Le skateboard, un sport Californien
C'est à la fin des années cinquante que naît en Californie l'ancêtre du skateboard, le « roll-surf », une planche de surf équipée de roulettes. Très vite, cette planche à roulettes bricolée connaît un énorme succès. Dès les années soixante les premiers skateboards apparaissent en France. Au cours de années soixante-dix, une amélioration technique va accélérer la diffusion du produit en France comme dans le monde : l'utilisation du polyuréthane pour la fabrication des roues, qui va donner plus de maniabilité à la planche et permettre la naissance du freestyle, le skateboard n'étant jusque là utilisé que pour glisser. Le sport devient alors une discipline d'une grande esthétique.
Aujourd'hui les skaters de freestyle allient vitesse et mouvement avec beaucoup de créativité et de technicité, pour produire au final des figures incroyables. On comprend en regardant les « 900° », « kickflip », « 180° frontside », « handplant » que la discipline fasse partie des sports extrêmes.
Le skateboard, surf des rues
Jusqu'en 1994, le skateboard dépendait de la fédération française de surf, avant d'être rattaché, en 1997, à la fédération française de roller-skating. Le skateboard est en effet un sport qui s'apparente au surf, à la différence qu'il utilise pour s'exprimer l'environnement urbain. Du macadam en passant par les rampes, les bancs, les escaliers, tout peut devenir support à la glisse. Avec le développement du freestyle apparaissent dans les villes les skateparks, de véritable parcs de vagues en béton. A chaque espace son type de pratique : street (le skater utilise l'environnement et mobilier urbain), flat (les figures s'exécutent au sol), rampe (les figures se réalisent sur une rampe), free-ride (vitesse).
Le matériel et l'équipement
Le matériel du skater, c'est avant tout sa planche. Elle est constituée de plusieurs couches de bois (érable pour l'essentiel) collées et recouvertes d'une épaisseur de grip pour une meilleure accroche des chaussures. Sous cette planche en bois sont fixés deux axes, les trucks, à l'extrémité desquels on trouve les roues en uréthane (un matériau composite). Le skater choisira son skate en fonction de la largeur de la planche (planche large : stabilité, planche étroite : maniabilité et nervosité), du diamètre des roues (plus le diamètre est petit et plus la réactivité de la planche est grande), de la souplesse des trucks. Pour la vitesse, il existe des skates long board. Beaucoup plus longs que les skates traditionnels, ces skates sont aussi beaucoup plus stables. Casque, genouillères, coudières, protèges poignets : les accessoires de protection, indispensables, viennent compléter l'équipement.
La skate attitude
Le skateboard n'est pas un simple sport, c'est tout un univers, musical, graphique, vestimentaire (vêtements amples, baggys, chaussures épaisses), qui dépasse largement la sphère des pratiquants : dans les rues, les magazines, la mode skate est partout présente.
La compétition
Le skateboard n'est pas reconnu comme discipline olympique. Les champions se rencontrent lors de contests, des épreuves organisées du niveau local au niveau international. L'une des plus importantes de ces rencontres sont les X Games, qui réunissent les meilleurs pratiquants mondiaux de sports extrêmes (bmx, skateboard, motocross,...). Il existe un championnat de France de skateboard avec au programme quatre épreuves : le street, la big rampe, la mini rampe et le bowl.
Le saviez vous ?
La plupart des figures actuelles ont été inventées par un américain devenu professionnel à onze ans, Tony Hawk, une figure mythique dans le monde du skate. Un sport californien


