L'hydrocution : mieux vaut prévenir…

Partager l'article sur Facebook

L’hydrocution est un accident plus ou moins grave pouvant survenir de façon brutale. Quels en sont les origines, les signes et les conséquences ? Comment prévenir l’hydrocution ?

L’hydrocution est une syncope réflexe, ou syncope d’immersion, qui survient le plus souvent au moment de l’entrée d’un corps ayant trop pris le soleil dans une eau à une température trop froide, entraînant un choc thermique. Se produisent alors un arrêt réflexe de la respiration et/ou une perte de connaissance. Tout le monde peut subir une hydrocution, la notion de bon nageur est à écarter lors de cet accident pouvant avoir des conséquences plus ou moins graves. On estime tout de même qu’il faut surveiller les enfants et les personnes âgées. Les vaisseaux sanguins sont très espacés afin d’optimiser la circulation du sang, notamment lors de grandes chaleurs. On parle ainsi vasodilatation. C’est grâce au rythme cardiaque accéléré que le refroidissement s’effectue. En entrant dans une eau froide, la peau est subitement refroidie et les vaisseaux se contractent. On parle de vasoconstriction et là, le risque d’hydrocution est proche…

L’hydrocution : ça arrive quand ?

On sait que l’hydrocution est très risquée lors d’une exposition prolongée au soleil et une baignade dans une eau froide. Mais d’autres contextes peuvent entraîner une hydrocution sachant que leur point commun reste le choc thermique en raison d’une différence nette de température. Plonger dans l’eau après une exposition durable au soleil, prendre une douche glacée, un bain brûlant ou nager dans une eau très froide, pratiquer la course à pied, faire un volley de plage ou tout effort physique soutenu et aller se baigner ensuite sans attendre de récupérer après l’effort ou encore une allergie avérée à l’eau de mer ou au froid font partie des risques. Un autre risque, moins connu, existe, avoir fait un repas trop arrosé ou trop copieux : les vaisseaux peuvent se dilater et faire monter votre température.

Des signes qui ne trompent pas

Une hydrocution peut être reconnaissable selon un certain nombre de signes physiologiques quand elle n’arrive pas brutalement. Parmi les plus évocateurs, les vertiges, les frissons allant jusqu’au claquement des dents, la sensation d’un malaise proche, des démangeaisons à un ou plusieurs endroit(s) du corps, une angoisse forte, des troubles de la vue, des crampes ou encore une fatigue soudaine. L’ensemble de ces troubles sont dus, en partie, à la vasoconstriction qui se produit au moment du choc thermique, ce qui entraîne l’augmentation de la pression artérielle et le ralentissement de l’irrigation du cerveau : moins d’oxygène égal perte de conscience.

Comment éviter une hydrocution ?

Le premier déclic à avoir pour éviter la syncope réflexe, ne pas aller se baigner après une exposition prolongée au soleil surtout si la température de l’eau n’excède pas 18°C. Mais il s’agit également de respecter un certain nombre de précieux conseils comme celui de ne pas faire de baignade prolongée les premiers jours, d’entrer dans l’eau par étape, en se mouillant le cou, le bas du dos, le ventre et toute zone que vous jugez sensible à l’eau. En effet, vous mouiller par étape va mettre les vaisseaux sanguins de votre corps en condition. Autres conseils précieux, éviter de se baigner dans des zones sans surveillance, ne pas consommer d’alcool avant une baignade car l’alcool entraîne la dilatation des vaisseaux alors qu’il est fortement recommandé de boire de l’eau, se protéger du soleil en appliquant une crème solaire efficace. Dernier conseil, très connu celui-ci, attendre au moins trois heures après un repas. Et pour cause, l’estomac et les intestins doivent être nourris en oxygène pour bien digérer : qui dit oxygénation, dit afflux de sang vers ces deux organes et à ce moment-là, votre corps n’est plus capable de réguler la chaleur. Mais, à ce jour, aucune étude n’est venue confirmer le risque d’hydrocution après un repas…

Les gestes qui sauvent…

Si vous êtes témoin d’une personne faisant un malaise dans l’eau, il faut bien sûr sortir la personne de l’eau et la réchauffer en veillant à la placer en position latérale, la position de sécurité avant l’arrivée des secours. Si la personne perd connaissance, qu’elle fasse un arrêt cardiaque ou respiratoire suite à l’hydrocution, il faut pratiquer d’urgence un massage cardiaque et un bouche-à-bouche afin de la réanimer. Ce massage doit être réalisé dès les premières minutes suivant la syncope. Il sera toujours utile de rappeler qu’il y a deux numéros d’urgence à faire en priorité, le 18 pour les pompiers et le 15 pour le Samu.

A savoir

  • Une hydrocution peut avoir des conséquences si elle a entraîné une mauvaise oxygénation du cerveau : il se peut que la personne ait ainsi des lésions nerveuses.
  • Il ne faut pas confondre l’hydrocution avec la noyade. Cette dernière est due à l’absorption d’une grande quantité d’eau dans les poumons et à la formation d’un œdème.
  • L’hydrocution n’est pas toujours la cause d’une noyade mais si tel est le cas, on parle de noyade syncopale.

Envoyer par mail

Auteur : Christelle Yanez - Le 02 septembre 2010

Commentaires

Publier un commentaire