L'infarctus du myocarde : quand le coeur manque d'oxygène
L'infarctus du myocarde aussi connu sous le nom de crise cardiaque est une urgence médicale. Une ou plusieurs artères irriguant le coeur se bouche(nt) ce qui provoque un défaut d'oxygénation du muscle du coeur pouvant engendrer la mort des cellules cardiaques.
Le coeur est un muscle qui se doit d'être oxygéné en permanence par l'irrigation du sang. Le sang est apporté par trois artères coronaires : Inter-Ventriculaire antérieure, Circonflexe et Coronaire Droite. Dans l'hypothèse où l'une de ces artères se bouche, le muscle du coeur (le myocarde) manque d'oxygène. Ce défaut d'irrigation abouti à une douleur intense mais aussi dans certains cas prolongés de non irrigation, à la mort des cellules du coeur. La zone touchée présentera ensuite des séquelles plus ou moins prononcées qui se traduiront notamment par des défauts de contraction.
Les symptômes de l'infarctus du myocarde
Le principal symptôme de l'infarctus du myocarde est une douleur intense dans la région thoracique. La sensation est fulgurante, comme si la cage thoracique était prise dans un étau. La douleur irradie dans le dos, les épaules, la mâchoire, le bras et la main gauche, l'estomac. Dans la majorité des cas, la douleur est augmentée d'une grande angoisse et d'une vraie difficulté à respirer. Ceci est le cas typique de l'infarctus du myocarde mais de nombreuses variantes sont possibles avec pour certains cas, assez rares, une crise cardiaque sans aucune douleur. Les dégâts causés dans ces cas particuliers par le dysfonctionnement d'irrigation ne seront décelés que dans le cadre d'un électro-cardiogramme de routine.
Les facteurs de risque
L'obstruction d'une des artères menant le sang au coeur est dans la moitié des cas d'origine inexpliquée sans lien directe avec un facteur de risques. Malgré cela, des facteurs de risques aggravants sont bien connus. Il s'agit principalement du tabac, de l'âge, du manque d'activités physiques, du diabète, du stress, de l'hypertension artérielle non régulée... Certaines familles sont également génétiquement prédisposées à la survenue d'un infarctus du myocarde.
Les traitements de l'infarctus du myocarde
Le premier traitement en urgence lors de la survenue d'un infarctus du myocarde est de déboucher l'artère obstruée pour rétablir la circulation sanguine et ainsi limiter les séquelles. Ce « débouchage » doit être réalisé idéalement dans les 4 heures qui suivent la crise et dans tous les cas dans les 12 heures qui suivent la crise. Plusieurs techniques existent pour désobstruer une artère.
La première consiste en une injection médicamenteuse en intra-veineuse d'un médicament qui va dissoudre le caillot dans l'artère (technique de la Thromboluse – Fibrinolyse).
Le seconde plus lourde consiste à recourir à la chirurgie (angioplastie) en introduisant au cours d'une coronarographie un cathéter dans l'artère qui va dilater la zone lésée. Cette technique instrumentale est souvent associée à la pose d'une sorte de ressort (Stent) pour maintenir l'artère de l'intérieur. Une fois que la circulation est rétablie, des examens complémentaires seront réalisés pour le cas échéant pratiquer des actes de chirurgie plus lourds mais beaucoup plus pérennes comme des pontages Aorto-Coronariens (PAC).
Le saviez-vous ?
La prise quotidienne en quantité infime d'aspirine (84 mg soit un tiers d'une dose pour enfant) réduit nettement les risques d'infarctus. L'aspirine favorise en effet la fluidité du sang. La dose nécessaire est très petite : 84mg pour un individu de corpulence moyenne, ce qui représente à peine le tiers d'une dose pour enfant.


