Le horse-ball
Synergie est sans doute le mot qui convient le plus à ce sport dénommé horse-ball. Synergie entre l’homme et sa monture. Un sport qui, sans cette synergie, peut vite se transformer en un jeu mortel.
Les origines du horse-ball et son histoire
Un ancien sport équestre Afghan, le Bouzkachi, est considéré comme étant un des ancêtres du horse-ball moderne. En effet, on concède que le horse-ball moderne est une adaptation de cet ancien sport. La version Afghane utilise cependant une carcasse de chèvre en guise de balle. Mais le horse-ball possède également des origines argentines. Un sport très violent, pratiqué par les gauchos, est un parent direct du horse-ball. La version originelle du pato était tellement dangereuse de telle sorte que sa pratique a été officiellement et strictement interdite à partir de 1882. Une version revisitée et moins violente est pratiquée à partir de 1930. C’est d’ailleurs au cours de cette même année que le pato s’est exporté en France sous l’impulsion du capitaine Clave.
Ainsi, quelques modifications de ce pato argentin au niveau des règles donnèrent naissance au horse-ball. L’identité française du horse-ball est expliquée. Il a cependant fallu attendre 1970 pour que la fédération française d’équitation ne prenne ce sport en considération. Neuf années plus tard se déroule le premier championnat de France de horse-ball. La fédération international de horse-ball n’est toutefois crée qu’en 1999.
Le horse-ball dans la pratique
Le horse-ball peut être assimilé à un savant mélange de Basket-Ball, de rugby et d’équitation. Le principe est relativement simple. Deux équipes composées respectivement de six joueurs sont en compétition. Remarquez qu’en réalité, il y 24 joueurs en tout, montures comprises. Une équipe compte six joueurs mais seuls quatre d’entre eux sont présent simultanément sur le terrain, les deux autres étant des remplaçants. L’objectif du jeu est alors de marquer plus de but que l’adversaire en envoyant la balle dans le cerceau. Chaque équipe sera alors tenue d’effectuer au minimum trois passes avec trois joueurs différents avant de pouvoir marquer. Quant au match proprement dit, il se déroule sur une durée totale de 20 minutes divisée en deux mi-temps de 10 minutes par une pause de 3 à 5 minutes. L’espace de jeu ou le terrain s’étale sur une surface plane de 60 à 75 mètres de longueur sur 20 à 30 mètres de largeur. Le terrain est la plupart du temps en sable. La balle utilisée est comparable à un ballon de football, à la différence que la balle de horse-ball est munie de six sangles en cuir avec l’aide desquelles les joueurs saisissent la balle. Quant au cerceau, il fait environ un mètre de diamètre et placé à 3,50 mètres du sol. Il est à noter qu’à la différence du basket-ball, le cerceau du horse-ball est placé à la verticale, c’est-à-dire d’un angle perpendiculaire au terrain. Les deux cerceaux sont disposés de part et d’autre du terrain.
L’importance du cheval dans le horse-ball
Le cheval tient une place déterminante dans le horse-ball. Hormis des capacités physiques exceptionnelles, le cheval doit pouvoir réagir par instinct sur le terrain. En effet, il arrive souvent que le joueur lâche les rennes pour mieux saisir la balle. Pendant ces moments, le cheval jouit d’une liberté d’action. Par ailleurs, les contacts entre les chevaux sont courants. La monture doit donc posséder un certain tempérament pour ne pas battre en retraite à chaque engagement. Le horse-ball est néanmoins un sport où le cheval prend facilement ses aises, notamment durant les contacts entre les chevaux, du fait de leur instinct grégaire.
Le cheval doit alors être « explosif », il doit posséder une excellente accélération ainsi qu’une bonne vitesse de pointe. L’agilité du cheval est également prise en compte. Plusieurs races peuvent répondre à ces critères. Une race est souvent donnée favorite sur ce point de vue, l’Anglo-arabe. Cependant, le corps vétérinaire propose une race qui serait le meilleur choix pour la pratique du horse-ball, le quarter horse. Sa petite taille peut toutefois être un défaut. Ainsi, le meilleur compromis est un cheval pur-sang/quarter, ou même arabe/quarter. Ainsi, le cheval doit être en parfaite synergie avec le joueur. Il est donc important de choisir un cheval en fonction du tempérament de son jockey.
Le saviez-vous ?
La France totalise 14 titres de champions de horse-ball dans la catégorie mixte depuis 1992 à 2007.


