La cruralgie, l'inflammation du nerf crural
La cruralgie est souvent assimilée à la sciatique à juste titre. De fait, les deux pathologies sont très proches puisqu'elles touchent toutes deux des nerfs du membre inférieur : l'une sur la partie antérieure et l'autre sur la partie postérieure !
Moins connue et moins fréquente aussi que la sciatique, la cruralgie est une atteinte du nerf crural ou des racines lombaires qui constituent le nerf crural. Ce nerf aussi appelé nerf fémoral innerve la partie antérieure de la cuisse. Il prend naissance au niveau du rachis lombaire (bas du dos) et innerve à droite et à gauche l'intérieur de la paroi lombaire et le petit bassin avant de pénétrer dans la cuisse. La racine nerveuse sort du rachis lombaire soit entre la troisième et quatrième vertèbre lombaire soit entre la quatrième et cinquième vertèbre lombaire. Lorsque ce nerf est irrité, la douleur est fulgurante comme la sciatique mais au lieu de se situer sur la partie postérieure de la jambe elle touche cette fois la partie antérieure, au niveau de l'avant de la cuisse (quadriceps crural).
Causes et symptômes
La cruralgie résulte d'une irritation du nerf crural suite à une lésion le plus souvent dû à un conflit entre un disque intervertébral. Ce conflit peut provenir soit d'une arthrose, soit d'un kyste, d'une tumeur maligne, une amyotrophie (diminution du volume des muscles). Selon que le nerf sort entre la troisième et quatrième vertèbre lombaire ou entre la quatrième et cinquième vertèbre lombaire, la douleur est variable. Dans tous les cas la douleur suit le circuit du nerf. Si la racine L3 est touchée la douleur suite le bord externe de la fesse et devant la cuisse puis la face interne du genou. Si la racine L4 est touchée, la douleur descend dans la fesse et sur le côté externe de la cuisse pour se poursuivre au dessus du genou jusqu'au dessus du pied. La douleur s'accompagne d’une diminution ou d’une abolition du réflexe rotulien. Généralement, la cruralgie concerne le plus souvent les individus après l'âge de 50 ans. Le médecin peut poser son diagnostique à l'aide de différents tests de flexion et d'extension.
Les traitements de la cruralgie
Comme la sciatique, la cruralgie s'estompe d'elle-même en quelques semaines sous conditions de repos absolu. Pour aider le patient à surmonter la douleur vive même la nuit, les médecins prescrivent généralement des antalgiques (antidouleurs) et les anti-inflammatoires. Si la douleur persiste, il est possible de compléter le traitement avec des infiltrations de corticoïdes dans un second temps. L'autre possibilité de traitement est de faire procéder à une manipulation par un ostéopathe. Cette pratique donne le plus souvent d'excellent résultat. En cas de récidive régulière et aggravante, des examens complémentaires pourront être demandés afin de détecter une éventuelle tumeur venant entraver le bon fonctionnement du nerf. Dans ce cas, une opération chirurgicale pourra alors être tentée.
Le saviez-vous ?
Le principal test clinique pour détecter une cruralgie est le « Signe de Lasègue inversé ». Il consiste à installer la personne à plat ventre et de forcer l'extension en arrière de la jambe. Cette manipulation réveille normalement la douleur.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 23/10/2008
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delta4 - 26/10/2008
Bonjour.
Je souhaite savoir quand est ce que l'AFSSAPS décide le retrait du dextropropoxyphéne et suivre l'Europe dans une telle décision courageuse, et avec cette dernière la France va prouver qu'elle s'intéresse au citoyens avant l'argent.