La question à controverse de l'avortement
La préservation de l'espèce humaine à la surface de terre, à l'instar de toutes les autres espèces, est une tâche qui incombe à chaque individu. Cette responsabilité vitale, chacun de nous en a la volonté naturelle de l'assumer parce que instinctivement nous voulons tous laisser nos gènes dans le cycle naturel de reproduction de l'humanité.
En d'autres termes, nous désirons tous avoir au moins un descendant afin que celui-ci soit en quelque sorte un héritier qui continuera à éterniser nos traces sur la terre, puisqu'à son tour il aura des enfants qui eux aussi auront d'autres enfants et ainsi de suite. Partant de ce fait, l'on pourrait croire que la venue d'un enfant est forcément un évènement heureux, et que sa perte de quelque manière que ce soit ne peut être qu'un drame. Cette thèse serait toutefois incontestable s'il n'existait pas d'autres réalités pour l'infirmer. L'avortement par exemple pourrait être considéré comme l'une de ces antithèses et c'est pourquoi d'ailleurs il existe beaucoup de réactions contradictoires à ce sujet au sein de notre société. Alors que devons-nous entendre par avortement et quel est le point de vue de la société à son sujet?
Qu'est-ce que l'avortement?
Le processus de gestation qui aboutit à la naissance d'un bébé lors de l'accouchement est un long phénomène merveilleux qui se déroule dans le ventre d'une femme enceinte. Ce processus commence d'abord par la fécondation d'un ovule par un ou éventuellement plus d'un spermatozoïde, qui donne un oeuf qui deviendra plus tard un embryon puis un foetus. Le développement du foetus constitue la dernière étape de cette gestation chez l'homme et plus généralement chez tous les vivipares. L'on parle d'avortement lorsque ce processus est interrompu avant qu'il ne s'achève, causant ainsi la mort du futur bébé qui était en formation. L'avortement peut se présenter de différentes façons, que ce soit volontairement, naturellement ou accidentellement. C'est ainsi que les chercheurs ont distingué trois différents types d'avortement que nous allons maintenant essayer d'énumérer.
Les différentes formes d'avortement
La première forme d'avortement que l'on peut mentionner est celui qu'on nomme une fausse couche et qui peut survenir à n'importe quelle étape du processus de gestation. La fausse couche est naturelle et spontanée et peut être soit précoce soit tardive. On parlera de fausse couche précoce lorsque le processus de gestation est interrompu avant les 12 semaines d'aménorrhée, et au delà de cette période il s'agit plutôt d'une fausse couche tardive.
Nous avons ensuite le cas où la grossesse est interrompue de façon volontaire par la femme enceinte sans qu'il y ait aucune raison médicale pouvant justifier cette interruption. Dans ce cas bien précis l'on parlera d'IVG c'est-à-dire interruption volontaire de grossesse. Ce type d'avortement est formellement interdit en France lorsqu'il est effectué au delà de la douzième semaine de grossesse, en d'autres termes 14 semaines après que les dernières règles ne soient apparues.
Le dernier cas d'avortement que l'on peut rencontrer est celui que l'on nomme IMG, entendons par là Interruption Médicale (ou thérapeutique) de Grossesse. C'est le cas où un medecin juge qu'il y a lieu de mettre fin au processus de gestation généralement pour des raisons de santé liées soit à la femme enceinte soit au foetus qu'elle porte. Ce type d'avortement a très souvent lieu lorsque la grossesse peut mettre la vie de la mère en danger ou lorsque l'enfant qui naîtra aura de sérieux problèmes tels que des malformations très graves.
L'avortement, une question à controverse
La question de l'avortement suscite des opinions publiques divergentes. Pendant que certains considèrent cet acte comme un acte criminel, voir un meurtre, d'autres par contre jugent que c'est le droit de toute femme enceinte de décider du sort de l'enfant qu'elle porte tant que ce dernier n'a pas encore vu le jour. Les débats sont donc ouverts et chaque pays essaie de fixer les lois régissant la pratique de l'avortement.
Le saviez-vous ?
Il existe certaines plantes dites abortives qui sont capables de mettre un terme à une grossesse. Nous avons par exemple la sauge, la rue ou encore l'armoise qui, en fortes doses, peuvent déclencher un avortement. C'est le cas également de l'hysope. Les femmes enceintes doivent donc faire très attention et ne pas hésiter à demander conseil auprès de leur médecin avant d'absorber telle tisane ou telle potion.
