Vitiligo, une peau tachée !
Le monde de la médecine ne cesse de faire des progrès, mais avec elle, de nouvelles maladies aussi font leur entrée dans le monde. Dans la médecine, la dermatologie est une branche qui traite les infections localisées sur la peau. Le vitiligo, quant à elle, est une maladie, même si elle est à faible taux, touche 1 à 2% de la population estimée à quelques 6,9 milliards d’âmes. C’est une des maladies auto-immunes qui affectent la population mondiale. On va alors scruter cette maladie dans les détails.
Vitiligo : définitions et symptômes.
La peau, un des organes de sens de l’homme, n’est pas à l’abri de toute agression, qu’elle vienne de l’extérieure ou qu’elle soit auto-immune. Le vitiligo est une affection de la peau, qui est caractérisée par la présence de taches blanche, auréolées par une peau plus foncée. Il est surtout localisé au niveau des pieds, des mains, des lèvres, voire du visage mais peut se trouver aussi dans d’autres zones du corps. Ces taches sont à l’origine de la dépigmentation de la peau car les mélanocytes, cellules renfermant de la mélanine, responsable de la coloration de la peau et des cheveux, tendent à disparaître. Le vitiligo est surtout une maladie acquise vers le début de l’âge adulte c'est-à-dire vers 20 ans selon les statistiques mais n’épargne pas les autres tranches d’âge. Le vitiligo n’est ni douloureux, ni contagieux.
La mélanine, une substance résultant des hormones mélanotropes ou intermédines stimulées par la glande hypophysaire, est responsable de la coloration da la peau. A faible quantité dans le corps, la peau, normalement pigmentée, devient très claire. Mais contrairement à l’albinisme, le vitiligo ne touche que certains endroits du corps. Il y a deux types de vitiligo : le vitiligo segmentaire, qui n’est présent que sur certaines zones du corps reste seulement sur ces zones, et le vitiligo généralisé, c’est la forme la plus inesthétique car en plus du fait qu’il soit présent sur les deux côtés du corps, au niveau des endroits qui se touchent continuellement, il peut également proliférer dans d’autres zones. Il y a aussi les appellations comme vitiligo moucheté et ponctué.
Vitiligo : prédispositions et précautions.
Les personnes qui sont touchées par cette maladie sont assez difficiles à cerner. Il y a celles qui sont appelées auto-immunitaires dont les anticorps attaqueraient les mélanocytes. Ces personnes sont fragilisées dans leur système thyroïdien, hyper ou hypo selon le cas, Le gène aussi peut jouer un rôle dans la transmission du vitiligo aux générations qui représente les quelques 30% des cas. Les patients avec des dégénérescences du cortex des glandes surrénales ou maladie d’Adisson peuvent être aussi exposées au vitiligo. Mais cette maladie peut être également psychosomatique, une grande émotion, du stress qui perturbe le bon fonctionnement des activités de l’hypophyse, peuvent être fatals.
Alors, que faire pour le prévenir ? Le vitiligo, qui peut être acquis à n’importe quel moment de la vie, faisait déjà l’objet de recherches du monde médical. Sa forme la plus dangereuse pourrait aboutir au cancer de la peau. Paradoxalement, les taches peuvent aussi disparaître. Mais pour qu’il reste sur un seul endroit, l’exposition au soleil, porteur de rayons UV, responsables du cancer de la peau est à éviter. Des minimums de précautions aussi peuvent être prises en compte, la manipulation de produits chimiques doit être dans la bonne hygiène, le phénol ou les teintures pour cheveux.
Vitiligo : soins thérapeutiques, cliniques et chirurgicaux.
Le vitiligo, longtemps considéré comme une maladie incurable, peut bénéficier de traitements appropriés à l’importance, et aux moyens du patient. Il y a le traitement thérapeutique qui consiste à appliquer sur les zones touchées des pommades blanchissantes afin de donner une apparence homogène à la surface de la peau. C’est un soin plutôt esthétique que curatif. Il y a aussi les traitements cliniques qui nécessitent l’assistance des médecins traitants car ce sont des administrations de produits comme des corticosteroïdes ou du psoralen associé à des UVA, mais il y a aussi l’irradiation par des UVB ou des traitements à laser.
Le plus récent des soins est le traitement par voie chirurgicale. C’est la transplantation de nouveaux mélanocytes. Elle peut se faire en plusieurs étapes : il y a d’abord le prélèvement d’une souche saine. Il y a ensuite la dissociation de la couche supérieure de la peau affectée et du derme, la greffe proprement dite se fera après ces deux premières étapes et la cicatrisation fera son effet à la fin. La greffe peut se faire de plusieurs manières : la culture de mélanocytes, la micro- greffe, la greffe de la peau ultramince et la suspension des cellules de la couche cornée ou épiderme. Toutes les techniques, qu’elles soient locales, cliniques ou chirurgicales sont toutes exposées à des risques d’effets secondaires.
Le saviez-vous ?
La dermatologie est déjà pratiquée vers 1500 avant J_C car un papyrus égyptien contenait déjà la description de maladie de la peau et ses remèdes à base de plantes.
