Le parapente
Le parapente est un appareil de navigation aérienne dérivé du parachute. Ainsi, cet appareil est aussi doté d'ailes mais seulement des ailes gonflables pour que le parapente puisse entamer son vol qui constitue son démarrage. Le parapente est déjà pratiqué comme loisir et comme sport il y a déjà plusieurs dizaines d'années. C'est un sport qui présente quelques traits communs avec le deltaplane.
Clin d’œil sur l’histoire du parapente
En 1965, Dave Barish mit au point la Sailwing et appellera cette discipline le vol de pente (slope soaring). Domina Jalbert quant à lui, créa un parachute à caissons destiné à remplacer le parachute parabolique. C’est ainsi que le parapente recevra les idées de double surface et de caissons. Les alpinistes s’intéressent de près au vol de pente car c’est un bon moyen de redescendre après la longue ascension. La première voile à caissons est commercialisée par Steve Snyder sous le nom de Paraplane. Les parachutistes s’intéressent eux aussi au vol de pente, car il leur permet de s’entraîner à la précision de l’atterrissage à moindre coût. En 1985, Laurent de Kalbermatten invente la première voile de parapente appelée la randonneuse. Le tissu qui la compose est non poreux et les suspentes ne sont pas élastiques. Le parapente ne cessera d’évoluer au fil des ans.
Comment ça marche un parapente ?
Les composantes d’un parapente sont : l’aile, les suspentes, la sellette, les commandes de frein, l’accélérateur et le trim. L’équilibre de l’appareil est maintenu par les ailes, la sellette permet la maîtrise de la direction gauche-droite. L’accélérateur et le frein font office de propulsion. Le décollage se fait au sol, obligatoirement sur une pente. Une légère brise doit remonter la pente face au sportif pour faciliter le décollage. Le pilote lève la voile au-dessus de sa tête, attend que l’air gonfle les ailes du parapente puis se met à courir. Si le vent est favorable, le pilote n’a pas à courir plus longtemps car la vitesse nécessaire au décollage est fournie par le vent.
Deux méthodes de gonflage sont courantes dans la pratique du parapente. Le gonflage dos à la voile est la première méthode classique; elle est enseignée aux débutants. Un frein dans chaque main, le pilote s’avance vers la pente en se penchant en avant. L’air s’engouffre dans l’aile, se gonfle et monte au-dessus de lui. Une fois l’aile au-dessus, il faut la maintenir dans cette position en actionnant les freins. Une fois les vérifications terminées, il se met à courir à grand pas jusqu’à ce que l’air atteigne environ les 30 km/h pour que l’aile puisse supporter le poids du pilote et le soulever. Une fois la manœuvre de décollage effectuée, il s’installe confortablement dans la sellette. Le gonflage face à la voile est une autre méthode de décollage plus simple et moins périlleuse. Car, il offre un meilleur champ de vision sur l’aile. Pour ce faire, le pilote doit inverser ses repères en inversant le freinage à droite et à gauche du décollage dos à la voile. Le principe est le même que celui énoncé précédemment sauf que cette fois le pilote peut vérifier l’état de son aile lors du gonflage. Une fois l’opération de gonflage terminée il se retourne et se met à courir.
L’étape suivante est l’atterrissage qui constitue un exercice délicat en parapente. Le principe étant le même que pour les avions, il faut prévoir à l’avance le lieu d’atterrissage. La première phase est l’approche, qui consiste à se mettre face au vent en se mettant sur une trajectoire face au point d’atterrissage, à une altitude et à une distance favorables. Se mettre face au vent, permet un atterrissage en douceur sans casse. Pendant l'atterrissage, la vitesse du vent doit être supérieure à celui du parapente. A environ cinq mètres du point d’arrivée, on actionne légèrement les freins pour que le pilote remonte un petit peu. Ainsi, on aura alors un atterrissage réussi, tout en douceur. Le vol se fait juste avec un léger vent.
Enfin pour le déplacement, le pilote doit utiliser les courants ascendants. Il en existe deux types : les courants thermiques et les courants dynamiques. Le vol nécessitant le courant thermique utilise le mouvement ascensionnel produit par la présence d’air plus chaud que la température ambiante. Tandis que le vol dynamique consiste à utiliser la trajectoire du vent, là on est un peu forcé à suivre le relief, qui suit alors une trajectoire verticale pour le surmonter. C’est cette ascendance qui permet au pilote de maintenir son vol. Le parapente est équipé de radio afin de pouvoir bénéficier d’un encadrement, d’un altimètre, d’un variomètre et d’un GPS. L’utilisation de ces trois matériels permet de déterminer avec soin le point d’atterrissage. Pour pouvoir voler seul avec un parapente, il faut obligatoirement avoir une assurance en responsabilité aérienne et une autorisation du propriétaire du terrain de décollage et d’atterrissage.
Le saviez-vous ?
Le détenteur du record de vitesse en parapente est un sportif français nommé Charles Cazaux. Il a accompli ce succès sur un terrain triangulaire plat de 25km et il a atteint une vitesse moyenne de 41,15 km/h.


