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Le Sogobudo, un art martial de synthèse !

Elaboré dans les années 1990 par les senseï Loïc Bernard et Steve Gosselin, le Sogobudo est un tout jeune art martial dont la spécificité réside dans l’effort de synthèse voulu par ses concepteurs autour de plusieurs arts martiaux dont il est issu. Art martial à part entière, le Sogobudo se présente aujourd’hui comme une alternative vers l’efficacité !

Genèse du Sogobudo

Le Sogobudo est certes un jeune art martial mais ses racines remonteraient en vérité au début des années 1960. En effet, c’est à cette époque que fut « réellement » inventé le terme « Sogobudo ». Le mot est la combinaison des kanji (caractères japonais) « SO » (complet, total), « GO » (unir), « BU » (martial), et « DO » (voie).

Shigeru Egami senseï en est le véritable auteur. Ce grand senseï japonais de karatédo désignait par le terme Sogobudo l’enseignement complémentaire qu’il prodiguait et dirigeait au sein de son école. Au cours de ces séances complémentaires, senseï Egami et son groupe de travail tentait de faire une synthèse entre plusieurs styles d’arts martiaux, dont notamment le karaté qu’il enseignait, le judo, l’Aïkido, le Kendo et le bojutsu. D’autres senseï de renom tel que l’illustre Minoru Mochizuki qui est un disciple direct de ô senseï Morihei Ueshiba, fondateur de l’Aïkido, et de Jigoro Kano, fondateur du Judo, se sont adonnés à cette nouvelle activité au cours de leur vie. C’est ainsi que la pratique du Sogobudo, c’est-à-dire la synthèse de plusieurs disciplines martiales, s’était-elle « vulgarisée » au début des années 1960 dans les dojos japonais. Cet état des choses était sans doute la résultante de l’enseignement d’illustres maîtres comme ô senseï Morihei Ueshiba qui avaient réussi à inculquer à leurs disciples la culture d’un esprit ouvert et non cloisonné comme en témoigne d’ailleurs senseï Minoru Mochizuki lorsqu’il affirma un jour que de tout ce que lui avait enseigné senseï Ueshiba, il n’en avait retenu que trois choses essentielles : « vivre libre, ne rien imposer aux autres et savoir donner » (sic).

Se basant sur cette philosophie, cet esprit de synthèse que fut le Sogobudo au départ dans les arts martiaux, les senseï Loïc Bernard et Steve Gosselin entreprirent alors de créer un nouvel art martial. Croisant plusieurs techniques de disciplines martiales différentes telles que l’Aïkido, le karaté et le judo. Cette nouvelle discipline martiale, ils la dénommèrent tout simplement « SOGOBUDO » Aujourd’hui, ce nouvel art martial offre un programme technique des plus vastes qui s’adapte aisément à la pratique contemporaine des arts martiaux.

Le programme martial du Sogobudo

La pratique contemporaine des arts martiaux révèle qu’aujourd’hui, le Budo est transmis aux disciples selon trois voies :

  • La première, la voie traditionnelle, est un enseignement très rustique répondant à un besoin de préserver de toute altération les trésors culturels que constituent les arts martiaux japonais. Dans ces écoles traditionalistes, les techniques et toute la philosophie qui accompagnent un style donné sont transmises à l’ancienne, comme au temps des samouraïs.
  • La seconde voie est un enseignement plus pragmatique qui répond sans doute à l’essence même des arts martiaux : le besoin d’efficacité. Ce genre d’enseignement est dispensé auprès d’une « clientèle » spécifique : corps d’élite, Police, garde du corps, militaires… Mais certaines techniques sont également enseignées aux « civils » dans le cadre de la « self défense »
  • Enfin, une troisième manière d’enseigner les arts martiaux aujourd’hui, la voie sportive, répond à une exigence de sécurité souvent réclamée par les pratiquants.

Conscients de ces évolutions qui ont touché le monde des arts martiaux, les concepteurs du Sogobudo ont réussi, grâce à leur nouvelle méthode plus synthétique, à satisfaire l’essentiel des besoins des pratiquants modernes. Par ailleurs, son côté synthétique avantage les disciples car grâce à cela, ces derniers n’auront plus besoin de fréquenter plusieurs écoles pour pouvoir étudier un aspect particulier d’une discipline donnée. Ainsi, un disciple de judo qui aimerait approfondir les techniques de frappes n’aura-t-il plus besoin de s’inscrire dans une école de karaté pour en connaître les aspects essentiels par rapport aux techniques de frappes. Ceux qui s’intéressent aux projections et aux clés articulaires enseignées en Aïkido pourront en explorer l’essentiel grâce au Sogobudo.

Bref, le Sogobudo est une discipline très éclectique et très ouverte qui intègre la synthèse de plus de 1000 techniques martiales. En somme, les pratiquants auront à étudier les déplacements et les esquives, les chutes, les blocages, les frappes pieds-poings, les projections, les clés articulaires, les immobilisations au sol… pour intégrer toute la panoplie des techniques que cette discipline offre. Sa pratique exige de chaque disciple un travail aussi bien physique que mental qui à terme leur permettra d’avoir une parfaite maîtrise de leur corps et de leur esprit.

Les variantes du Sogobudo

Comme tous les arts martiaux, le Sogobudo a évolué depuis sa naissance. Dans le domaine des arts martiaux, l’évolution est synonyme d’émergence de nouveaux styles. Le Sogobudo n’échappe pas à ce phénomène, et à l’heure actuelle, on peut dénombrer deux principaux styles de cette discipline martiale.

Le premier, le « Shidokan Sogobudo », est un style qui met plus l’accent sur les techniques de l’Aïkido. La part de cet illustre art martial est plus prédominante dans le shidokan Sogobudo que ne le sont ceux du judo et du karaté. Le chef de file de cette école n’est autre que Steve Gosselin senseï, co-fondateur du Sogobudo. Pourquoi Shidokan Sogobudo? Steve Gosselin senseï baptisa ainsi ce style du Sogobudo en référence au shidokan, le nom de l’école-mère du Sogobudo qu’il fonda avec Loïc Bernard.

Le second style est « l’Ishikan Sogobudo ». Ce style est une variante plus militaire, plus martiale que le Shidokan Sogobudo puisqu’il est réservé aux groupes d’élites. L’Ishikan Sogobudo, contrairement au Shidokan Sogobudo, met plus l’accent sur la synthèse entre le karaté, le judo, l’aikijutsu et d’autres styles russes tels que le sambo, le samoz et systema.

Le saviez-vous ?

Le système des grades diffère du système contemporain en Sogobudo. En effet, dans cette discipline, les grades s’échelonnent du 1er au 5e Dan et non pas du 1er au 10e Dan.

Article rédigé par Ludivine pour Bloc.com - Publié le 28/05/2008

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craps - 23/12/2008Retour Haut de page

Bonjour, j'aimerais savoir si il existe des écoles ou clubs sur paris qui enseignent le Sogobudo???
Merci de vos réponses!



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