MST : attention danger !
Les MST, abréviation de maladies sexuellement transmissibles sont en recrudescence depuis quelques années. Parmi ces maladies, certaines sont mortelles comme le sida, les hépatites, d'autres sont plus simplement douloureuses comme la Syphilis, l'herpès et autres mycoses.
Si dans les années 90 la peur du sida a fait régresser globalement et de façon conséquente les cas de MST grâce notamment aux campagnes en faveur du port du préservatif, depuis le début des années 2000, les MST reviennent en force en France. Le sida est la MST la plus fréquente et malheureusement la plus dangereuse dans le monde.
En France, chaque année, entre 4 000 et 6 000 nouvelles contaminations sont constatées. L'Hépatite B et C est aussi en recrudescence. On estime actuellement à 5 000 les nouveaux cas d'hépatite C par an en France s'ajoutant à quelques 800 000 infections avérées. L'hépatite B quant à elle touche en France 300 000 personnes. Cette maladie virale attaque de façon quasi irrémédiable le foie et dégénère en cirrhose aggravée et en cancer du foie.
Plus bénigne, la syphilis, elle aussi est en recrudescence. Cette maladie avait quasiment disparu depuis 1990 mais elle revient dans les années 2000. Moins grave que le sida, cette infection bactérienne se traduit par une ulcération (chancre) au niveau des muqueuses génitales, anales ou buccales. Cette maladie est extrêmement contagieuse mais heureusement, si elle est dépistée tôt, une seule injection de pénicilline suffit pour l'éradiquer. Dans le registre des MST gênantes mais moins sujettes à des séquelles graves on peut également noter les mycoses et les herpès.
Un diagnostic précoce essentiel
Sachant que ces maladies virales ou bactériennes sont extrêmement contagieuses, le meilleur des moyens pour s'en protéger est d'adopter une hygiène stricte ainsi qu'une protection efficace, autrement dit un préservatif pour chaque rapport sexuel.
Sachant que la prévention est la seule arme vraiment efficace, il est plus que jamais recommandé d'être prudent et de sortir couvert ! Si pour une raison ou une autre, un rapport non protégé ou une rupture de préservatif sont intervenus avec une personne à risque (toxicomane, partenaires multiples...), il est important de consulter dans les plus brefs délais. En effet, le diagnostic précoce des maladies sexuellement transmissibles est essentiel. Souvent insidieuses, ces maladies ne provoquent pas toujours des signes cliniques évidents qui pourraient donner l'alerte. Dans la plupart des cas, plus le diagnostic est posé tôt plus les risques de séquelles seront minimisées. En cas de doute, il est donc plus que prudent de faire procéder à des tests pour rechercher une infection génitale, mais aussi une contamination par le virus de l’hépatite B ou le VIH.
Au moindre symptôme, réagissez !
Tout symptôme génital quel qu'il soit doit être pris très au sérieux dans les meilleurs délais. Ces symptômes peuvent être visibles comme des ulcérations, des érosions, des boutons ou des végétations. Il peut s’agir aussi de douleurs lors des rapports, de pertes vaginales ou de saignements, de douleurs pelviennes chez la femme, d’écoulement urétral chez l’homme... Certaines brûlures urinaires sont également les symptômes d'une MST.
Le saviez-vous ?
La Chlamydia trachomatis, moins connue du grand public, que les anciens appelaient « vérole » ou « Chaude-pisse » est quant en elle en stagnation fort heureusement puisqu'elle est responsable entre autres de nombreux cas d'infertilité.


