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Le vaccin HPV

Le vaccin HPV protège de l'infection par le Papillomavirus humain. Ce virus est responsable des infections sexuellement transmissibles et est souvent à l'origine du développent du cancer du col de l'utérus.

Le virus du papillome humain (VPH) également connu sous le nom de HPV (pour Human papillomavirus), est un virus courant. Il est responsable de la plupart des infections sexuellement transmissibles les plus fréquentes.

Ce virus à ADN comporte plus de 200 génotypes différents. L'infection de certains génotypes entraîne uniquement l'apparition de condylomes acuminés (également appelés verrues génitales, ou végétations vénériennes).
Ces manifestations sont bénignes. La verrue s'évanouit le plus souvent d'elle même ou peut être traitée de façon efficace par médicament. Malheureusement, certaines formes de génotypes de Papillomavirus humain sont à l'origine du développement de 70% des cancers du col de l'utérus. Cette découverte a poussé les chercheurs à développer un vaccin qui pourrait prévenir contre ces virus et éradiquer du même coup le cancer du col de l'utérus de la planète. Deux vaccins ont ainsi été mis au point : le Gardasil et le Cervarix. La vaccination systématique des jeunes filles a été préconisée aux Etats-Unis, en Australie et dans quelques pays d'Europe dont la Suisse.

Deux vaccins HPV

Le vaccin contre le HPV, existe aujourd'hui sous 2 formes. Le Gardasil est le vaccin le plus complet. Il est dit quadrivalent puisqu'il protège contre les infections à papillomavirus de génotypes 6, 11, 16 et 18. Le second vaccin appelé Cervarix est moins complet puisqu'il ne protège que des génotypes 16 et 18. Ces deux génotypes sont parmi les causes connues les plus fréquentes des lésions précancéreuses du col utérin. Les génotypes 6 et 11 sont quant à eux responsables d'environ 90% des affections bénignes autrement dit ces cancers non invasifs du col de l'utérus.

Selon les estimations des chercheurs, le Gardasil permet d'être immunisé au moins cinq ans. Son efficacité est particulièrement vérifiable chez les femmes non infectées par un des virus contenus dans le vaccin injecté. Lorsque la femme est déjà infectée, le vaccin perd tout son intérêt. Cela explique pourquoi le vaccin est indiqué en priorité chez les adolescentes n'ayant jamais eu de rapports sexuels et chez les femmes de moins de 24 ans répondant aux mêmes critères. Un vaccin n'étant jamais efficace à 100%, l'usage des préservatifs et le dépistage du cancer du col de l'utérus classique par frottis sont toujours d'actualité même pour les femmes vaccinées. La vaccination nécessite trois injections (0, 2 et 6 mois).

Une vaccination controversée

Suite à la généralisation de la vaccination aux Etats-Unis, plusieurs cas entraînant des effets secondaires mortels ont été enregistrés. Ces décès ont fait la une des journaux télévisés en remettant en cause le bien fondé d'une technologie basée sur les OGM. Le manque de recul et l'impossibilité de savoir si un rappel sera nécessaire passé 5 ans a fait enfler la polémique. Devant les flous encore persistants sur les bienfaîts et méfaits du vaccin, de nombreuses familles américaines ont préféré boycotter le vaccin.

Le saviez-vous ?

Si le cancer du col de l'utérus fait peur, son apparition est facilement détectable avec un frottis. Les effets indésirables du vaccin étant encore mal maîtrisés, la France réfléchit encore à une vaccination systématique.

Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 04/05/2009

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La vaccination systématique des jeunes filles a été préconisée aux Etats-Unis, en Australie et dans quelques pays d'Europe dont la Suisse.

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