La rubéole : une vaccination indispensable
La rubéole est l’une de ces maladies infantiles qui se caractérisent par une éruption cutanée ou exanthème. Généralement bénigne pour l’enfant, elle représente un grand danger pour les femmes enceintes.
Cette infection très contagieuse est due à un virus de la famille des togaviridae. L’infection est immunisante, c’est-à-dire que les anti-corps développés au cours d’une première contagion ou d’une vaccination protègent le sujet contre toute infection ultérieure.
Les symptômes
La période d’incubation, 15 jours environ, est silencieuse c’est-à-dire sans symptômes apparents, c’est aussi au cours de cette période que le virus s’attrape le plus facilement… Ensuite, une fièvre modérée apparaît suivie 48 heures plus tard d’une éruption sur le visage, le tronc et les membres. L’exanthème est peu caractéristique, parfois même à peine visible, mais parfois accompagné d’autres symptômes révélateurs comme des ganglions au niveau de la nuque, une céphalée (maux de tête), et une pharyngite, qui aideront le médecin à établir le diagnostic. À part traiter la fièvre avec un antithermique (paracétamol, comme le Doliprane), il n’existe pas de traitement curatif, et l’éruption disparaît en général au bout de 3 à 4 jours.
La rubéole congénitale
En début de grossesse, un test établira si la femme enceinte est immunisée ou non contre la rubéole, car une contagion éventuelle représente un grand danger pour le fœtus surtout durant le premier trimestre. La contagion au cours de la grossesse peut provoquer une fausse-couche et le fœtus risque des malformations touchant les yeux, le cœur, l’oreille interne et un retard dans le développement psychomoteur. On parle alors de rubéole congénitale. La contagion peut progresser vers une rubéole congénitale chronique évolutive, c’est-à-dire qu’à la naissance, l’infection perturbe la croissance de l’enfant et peut engager le pronostic vital. Le taux de mortalité au cours de la première année de vie est, dans ce cas, de 1 sur 5, ce qui est énorme…
Les campagnes de vaccination
80 à 95% des femmes enceintes sont immunisées contre la rubéole, soit parce qu’elles ont contracté la maladie dans l’enfance soit parce qu’elles ont été vaccinées. En 1970, le vaccin de la rubéole a été généralisé en France pour les jeunes filles et les femmes en âge de procréer Depuis 1986, il est étendu aux enfants de 12 à 24 mois. L’objectif de l’OMS (organisation mondiale de la santé) est d’éradiquer la maladie des pays européens d’ici 2010 et de ramener les cas de rubéole congénitale à un taux de 1 pour 100 000. Malheureusement, en France, la fréquence de la rubéole congénitale est encore de 1 à 4 pour 10 000.
Mesures à prendre : la vaccination des enfants et la protection des femmes enceintes
La 1ère injection se fait entre 12 et 15 mois en même temps que la rougeole et les oreillons. Une deuxième injection doit être fait avant l’âge de 6 ans. Si vous êtes enceinte et que vous n’êtes pas immunisée, il vous faut à tout prix éviter d’être en contact avec une personne contaminée par la rubéole. Si vous avez tout de même été exposée, vous devrez faire des tests sanguins qui établiront si vous avez contractée la maladie. Si ceux-ci se révèlent positifs, il faudra procéder à une amniocentèse pour évaluer les risques pour votre enfant.
Le saviez-vous ?
Le vaccin ROR (rougeole, oreillons, rubéole) est remboursé à 100 %, bien que la vaccination contre la rubéole ne soit pas obligatoire…

