L'ostéoporose, une perte de la masse osseuse
L'ostéoporose est silencieuse. Elle touche principalement les femmes après la ménopause et fragilise les os au point de favoriser les fractures osseuses notamment du col du fémur.
Tout au long de la vie, le corps renouvelle constamment et naturellement ses tissus osseux.
Ce renouvellement que l'on appelle aussi remodelage osseux se fait par minuscules touches successives de ça et delà. Il se traduit tout d'abord par une résorption osseuse infime et localisée (une sorte de cavité) qui est ensuite comblée par de l'os nouveau. Passé la période de croissance de l'enfance et de l'adolescence, le corps produit moins de tissu osseux qu'il n'en résorbe. Le bilan est donc déficitaire naturellement pour chacun d'entre nous avec l'âge. Lorsque le capital osseux est faible en fin de croissance, la perte de la masse osseuse devient de plus en plus déficitaire : c'est l'ostéosporose. Le bilan déficitaire s'aggrave encore après la ménopause chez les femmes passé 50 ans. Chez les hommes, le bilan déficitaire devient favorisateur de fracture généralement plus tard (autour de 70 ans). L'alimentation, le manque d'exercice physique et l'alitement favorise la survenue de l'ostéosporose également. Certaines maladies génétiques ont également un effet négatif sur la masse osseuse. Le facteur héréditaire de l'ostéosporose est aujourd'hui avéré.
Les symptômes de l'ostéosporose
L'ostéosporose est considérée par les médecins comme une maladie silencieuse puisqu'aucun symptôme particulier ne la caractérise. Il n'empêche que le risque est réel puisque les os du squelette sont fragilisés. Les risques de fractures sont donc plus importants chez les personnes en déficit de masse osseuse. Les risques sont encore plus importants chez les femmes après la ménopause. L'altération de la microarchitecture osseuse entraîne une fragilité augmentant avec l'âge et favorisant les fractures du col du fémur notamment mais aussi des os du poignet, de la colonne vertébrale. Sachant qu'aucun signe clinique ne vient alerter les personnes touchées par l'ostéosporose, le diagnostic est généralement posé suite à un examen spécifique aux rayons X DEXA. Ces rayons mesurent la densité minérale osseuse par ostéodensitométrie. On parle d'ostéoporose si cette densité est en dessous de 2.5 déviations standards par rapport à la normale.
Les traitements de l'ostéosporose
Lorsque l'ostéosporose est installée, il n'existe malheureusement pas de solution miracle ! Les médicaments disponibles notamment pour les personnes à risque (femme ménopausée principalement) consistent à diminuer le risque de fracture en proposant une supplémentation en calcium. Cette technique et quelques autres comme l'administration de bisphosphonates, de SERMs (Selective Estrogen Receptor Modulator) et de ranélate de strontium apportent un léger mieux mais les avis scientifiques sont très controversés. Les traitements hormonaux contre les effets de la ménopause sont également actuellement remis en question. En fait, la meilleure arme contre l'ostéosporose est de la prévenir dès l'enfance par une alimentation riche en calcium et en vitamine D et pauvre en protéines. L'activité physique régulière augmente également les chances de conserver son capital osseux.
Le saviez-vous ?
L'ostéosporose est due principalement au mode de vie. Les plus fortes moyennes dans la population s'observent chez les Esquimaux, aux Etats-Unis, en Finlande, en Suède et au Royaume-Uni. Le taux de calcium ingéré n'est semble-t-il pas le seul facteur déterminant. Selon les dernières recherches sur la question, l'apport massif de protéines animales dans l'alimentation est un facteur aggravant.


