La Gymnastique Artistique
La Gymnastique Artistique tire ses origines des figures acrobatiques exécutées par de jeunes athlètes lors des cérémonies sacrées pendant l’Antiquité, notamment les voltiges sur cheval de bois, ainsi que des démonstrations de sauts et d’équilibre qu’exécutaient les saltimbanques à travers les générations et les civilisations. La gymnastique artistique, telle que nous la connaissons aujourd’hui, s’est inspirée de ces mouvements du passé lointain ou plus récent.
Brève historique de la Gymnastique artistique
Remise au goût du jour au cours du 19ème siècle, cette discipline s’est considérablement développée depuis cette époque. Divers courants sont nés mais certains d’entre eux émergèrent du lot dont le style suédois constitué d’exercices libres d’ensembles, le style allemand dont les exercices nécessitent l’utilisation d’engins ainsi que le style danois. Au début, la gymnastique artistique était seulement réservée aux hommes, mais à partir de 1860 la Suisse donna l’exemple avec la fondation des sociétés de gymnastique féminine, suivie par l’Allemagne en 1894 et la France en 1910. Dorénavant, on peut distinguer la gymnastique artistique masculine et la gymnastique artistique féminine. Diverses compétitions de gymnastique artistique sont organisées : cette discipline fait partie du programme olympique depuis 1896 pour les hommes tandis que les femmes ont dû attendre les Jeux d’Amsterdam de 1928 pour pouvoir disputer les premières épreuves olympiques de gymnastique artistique féminine. Par ailleurs, un championnat du monde se tient annuellement. Sachons par ailleurs, la Fondation Internationale de Gymnastique fut créée en 1922, sur la base du Bureau des fédérations européennes de gymnastique fondé le 23 juillet 1881 sur l’initiative des Français, des Belges et des Néerlandais.
Ce qu’il y a à savoir sur les compétitions de gymnastiques artistiques
En Gymnastique artistique, le gymnaste a à exécuter un enchaînement de mouvements acrobatiques sur des agrès. Il existe deux types de compétition : le concours individuel et le concours par équipe. En ce qui concerne le concours individuel, il est composé d’un concours général qui concerne l’intégralité des agrès et d’un concours par appareil. Le nombre d’agrès n’et pas le même pour les compétitions de gymnastique artistique féminine et masculine. En compétition de gymnastique artistique féminine, il y a 4 agrès, à savoir la poutre, les barres asymétriques, le saut et le sol. Quant à la gymnastique artistique masculine, les agrès sont au nombre de 6 : le sol, le cheval d'arçons, les anneaux, le saut, les barres parallèles et la barre fixe.
Si la gymnastique artistique féminine se distingue bien de la gymnastique artistique masculine, il existe également différents types de concours pour chaque catégorie. Il y a tout d’abord la compétition de haut niveau qui consiste en des concours complets lors desquels les gymnastes ont à exécuter des enchaînements à tous les agrès. Il y a ensuite les compétitions plutôt réservées aux plus jeunes ou aux seniors de participer à des concours. Dans ce cas, la gymnaste ne peut présenter au maximum 3 agrès contre 4 pour les garçons.
Le minimum à savoir sur la gymnastique artistique féminine
Comme nous l’avons déjà évoqué plus haut, il y a 4 agrès en compétition de gymnastique artistique féminine, à savoir la poutre, les barres asymétriques, le saut et le sol. Ces agrès sont aussi difficiles à exécuter les uns que les autres, mais pour chacun d’eux, la gymnaste doit faire preuve de qualité et aptitude sportives, artistiques et esthétiques bien définies : la légèreté et la chorégraphie au sol, l’impulsion au saut, l’équilibre à la poutre, et enfin l’élégance et la technicité aux barres asymétriques. Ainsi exécutées, les enchaînements de mouvements deviendront un véritable spectacle d’une beauté inégalée et d’une précision et d’une harmonie irréprochables.
Le sol : il sol constitue l'épreuve phare de la gymnastique féminine. Dans cet agrès, la gymnaste doit exécuter divers mouvements, plus précisément trois séquences acrobatiques alliées à des passages chorégraphiques, en une minute et demie, et ce sur fond musical.
Le saut : les sauts exécutés se différencient par leurs niveaux de leur complexité. En s’appuyant légèrement des deux mains sur la table de saut, la gymnaste a à réaliser une figure acrobatique dans l’espace et assurer une réception parfaite.
La poutre : un exercice à la poutre dure au maximum 90 secondes et durant 70 secondes, la gymnaste a à effectuer divers mouvements dont des sauts, des mouvements acrobatiques et équilibres suivant une chorégraphie. à la conquête de l'équilibre. L’exercice à la poutre idéal associe des éléments acrobatiques et gymniques ainsi que des séries.
Les barres asymétriques : les exercices de barres symétriques font appel à la force physique, à la précision, à une grande concentration et surtout au courage. La gymnaste exécute divers exercices sur les deux barres, avec un enchaînement de 4 figures au maximum à la même barre, en évoluant en avant et en arrière, au-dessus, entre et au-dessous des barres.
Le saviez vous ?
Saviez vous que la gymnastique était pendant longtemps exclusivement réservée à la gente masculine ? Ceci s’explique en partie par le fait que gymnastique vient du grec «gumnos», lequel signifie nu. Ceci explique en partie pourquoi les femmes n’étaient pas admises à la pratiquer, ni même à être de simples spectatrices !





