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Le buggy, un marché prometteur mais mal structuré

Les véhicules motorisés spécifiquement destinés aux loisirs se développent de plus en plus. On connaissait déjà le quad, et bien voici le buggy ! Vous avez d’ailleurs déjà peut-être croisé ce petit engin lors de vos ballades en campagne. Aussi ludique que le quad, le buggy est surtout plus confortable et plus sécurisant. Il aurait tout pour s’imposer sur le marché, si seulement ses conditions de production et de distribution étaient améliorées.

Le buggy ne possède pas de véritable définition réglementaire. Généralement, on le décrit comme un véhicule tout-terrain, constitué d’un châssis de voiture de série qui peut être raccourci, d’une carrosserie ouverte en polyester et de jantes et pneus larges. Le moteur est placé à l’arrière, et le véhicule est le plus souvent équipé de deux roues motrices (à l’arrière). Cependant, l’association de passionnés Buggy de Poche à Fond (B.P.A.F.), qui s’attache à développer sa pratique, le décrit comme un « quadricycle à moteur homologué (moins de 20 CV) dans lequel le conducteur est assis face à la route, devant un volant lui permettant de piloter le véhicule ». Mais quelle que soit la définition, le buggy est avant tout un véhicule récréatif. L’ensemble du parc est à propulsion et la majorité des modèles est prévue pour deux personnes, même si l’on trouve des modèles monoplaces.

La réglementation

Les aspects réglementaires entourant le buggy concernent avant tout les domaines de l’homologation et de l’assurance. Ces véhicules peuvent être conduits avec un simple permis B, ou même avec un permis A1 pour les modèles de moins de 125 cm3. La base de l’homologation d’un buggy est un poids maximum de 400 kg et une puissance n’excédant pas les 20 chevaux. Comme dans le cas des quads, les buggys doivent être immatriculés et reçoivent donc une carte grise. Cependant, ils ne sont pas soumis au contrôle technique.

Comme tous les autres quadricycles lourds à moteur, le buggy est interdit sur les autoroutes et les routes pour automobiles (panneaux carrés représentant une voiture blanche sur fond bleu, généralement des voies rapides), mais peut circuler sur toutes les autres routes. En ce qui concerne les chemins de campagne ou de forêts, le conducteur est tenu de s’assurer que la voie qu’il emprunte est ouverte à la circulation (la plupart du temps, la circulation en forêt est interdite) ; les contrevenants risquent une amende pouvant aller jusqu’à 1.500 € et la confiscation du véhicule. Un véhicule non immatriculé ne sera utilisable que sur terrain privé.

En ce qui concerne l’assurance du buggy, elle est obligatoire, comme pour une voiture. Le nombre de buggys circulant en France étant encore limité, les assureurs n’ont pas de réelle grille tarifaire spécifique ; ils ont tendance à appliquer les côtes de l’assurance automobile, avec un rabais. Il peut donc être extrêmement judicieux de faire jouer la concurrence, car tout ce qui n’est pas très codifié peut être sujet à forte négociation.

Enfin, au niveau sécuritaire, le port de la ceinture de sécurité est obligatoire. Tous les buggys sur le marché en sont équipés, mais toutes ces ceintures n’ont pas été homologuées. Ainsi, si les ceintures équipant le véhicule ne sont pas homologuées, le port du casque devient obligatoire. Par contre, dans le cas inverse, il faut attacher les ceintures de sécurité, mais le casque n’est plus exigé. Cependant, l’habitacle du buggy est ouvert et le peu de carrosserie qui l’entoure est en polyester : le port du casque reste donc un véritable élément de sécurité, à ne pas négliger.

Mécanique

Il existe des buggys de 50 à 80 cm3, généralement destinés aux enfants et non homologués (utilisation sur un terrain privé). La plupart des buggys homologués se situent dans la tranche des 150 à 250 cm3, mis il existe de nombreux modèles allant de 125 à 1100 cm3. L’ensemble du parc possède un moteur quatre temps à essence, en mono ou en bicylindres, équipés de carburateur. Le système de freinage est toujours hydraulique, équipé de disques et plaquettes actionnées par câblerie.

L’élément sur lequel doit porter le choix mécanique au moment de l’achat, c’est celui du mode de transmission, qui envoie le mouvement du moteur aux roues et va déterminer le type de conduite. Dans la gamme actuelle des buggys, la transmission peut se faire par le biais d’une chaîne montée sur un axe rigide. Les deux roues tournent à la même vitesse, ce qui donne un comportement très sportif mais peu confortable. Ces modèles doivent par contre être peu utilisés sur route, car ils peuvent devenir dangereux sur surface mouillée ou dans les ronds-points.

Le deuxième mode de transmission se fait par cardans, qui individualise chaque roue, tout en conservant la même vitesse de rotation. Malgré une petite perte de puissance, la conduite reste donc très sportive, tout en devenant bien plus confortable. C’est un très bon équipement, qui permet de satisfaire à toutes les utilisations.

Le dernier mode de transmission se fait par un système différentiel, à privilégier pour une utilisation du buggy majoritairement sur route. Le différentiel permet de ralentir la roue qui se trouve à l’intérieur du virage, pour limiter les risques de dérapage. Ce système permet aussi de faire des ballades sur chemins en terre, mais la conduite devra alors être plus paisible (le trial devient quasiment impossible).

Cependant, on ne peut évoquer la mécanique des buggys sans rappeler que la plupart des propriétaires de ces engins doivent faire appel à leurs compétences de bricoleur et de mécanicien pour entretenir leur machine. En effet, les buggys sont construits pour la plupart en Asie et l’approvisionnement, aussi bien pour les véhicules neufs que pour les pièces de rechange, est soumis aux risques de l’importation. L’expansion du marché et sa pérennité vont donc surtout dépendre de la capacité de tous les intervenants du secteur (constructeurs et distributeurs) à proposer un produit fiable, avec un suivi sérieux. L’enjeu est fort, car l’aspect ludique du pilotage pourrait répondre à une véritable attente de la part des consommateurs.

Le saviez-vous ?

La nature est un espace qui doit être partagé, et tous les promeneurs du dimanche ne sont pas forcément enchantés de voir débouler dans leur moment de calme une bande de buggys bruyants et malodorants. Il est donc fortement recommandé aux pilotes de faire preuve de civisme et de politesse pour éviter les conflits et conserver un bon capital sympathie aux buggys. On demande d’ailleurs généralement d’arrêter le moteur en cas de rencontre de cavaliers, pour ne pas effrayer les montures.

Article rédigé par Monnier Cécile pour Bloc.com - Publié le 17/12/2007

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zorro4671 - 08/06/2009

que peut on piloter comme buggy homologué route sans permis ?

delacourfabrice - 02/03/2008

coment peut on savoir ci les ceinture son homologuer j ai acheter un buggy homologuer j ai la carte grise les ceinture sont des harnais



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Les buggys peuvent être conduits avec un simple permis B, ou même avec un permis A1 pour les modèles de moins de 125 cm3.

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