Le choléra : un mal endémique et contagieux
Le choléra est une toxi-infection intestinale humaine contagieuse due à une bactérie, Vibrio cholerae. En l’absence de traitement, le choléra est fatal dans plus de la moitié des cas. La maladie sévit de façon endémique.
Le choléra est une toxi-infection entérique épidémique découvert par Koch en 1883. La maladie contagieuse est due au bacille virgule, le Vibrio cholerae. Cette infection intestinale aiguë se caractérisée par des diarrhées banales ou cataclysmiques qui peuvent rapidement provoquer une déshydratation grave et entraîner la mort en l'absence d'un traitement rapide.
La contamination
La contamination du choléra se fait par contact direct avec les malades. Il se transmet par voie orale, par l’eau de boisson ou des aliments souillés et par des matières d’origines fécales. Mais il est assez rare que le choléra contamine par un contact direct de personne à personne.
Le vibrion cholérique est souvent présent dans le milieu aquatique comme l'eau saumâtre et les estuaires. Ce bacille s'associe souvent aux algues. Les êtres humains constituent également un des réservoirs de la forme pathogène du Vibrio cholerae. L'incubation est courte de 1 à 3 jours.
Les symptômes du choléra
La maladie débute brutalement par une diarrhée liquide, abondante et fréquente en jet, des vomissements et une angoisse. Cette entérite entraîne une fatigue importante, une soif intense, des crampes musculaires et une hypothermie. Les selles sont incolores et inodores et la perte de poids est rapide. En l'absence de traitement, cette modification métabolique peut provoquer la mort en un jour ou deux jours.
Prévention contre le choléra
Dans les zones endémiques, la prévention du choléra consiste essentiellement aux bonnes conditions d'hygiène, à un approvisionnement suffisant en eau de boisson saine ainsi qu'à une bonne hygiène alimentaire. Des mesures préventives simples et efficaces d’hygiène alimentaire peuvent être employées, comme empêcher le croisement de la chaîne alimentaire avec la chaîne des excréments, cuire complètement les aliments et éviter les fruits de mer, les légumes et fruits crus qui n'ont pas été épluchés. Il est important de se laver soigneusement les mains.
Il existe un vaccin dont l'efficacité n’est pas souveraine d’autant qu’il est efficace de six mois à un an et ne protège qu'environ la moitié des sujets vaccinés. En France ce vaccin est commercialisé, principalement pour les voyageurs. Un vaccin par voie buccale, actif en une seule prise a été mis au point. Une prophylaxie médicamenteuse par une dose unique de tétracycline (doxycycline), représenterait un bon moyen pour assurer la protection des individus en zones d'endémie.
Le traitement du choléra
Le traitement réside principalement sur une réhydratation par voie orale ou intra-veineuse. La réhydratation est associée à des antibiotiques. Souvent, la seule administration d'un liquide de réhydratation orale suffit dans 80 à 90 % des cas, mais une perfusion peut être nécessaire en cas de déshydratation prononcée. Dans les cas graves, un antibiotique efficace peut réduire le volume et la durée de la diarrhée et la période d'excrétion du vibrion.
Le saviez vous ?
Dès le XIXe siècle, le choléra a été la première maladie pestilentielle à faire l’objet d’une surveillance internationale. En France, quelques cas de choléra sont dénombrés chaque année dont la plupart ont été contractés à l'étranger.

