Le workaholism

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Tout le monde a déjà travaillé tard, emmené du travail à la maison pour terminer un dossier ou un projet. Mais chez certains, c’est devenu une règle, et le bureau ne quitte plus leurs pensées soirs et week-ends même arrivés chez eux. Le travail est omniprésent dans leur vie. Pour ces drogués du travail, le workaholism est une véritable addiction difficile à vivre et dont il est dur de se séparer.

Workaholism aux Etats-Unis, Karoshi au Japon, Ergomanie au Canada… l’addiction au travail est une réalité dans de nombreux pays, et toucherait 1 à 5 % de la population.

Définition

Le workaholism est un terme anglais qui désigne les bourreaux de travail. Ce terme a été inventé par analogie à l'alcoolisme (« alcoholism » en anglais) et se caractérise par une durée importante consacrée au travail (au minimum cinq heures chaque jour), un investissement professionnel très important. Souvent le workaholic a un profil psychologique de type obsessionnel compulsif, ses préoccupations tournent autour de l'ordre et du perfectionnement, il montre une réticence à déléguer des tâches ou à travailler avec quelqu'un d'autre, et néglige sa famille et autres relations sociales.

A savoir : bien que surtout destiné au monde du travail, le workaholism peut aussi toucher les loisirs (tels que les jeux vidéos, internet, le sport, la musique, l'art, un blog, ...) de la personne.

Un des maux du siècle ?

Le terme workaholism a été utilisé pour la première fois en 1968 dans un article  du journal « Pastoral Psychology ». Il a été popularisé en 1971 par Wayne Oates dans son livre autobiographique (véritable best-seller aux Etats-Unis) « Confessions of a Workaholic ». Depuis, le terme est entré dans le langage courant, et se répand surtout depuis les années 1990 tout comme l’addiction elle-même. Cette dévotion à son travail vient d’ailleurs de cette époque là, où chacun donnait tout son temps à son travail. On trouve de très nombreux cas de workaholics aux Etats-Unis, là où le travail semble moins réglementé. Car en France avec les 35 h et les 5 semaines de congés payés, il est plus facile de se détacher du travail qu’un américain qui travaille 6 jours sur 7 et qui a environ 2 semaines de congés payés par an.

Pourtant cette addiction n’est vraiment pas à prendre à la légère, car elle use l’individu et son Entourage. Le malade peut aussi être sujet à des maux de tête, une dépression, des troubles du sommeil, des lombalgies, des troubles coronariens, des ulcère de l'estomac et de l'intestin ou de l’hypertension artérielle. Parfois, dans sa forme extrême, cette dépendance peut mener à la mort suite au syndrome d'épuisement professionnel, le burnout (reconnue comme une maladie professionnelle au Japon, où la famille de la victime peut demander un dédommagement de l'employeur, pour manque d'assistance à son employé, dont le comportement était autodestructeur).

Les causes

Les causes sont nombreuses et varient aussi selon le pays. Mais en général, le workaholic tombe dans une addiction au travail car pour lui c’est un moyen d'échapper à une situation de stress, c’est un moyen de protection vis-à-vis des tensions anxieuses ou de troubles dépressifs. Le workaholic recherche ainsi une valorisation de lui-même à travers le travail car il a une mauvaise image de lui-même, ou souffre d’un problème d’identification. Et dans certains cas, c’est tout simplement la reproduction du modèle parental ou même une suite presque logique à une hyperactivité lors de l’enfance.

Comment s’en apercevoir ?

Certaines études montrent que le workaholism touche plus les classes moyennes et supérieures dans les deux sexes et essentiellement les professions libérales (médecin, Avocat, juristes,...). Le symptôme le plus significatif du workaholic est la dépendance plus que fusionnelle qu’il a avec son travail. Le principe est assez simple : le malade se sent obligé de travailler sans cesse, comme si une pression interne le rendait coupable dès qu’il prend un moment de libre, et l’angoisse qu’il ressent lorsqu’il ne travaille est telle, qu’il se sent plus que tout obligé de travailler. Mais attention, ce n’est pas le fait de travailler même 60 heures dans la semaine parce qu’il le faut qui fait d’une personne un workaholic. C’est le fait de travailler parce que l’on en a besoin.

Pour certains spécialistes, le problème est plus qu’une simple addiction. Le workaholism serait même une forme particulière de trouble obsessionnel compulsif (TOC). La personne ne pense qu’au travail, qui devient un rituel véritablement obsédant dans sa vie, entraînant des comportements compulsifs, mais qui ne concernent pas l’hygiène personnelle ou la maison mais le travail.

Le traitement

Avant même de traiter quoi que ce soit, la première chose est que le workaholic reconnaisse son trouble. Et la majorité des bourreaux de travail ne se rendent pas compte de leur dépendance…. jusqu'au jour où ils rencontrent de graves problèmes de santé ou familiaux. Il existe aussi un questionnaire spécifique « The work addiction Risk test » de Bryan Robinson, qui permet de se rendre compte des choses et de dépister la dépendance. Des médicaments type antidépresseur peuvent être prescrits mais surtout, les thérapies comportementales et cognitives doivent être suivies car elles permettent de mettre en place des stratégies pour reprendre en main sa vie familiale et professionnelle... seul moyen de s’en sortir.

Le saviez-vous ?

Au Japon, le workaholism est un phénomène particulièrement répandu, et il existe 350 centres d'aide spécialement dédiés à cette pathologie.

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Auteur : Dominique A.C. - Le 21 juillet 2009

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workaholic

Le workaholism est un terme anglais qui désigne les accros au travail.

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