Le saut à ski
Ce sport consiste à descendre rapidement une pente, à sauter par-dessus un tremplin enneigé, et à effectuer un vol pour atterrir le plus loin possible. Dans ce sport, la vitesse de descente et le style de vol sont tenus en compte pendant la notation.
L’historique du saut à Ski
Présenté en 1862 au cours d’une compétition en Norvège, le saut à ski fait depuis des adeptes innombrables et ses techniques ont fortement évolué. En 1879, le mont Husebybakken d’Oslo accueillit sa première grande compétition internationale. Elle est devenue pour les sauteurs à ski ce que la Basilique de St Pierre est aux Catholiques. Cette discipline sportive fut incluse au programme des jeux olympiques en 1924.
En 1879, le record enregistré était de 23 mètres. En 1936, il était de 100 et en 1957, le saut le plus long était de 150 mètres. En 2005, le plus grand tremplin du monde situé en Slovénie, appelé Planica fut le théâtre d’un record phénoménal de 239 mètres réalisé par Bjorn Einar Romoren. Cette évolution résulte des modifications techniques des skis qui furent choisis plus longs et plus larges mais aussi de l’amélioration des techniques de vol.
Le déroulement d’une compétition de saut à ski
Dans le saut à ski, le compétiteur effectue un saut en vol pour atteindre une distance maximale à la réception. Le skieur doit dévaler un tremplin enneigé en atteignant quelquefois la vitesse de 90 km/h. Arrivé au bord du tremplin qui, signalons-le, n’est pas courbé vers le haut, le skieur doit donner une puissante impulsion pour maintenir la portance de son corps dans les airs. Lorsqu’il atterrit, il doit réceptionner sur ses deux pieds car son style de saut est tenu en compte dans les notations des juges. Pendant le vol, ce sont le poids du skieur et sa position en vol qui déterminent la distance qu’il peut faire jusqu’à son atterrissage. Un sauteur de poids corporel élevé dévale vite le tremplin mais a souvent du mal à voler et par conséquent, n’arrive pas à une longue distance pendant le saut. Un sauteur léger, par contre, mettra un peu plus de temps pour arriver au bout du tremplin, mais volera plus longtemps et a plus de chances de marquer plus loin lors de la réception de sa chute.
La compétition se déroule en deux manches. Les points obtenus au cours des deux manches sont additionnés pour la notation finale. Les juges du saut à ski notent la longueur du saut et le style du skieur. Un point K, équivalent à la distance du par au golf, désigne la distance pour l’obtention de 60 points. Le skieur gagne 1,8 point pour chaque mètre et 0,9 point pour chaque demi-mètre qu’il fait au-delà du K. néanmoins, il sera pénalisé de respectivement les mêmes scores pour les distances en dessous du K. les notes de styles s’affichent entre 0 et 20 avec le 20 comme note par défaut, et les déductions qui s’ensuivent.
Le saut à ski et les facteurs de performances
Les techniques de vol sont nombreuses et chaque athlète finit par trouver celle qui lui convient le mieux, en fonction de son poids, de sa stature et de sa souplesse. Certaines techniques sont plus connues parce que des athlètes de haut niveau ont su en profiter. Ainsi, la technique en V consiste à mettre les skis en V au cours du saut. Cette méthode permet d’améliorer la portance du skieur dans les airs. Ainsi, la distance du saut en sera plus longue. La barre d’élan du tremplin affecte aussi la qualité du saut. Si elle est assez haute, le sauteur pourra aller plus loin. Il est possible de modifier sa position pour optimiser la qualité du vol.
D’autres facteurs indépendants du skieur peuvent influencer ses performances. Prenons par exemple le vent. Il est démontré qu’un vent de face peut rallonger la distance du saut par une meilleure portance aérienne des skis. Un vent de dos perturbera le saut, même si le skieur possède une maîtrise parfaite de la technique de vol.
Le saviez-vous ?
A une certaine époque, la discipline du saut à ski regroupait des sauteurs très maigres qui tiraient un avantage de leur légèreté pendant le saut. On soupçonnait que plusieurs d’entre eux étaient anorexiques. Cette image ahurissante a été récemment éradiquée par une réglementation qui régit les dimensions du ski et l’indice de masse corporelle du sauteur.




