Thierry Henry, captain my captain
Des pelouses des Ulis au gazon britannique, il s’en est fallu très peu de temps avant que le prodige français du ballon rond ne devienne la nouvelle idole de deux nations…
Thierry Henry naît le 17 août 1977 aux environs de Paris, dans l’Essonne.
Sa mère est martiniquaise et son père guadeloupéen. Très tôt, il montre un goût prononcé pour le football, et surtout un indéniable talent. Il fait ses premières armes au club des Ulis, puis à Palaiseau, Vitry puis Clairefontaine. En 1990, à treize ans, il rejoint le centre de formation de Monaco, où il fera son apprentissage avec un certain David Trézéguet, ainsi que Nicolas Anelka... En 1994, il joue son premier match de Ligue 1 sous les couleurs de la ville contre Nice. Il est alors présenté comme l’un des plus grands espoirs du football français, et ne décevra pas en ce sens. Tout ira très vite : en 1996, il gagne la Coupe d’Europe junior ; en 1997, il participe à la Coupe du monde des moins de 20 ans et, seulement quelques mois plus tard, il est sélectionné pour la première fois en équipe nationale en vue du Mondial de 98 qui se déroulera en France…
Sept ans de passion
Qui ne connaît pas l’issue fabuleuse du Mondial 98 pour tous les joueurs qui firent partie de l’aventure ? Le jeune « Titi », pas encore titulaire, sera néanmoins le meilleur buteur français de la compétition. Il a à peine 20 ans qu’il est sacré champion du monde, et fait chevalier de la légion d’honneur. Du jour au lendemain, il passe de footballeur prometteur à star internationale. Il en faudra peu qu’il ne se laisse emporter par l’incroyable tourbillon médiatique qui suivit le 12 juillet.
Très vite, il est recruté par la Juventus de turin. Mais l’aventure sera de courte durée. Mal exploité, Henry partira très vite rejoindre le prestigieux club d’Arsenal et son mentor Arsene Wenger. Durant sept ans, il vivra là une aventure hors-norme. Très épanoui au sein de l’équipe, il marquera pas moins de 226 buts en 369 matchs (ce qui fait une moyenne de 0,61 but par match). Il est même devenu, depuis 2005, le meilleur buteur d’Arsenal devant l’Anglais Ian Wright. Les Londoniens vouent un véritable culte à Henry. En 2000, la France remporte la Coupe d’Europe, transformant l’essai. Henry est considéré par tous comme le meilleur joueur du monde à son poste, ce que même l’échec du Mondial 2002 ne démentira pas.
La maîtresse espagnole
Malheureusement, et malgré les nombreux titres de champion d’Angleterre remportés avec le club, Henry rêve de « la coupe aux grandes oreilles »… En effet, en 2006, il voit lui échapper le titre de la Champion’s League face au club qui lui fait les yeux doux depuis un petit moment… le FC Barcelone… Alors, Thierry finit par signer en juin 2007 avec le club espagnol, pour un transfert s’élevant à 24 millions d’euros. Les Anglais l’aiment trop pour lui en tenir rigueur, et les joueurs du Barça, dont Ronaldinho, ne cessent de clamer leur fierté de jouer avec ce numéro 14 d’exception. Ne reste plus à Titi qu’à accrocher le titre dont il rêve tant…
Le saviez-vous ?
Thierry est surnommé Titi par beaucoup. Mais dans le milieu, il est également appelé l’Anaconda parce que, dit-on, il donne des complexes à ses coéquipiers dans les vestiaires…
