Le patinage de vitesse
Sport d’hiver très apprécié du public, le patinage de vitesse a connu une évolution notoire. Les participants aux compétitions se font plus nombreux et la pratique gagne en renommée. Ayant gravi un nouvel échelon sur le plan international, le patinage de vitesse fait désormais partie de la cour des grands des sports d’hiver.
L’historique du patinage de vitesse
Comme le déplacement sur la glace fait partie des divertissements anciens, l’origine du patinage de vitesse est difficilement démontrable. On raconte qu’au 12ème siècle, les habitants des pays nordiques aimaient faire de la glissade sur des os. Ce n’est que bien plus tard que l’idée d’utiliser des lames métalliques vint aux géniaux inventeurs. En 1885, la première compétition internationale de patinage de vitesse fut accueillie par Hambourg. En 1924, aux Jeux Olympiques de Chamonix, le patinage de vitesse fut inscrit pour la première fois au programme olympique.
Un changement dans la conception des patins a révolutionné ce sport. Avec l’introduction des klaps, un système à ressorts qui permet d’optimiser la vitesse, le temps de parcours a considérablement baissé. Des compétitions internationales s’ajoutent à la présence de cette discipline sportive aux Jeux Olympiques. Aux Pays-Bas, le patinage de vitesse un est un sport pratiqué par toutes les couches de la population.
L’équipement du patineur, adepte de patinage de vitesse
Pour participer aux courses de patinage de vitesse, un entraînement est indispensable. Dans les patinoires de glace artificielle, des moniteurs prennent les élèves en charge, en commençant par les techniques de base du patinage, jusqu’à l’acquisition d’un équilibre et d’une rapidité leur permettant de passer à la vitesse supérieure. La discipline se pratique indifféremment dans une patinoire couverte ou non. Les pistes utilisées lors des compétitions olympiques sont rigoureusement ovales, c'est-à-dire en anneau de glace, et couvertes. Le circuit de course mesure 250 mètres, 333,33 mètres ou 400 mètres de long selon le type de course. Les grandes compétitions internationales exigent les pistes longues.
Le patineur doit être équipé de patins aux lames centrées et droites. Les normes dans les mesures des lames sont de 42 à 46 cm de longueur et d’un millimètre de largeur. Les klaps sont une sorte de ressort qui augmente la force de poussée et permet au patineur de gagner quelques secondes au tour. Un brassard aux couleurs de son couloir complète le tout. Pour le couloir intérieur, le brassard sera blanc et pour le couloir extérieur, il sera rouge.
Le patinage de vitesse et les compétitions
Le patinage de vitesse est régi par un certains nombre de règles établies par convention. La piste utilisée est une sorte d’anneau, à double couloir et fermée. Longue de 400 mètres, elle comporte deux virages de 180° chacun. Pour les hommes, les courses se disputent sur 500, 1000, 1500, 5000 et 10000 mètres. Quant aux femmes, elles entrent en compétition sur des parcours de 500, 1000, 1500, 3000 et 5000 mètres. Le sens de la course est contraire à celle des aiguilles d’une horloge.
Au signal de départ, deux patineurs, munis chacun d’un brassard de la même couleur que son couloir, se lancent sur la piste. Arrivés à la ligne appelée ligne de croisement, ils changeront de couloir. Lors d’un dépassement, le patineur doit respecter un écart de 5 mètres à l’arrière du patineur de tête. Au patinage de vitesse, les formes d’épreuves sont nombreuses. Dans le cas d’épreuves par équipe, une équipe se compose de trois patineurs. Quelquefois, des courses de masse sont organisées durant lesquelles tout le monde prend le même départ. Comme le but de la course est de parcourir le circuit en un minimum de temps, les points sont comptés jusqu’à la troisième décimal et la notation utilise le système Samalog. La méthode consiste à baser les calculs de temps sur les derniers 500 mètres d’un parcours. Supposons que pendant une épreuve de 500 m, un patineur mettant 40 secondes obtiendra 40 points. Un patineur qui parcourt 1500 m en 2 minutes c'est-à-dire en 120 secondes obtiendra 40 points, l’équivalent de ce qu’il aurait fait pendant les 500 derniers mètres. La victoire reviendra au patineur qui aura été le plus rapide et qui, par conséquent, aura le moins de points.
Le saviez-vous ?
En 1908, un patineur Ecossais du nom de Russel a fait 70 lieues sur une piste de 3800 mètres de long. Son nom figure parmi les grands champions de patinage de vitesse.



