La mononucléose, un infection virale bénigne
La mononucléose aussi appelée la maladie du baiser est le plus souvent une infection virale bénigne chez les ados et les jeunes adultes. Mais plus l'on avance en âge et plus les complications surgissent.
La mononucléose infectieuse est très fréquente et banale chez les jeunes de 15 à 25 ans. Cette maladie due à un virus de la famille des herpès et de la varicelle, le virus d’Epstein Barr se transmets par la salive ce qui explique pourquoi généralement on la surnomme la maladie du baiser. Le virus se développe uniquement dans une catégorie très particulière de globules blancs (ceux ne possédant qu'un seul noyau). Le virus étant présent dans la salive de près de 20% de la population, aucune mesure particulière n'est véritablement possible à instaurer pour éviter la contagion. Un vaccin est toutefois actuellement à l’étude pour répondre aux besoins spécifiques de populations à risques.
Les symptômes de la mononucléose
La mononucléose se rencontre principalement chez les adolescents et les jeunes adultes. Elle se transmets exclusivement par la salive soit par contact direct soit lorsque l'on tousse. La transmission est exceptionnelle par la voie du sang. Cette maladie se traduit par des symptômes qui peuvent passer totalement inaperçus. Le plus souvent, en effet, la mononucléose occasionne uniquement une baisse de forme. La personne atteinte se sent fatiguée, fiévreuse, et perd l'appétit. Les ganglions au niveau du cou des aisselles et de l'aine sont légèrement gonflés. La période d’incubation est comprise entre 2 et 6 semaines et augmente avec l’âge. Le diagnostic est posé suite à une prise de sang qui révèle une augmentation des lymphocytes.
Dans de rares cas, la maladie peut se compliquer chez l'adolescent et notamment engendrer des troubles respiratoires dus à l’hypertrophie de ganglions, une jaunisse, une augmentation de volume de la rate, des atteintes méningées, nerveuses ou cardiaques, des réactions auto-immunes. Chez l'adulte, l'infection peut prendre un tour plus grave avec l'apparition de fortes fièvres persistantes et des risques hépatiques importants nécessitant une hospitalisation. Les cas chez l'adulte sont de plus en plus courants en raison des grandes améliorations de l'hygiène de vie et corporelle de ces dernières années.
Les traitements de la mononucléose
Les symptômes s'évanouissent le plus souvent d'eux-mêmes au bout de quelques semaines. Le corps sait en effet fabriquer les anticorps adéquats pour se débarrasser de ce virus indésirable. Les traitements médicaux sont dans la grande majorité des cas inutiles. L'utilisation de produits thérapeutiques spécifiques de type interféron, aciclovir sont toutefois quelque fois nécessaires chez les personnes immuno-déprimées. L'aspirine courante est également utilisée pour faire descendre la fièvre quand elle devient gênante. Le meilleur traitement reste de toute façon le repos ! Un cocktail de vitamines et de magnésium peut aider à retrouver plus rapidement la forme. Lorsque le patient double sa mononucléose par une angine, la surinfection peut être traitée avec des antibiotiques et non avec de la pénicilline afin d'éviter la survenue d'éruption cutanée.
Le saviez-vous ?
On estime que 9 adultes sur 10 ont déjà contracté la maladie en France sans même s'en apercevoir. Il y aurait en France entre 70 000 et 100 000 cas par an.

