La lutte
La lutte est une discipline sportive très ancienne et qui existe depuis des millénaires. Il s’agit d’un système de combat dans lequel les adversaires s’affrontent au corps à corps et à mains nues.
A l’aide de diverses prises et techniques, les combattants essaient mutuellement de faire tomber son adversaire au sol en maintenant ses épaules au sol. Ce qui signifie dans le jargon sportif, marquer un tombé et gagner le match. Le combat dure pendant un laps de temps bien déterminé, et si pendant ce temps, aucun des combattants ne réalise un tombé, ils seront départagés selon le nombre de points gagnés. La lutte existe sous diverses formes. Cependant, on peut relever trois principales variétés : la lutte gréco-romaine, la lutte libre et la lutte féminine.
Un style plus récent de la lutte : la lutte libre
A première vue, la lutte libre ressemble au style de lutte américain et tien de la lutte folklorique. Dans ce style, le nombre de prises est illimité et peuvent être appliquées sur n’importe partie du corps. En effet, l’athlète peut utiliser plusieurs parties de son corps : les bras, les jambes et le reste du corps. Les combattants sont de même autorisés à se saisir au-dessus et en dessous de la ceinture. Dans ce cas, on retrouve en lutte libre une plus grande panoplie de prises qu’en lutte gréco-romaine.
La lutte libre a de plus en plus d’adeptes, et compte plus de pratiquants que la lutte gréco-romaine. La lutte libre est une discipline bien que plus récente que la lutte greco-romaine, était une discipline très populaire, surtout en Grande Bretagne et aux Etats-Unis où elle constituait le clou des spectacles de fêtes foraines et de foires au XIX siècle. Néanmoins, la lutte libre a dû attendre le CIO de Paris en 1901 pour être admise aux Jeux Olympiques. Les premières épreuves olympiques de ce style de lutte furent disputées à Saint-Louis aux Etats-Unis, lors des Jeux Olympiques de 1904. A partir de cette année, la lutte libre est devenue une des plus grandes disciplines des Jeux Olympiques Style très populaire, la lutte libre réussit à drainer un plus grand nombre de combattants qu’en lutte gréco-romaine lors des championnats du monde qui ont lieu régulièrement chaque année.
Une réincarnation de la lutte romaine et de la lutte grecque de l’antiquité : la lutte gréco-romaine
La lutte gréco-romaine est une autre variété ou style de lutte très populaire, et figure sur le programme des jeux Olympiques. Après une pause de près de 1 500 ans, les Jeux Olympiques furent de nouveau organisés, et les premières éditions eurent lieu en 1896 à Athènes. Lors de ces premières jeux Olympiques de l’ère moderne , la lutte, vu son ancienneté et son importance dans l’histoire mondiale du sport, figura en première place sur le programme des Jeux. En 1896, les athlètes eurent à s’affronter dans le style de lutte greco-romaine, considérée comme la réincarnation de la lutte grecque et de la lutte romaine de l’Antiquité. En 1904 , un championnat du monde de lutte greco-romaine se tient à titre officieux à Vienne. Ces championnats du monde de lutte greco-romaine devinrent officiels en 1921, avec les championnats du monde de Vienne. Pour votre gouverne, sachez que la Fédération de Russie domine en lutte gréco-romaine.
La lutte gréco-romaine est la forme traditionnelle de la lutte. Pratiquée dans le monde entier, elle est particulièrement populaire en Europe. En lutte gréco-romaine, les lutteurs doivent limiter leurs prises à la partie supérieure du corps. Ils ne peuvent ainsi se servir que de leurs bras et de la partie supérieure de leur corps et ne peuvent maintenir que les bras et la partie supérieure du corps de leurs adversaires. Ainsi, les adversaires ne peuvent porter des prises qu’au dessus de la ceinture, ils ne peuvent en aucun cas utiliser leurs jambes : croche-pieds, plaquages sont proscrits que ce soit pour se défendre ou pour marquer des points. Comme En lutte libre, le but est d’envoyer son adversaire au tapis ou de le faire tomber à l’aide de différentes prises. Un combat de lutte gréco-romaine commence en position debout.
Le plus jeune et non le moins important style de lutte : la lutte féminine
La lutte féminine ressemble, à quelques différences près, à la lutte libre. En effet, certaines prises utilisées en lutte libre sont interdites en lutte féminine, notamment les clefs doubles (double Nelson), jugées trop dangereuses pour les femmes. Ayant fait ses premiers pas dans les pays scandinaves et en France dans les années 1980, la lutte libre féminine gagne de plus en plus de terrain dans presque tous les pays du monde. Un championnat du monde féminin fut créé dans les années 1980, et le premier championnat du monde dans cette discipline se tint à Lorenskog Norvège en 1987. La lutte féminine a fait pour la première fois son entrée au programme olympique à l’occasion des Jeux Olympiques d’Athènes de 2004. De plus en plus de pays présentent chaque année une équipe de lutteuses à ces championnats du monde, mais quelques uns d’entre eux se démarquent du lot, entre autres la Chine, le Japon, la Russie, la Biélorussie, les Etats-Unis et l’Allemagne, selon le classement de la dernière Coupe du Monde de lutte féminine. Mais si l’on se réfère au niveau individuel, certains pays ont vu naître de grandes compétitrices en lutte féminin, entre autres le Canada, la France, la Suède ou la Pologne
Le saviez-vous ?
Irini Merlini, une athlète Ukrainienne est sacrée championne olympique de lutte féminine lors des jeux olympiques de 2004. Elle détient également le plus impressionnant palmarès des médaillées des quatres catégories existantes en lutte féminine. Elle a entre autres remporté trois championnats du monde dans la catégorie des 48 kg.


