La corrida
La corrida est un sport qui fascine et rebute à la fois certains à la vue de l'animal « torturé ». En nous attardant sur l'aspect fascinant et le côté sportif de la corrida, beaucoup soutiendront que c'est un art plus qu'une mise à mort.
Petit historique
les « jeux taurins » qui remontent à l'antiquité marquant le passage du jeune homme en adulte et la captivation de l'homme face au taureau, à mi-chemin entre le bœuf domestique et les animaux sauvages tels que le lion, ont donné les prémices du jeu de la corrida. Au Moyen-Age, ces jeux étaient principalement organisés pour amuser la noblesse espagnole. Ils se déroulaient à l'occasion des fêtes patronales ou encore pour célébrer une victoire. Les jeux étaient aussi dangereux pour les toreros que pour le public. Chassant les taureaux du haut d'un cheval avec une lance, le mot corrida vient d'ailleurs des termes « course (de taureaux) ».
La corrida comme sport
Prise comme un sport, la corrida est une course de taureaux qui généralement se termine par la mort de l'animal. Pour atténuer cette vision du sang qui fait que tant de personnes le condamnent, dans certains pays comme le portugal, la mise à mort n'est pas faite aux yeux du public, souvent dans le torril. En Espagne, la pratique est très courante, cependant on retrouve aussi des spectacles de corrida en France. Quand la corrida espagnole s'inscrit dans la plus pure tradition avec les rites solennels qui régissent son déroulement, ailleurs elle peut être pratiquée comme un jeu, un amusement mais tout en restant sportif et dangereux puisque le taureau indispensable est bien vivant et puissant. Ainsi, les picadors et les banderilles sont laissés de côté au Nouveau-Mexique par exemple.
Déroulement
Généralement les toreros ont affaire à six taureaux. Lâchés dans l'arêne, l'animal et le matador, à l'aide de sa capote rouge, celui-ci tente d'évaluer la charge du taureau ainsi que son comportement. Ensuite, c'est au tour du picador d'entrer en scène pour piquer le taureau et jauger sa témérité. Habituellement deux piques suffisent, ce nombre peut être réduit ou augmenté d'une pique selon la puissance. Déjà affaibli, les banderilleros se chargent de semer les « banderilles » dans la nuque pour terminer son conditionnement et le laisser aux mains du toréador et c'est à ce moment-là que le vrai spectacle commence. Avec beaucoup de panache, de mouvements parfois lents et dangereux pour mieux captiver l'intérêt du public, le toréador « joue » avec le taureau jusqu'à son épuisement. La partie se termine avec l'estocade, un coup fatal porté à un endroit précis de la tête du taureau.
Le succès du toréador repose entièrement sur son jeu et l'adresse dont il fait preuve pour tuer l'animal au premier coup et de ce fait sans avoir besoin du second coup de poignard. Les « Bravos » et l'agitation de mouchoirs blancs par le public sont les signes de sa victoire. Il appartient par la suite au président de la corrida de placer une grande étoffe blanche pour signifier à l'arbitre qu'il peut trancher une oreille du taureau. Quand les deux oreilles sont coupées ainsi que la queue, c'est l'apogée du triomphe pour le toréador.
Risques et passion
Même si plusieurs matadors connaissent du succès et que la puissance du taureau est maîtrisé par les blessures qu'il a reçu avant son affrontement avec ces derniers, la corrida reste un sport dangereux et c'est d'ailleurs ce qui fait son principal attrait : le goût du défi et du grand spectacle.
Le saviez-vous ?
La Course landaise est une variante de la corrida. Au lieu du taureau, c'est sa soeur qui entrera dans l'arène et affrontera les « torero ». Pas de mise à mort ni arme blanche, c'est une succession de saut, d'écart, d'adresse et de la gymnastique acrobatique entre l'homme et la bête.
Article rédigé par géraldine pour Bloc.com - Publié le 12/09/2008




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casimilebogoss@hotmailfr - 16/11/2008
comment s'appel celui qui est avec le taureau ?
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