-volant, une pièce en toile de spi dont les armatures sont des boudins gonflables, pour permettre un redécollage lors des chutes dans l’eau, d’une planche de type surf ou wakeboard, courte et légère et d’une barre de pilotage reliée à l’aile par 4 lignes de vingt à trente mètres. Accessoires indispensables : le harnais, auquel est fixée la barre de navigation. Accessoires fortement recommandés : un casque, une combinaison, un gilet flottant. Ces dernières années est apparu un nouveau type d’aile : les ailes plates. Ces ailes ont révolutionné les pratiques, donnant une plus grande sécurité au kitesurfeur, et facilitant largement l’apprentissage de la discipline. Il demeure essentiel de respecter des règles de sécurité très strictes : la puissance de l’aile est énorme, les accidents peuvent être d’une extrême gravité. Des spots mythiques Cabarete, Dakhla, Tarifa, L'Almanarre, la Mer Rouge : les lieux de pratiques sont le plus souvent partagés avec les windsurfeurs, nombre de kitesurfeurs sont d’ailleurs d’anciens planchistes.
Le saviez-vous ?
En 1979, Le Français Arnaud de Rosnay (fils du scientifique Joël de Rosnay), précurseur, avait utilisé un cerf volant pour tracter ponctuellement sa planche pendant une traversée du Pacifique.
Article rédigé par Florence AUBRY pour Bloc.com - Publié le 20/08/2007



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Coucou - 30/09/2009
Arnaud de Rosnay était le frère de Joël, pas son fils !
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