Syndrome du bébé secoué : des dommages irréparables

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Les pleurs de bébé mettent parfois les nerfs des adultes à rude épreuve et révèlent la fragilité et l’isolement de certains d’entre eux qui, excédés, le secouent violemment.

Le syndrome du bébé secoué, ou SBS, décrit pour la première fois dans en 1972 est maintenant mieux connu des services de santé. A l’hôpital Necker-Enfants malades, à Paris, 230 cas ont été recensés entre 1996 et 2000. Le SBS concerne majoritairement des nourrissons entre l’âge de 2 et 12 mois.

Quelques secondes de secousses violentes suffisent à endommager le cerveau

Il faut savoir que le cerveau du nourrisson, encore en formation, ne remplit pas entièrement la boîte crânienne. La tête représente environ 10% de la masse corporelle d’un bébé et les muscles de son cou ne sont pas assez toniques pour la tenir. Quand le bébé est secoué, la tête est projetée d’avant en arrière et son cerveau heurte la boîte crânienne provoquant de graves lésions. Parfois, ce va et vient provoque le cisaillement de certaines veines entraînant une hémorragie cérébrale.

On estime que les enfants victimes de SBS décèdent dans 10% des cas, que 8% perdent la vue, que 75% présentent un retard psychomoteur à un an et que 92% présentent un retard mental et des troubles scolaires dans les 5 ans.

Les signes qui doivent alerter et l’examen clinique

Les signes révélateurs du SBS peuvent être : une pâleur excessive, une somnolence et des vomissements comme dans le cas d’un traumatisme crânien, des convulsions ou une crise d’épilepsie, une hémorragie rétinienne (saignements dans la rétine de l’œil), des ecchymoses ou des côtes fêlées qui trahissent une manipulation violente. A l’hôpital, bébé sera soumis à plusieurs examens : scanner, électro-encéphalogramme, un examen du fond de l’œil, une radiographie du squelette…

Quand le traumatisme est confirmé par les examens, il est urgent de diminuer la pression inter crânienne en évacuant l’épanchement causé par l’hématome sous-dural (une poche de sang autour du cerveau). L’intervention peut sauver la vie de bébé, mais ne garantit pas l’absence de séquelles. Ces séquelles peuvent se répercuter des années après, ainsi un enfant victime de SBS sera généralement surveillé jusqu’à l’âge de 7 ans.

L’isolement et l’ignorance, souvent à l’origine de la maltraitance

Le SBS sévit dans toutes les catégories sociales. Il est le plus souvent le fait d’un des deux parents, d’un autre adulte ayant la garde temporaire du bébé ou d’une nourrice. Il est à noter qu’aucun cas de SBS n’a été relevé au sein d’un système de garde en collectivité. L’adulte craque plus facilement quand, isolé, il n’y a pas d’autres adultes pour prendre le relais. Ce qui différencie le SBS d’une maltraitance volontaire c’est que l’acte relève d’une perte de contrôle et d’une ignorance des conséquences de cet acte et non pas d’une volonté de faire mal.

Ce n’est pas une fatalité : une bonne prévention pourrait éviter le SBS et devrait être une priorité nationale. Pourquoi n’y a-t-il pas une information distribuée dans les maternités aux mamans qui viennent d’accoucher ? Et les assistantes maternelles sont-elles suffisamment formées dans ce sens ?

Le saviez-vous ?

Quand un bébé victime de SBS est diagnostiqué, une enquête est menée pour identifier l’adulte responsable. Les instances publiques peuvent décider que le bébé soit soustrait à l’autorité parentale. L’assistante maternelle, si elle est mise en cause, se verrait retirer son agrément. Dans le cas d’un décès, une enquête d’homicide sera menée, et l’adulte responsable risque la prison.

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Auteur : CROWLEY ROSALEEN - Le 01 novembre 2007

Commentaires

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moi

Facile à dire, il ne faut jamais dire fontaine je ne boirais pas de ton eau!!

malheureusement, quand on est à bout, on ne réfléchi pas du tout, et on peut parfois en arriver à des actes inimaginables sur un bébé même si on a dit la veille "jamais"

je suis maman d'un "bébé secoué" de maintenant 8 ans ce n'est pas moi qui l'ai secoué, je n'excuse pas la personne qui lui a fait si mal, mais je me dis que si ça n'avait pas été ça, cela aurait pu être pire.

on ne peut pas dire que c'est "pas bien" de secouer un enfant, si vous saviez de quoi vous parlez, vous diriez que c'est une honte d'en arriver là, mais ne jugez pas les gens en disant moi je ne le ferai jamais!!

28 avril 2010 à 15h57

Répondre

ugly bety

Je trouve que secouer son enfant c'est pas bien, moi je ne ferai jamais ça a mon enfant meme si je suis a bout de nerf.








21 janvier 2008 à 11h29

Répondre
bébé secoué, SBS, bébé pleure

Le syndrome du bébé secoué est dû à une perte de contrôle et d’une ignorance des conséquences de cet acte et non pas d’une volonté de faire mal.

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