Kakà, l’autre numéro 10
Milieu de terrain offensif, Kakà porte sur ses épaule le lourd fardeau d’être considéré comme le digne héritier des Pelé, Maradona, Platini et Zidane. Rien que ça. Etre une légende, ça se travaille. Mais l’homme semble pouvoir le devenir…
Contrairement à ses illustres prédécesseurs, mais aussi à nombre de ses coéquipiers brésiliens, Ricardo Izecson Santos Leite de son vrai nom n’est pas issu des favelas mais d’un milieu plutôty aisé. Son père, Bosco Izecson Pereira Leite, est ingénieur ; et sa mère, Simone Cristina dos Santos Leite, est professeur.
A la maison, ils ne sont que deux frères avec Rodrigo. Malgré tout, Ricardo se passionnera très vite pour le ballon rond et fera rapidement ses preuves. Ses entraîneurs l’annoncent comme le nouveau prodige du football auriverde, lourde comparaison pour le jeune homme, si doué soit-il. Puis, en 2003, il est stransféré du Sao paulo FC au Milan AC pour un montant de 8,5 millions de dollars. Il est sélectionné en National à partir de 2002.
A Milan, une irrésistible ascension
C’est au Milan AC que Kakà, baptisé ainsi en référence à son jeune frère qui n’arrivait pas, enfant, à prononcer correctement son prénom, fera véritablement son entrée sur la scène internationale. Car sous le maillot de l’équipe de Maldini, il va pouvoir montrer toute l’étendue de son talent. Avec le célèbre club Italien, il va remporter la Super coupe d’Italie, puis, fin 2007, la très convoitée Ligue des Champions. De même avec la Seleçao, même s’il a gagné la coupe en 2002, il sera véritablement encensé après ses prestations en 2006. On a même dit qu’il était le meilleur des joueurs brésiliens – et pourtant la concurrence est très féroce en équipe nationale du Brésil. Il sera également meilleur buteur en Ligue des Champions 2006-2007. Depuis, Kakà a fait ses preuves. Mieux, beaucoup le considèrent aujourd’hui comme le meilleur joueur du monde. Et il n’a que 25 ans…
Kakà, l’homme idéal ?
Côté personnalité, Kakà se rapproche d’un Zidane : loin de se faire remarquer pour ses frasques ou ses looks excentriques comme tant d’autres, il mène une paisible vie de famille avec sa femme Caroline Celico depuis décembre 2005. Il a même raconté qu’il a été fiancé deux ans avec elle alors qu’elle n’avait que 17 ans et vivait encore au Brésil. Très pieux, Kakà vante la fidélité de ses parents, mariés depuis plus de vingt ans, eu souhaite suivre leur exemple contrairement à beaucoup de jeunes qui « couchent les uns avec les autres sans se connaître ». On l’a dit musulman, Kakà est aujourd’hui chrétien évangélique. Sur ses chaussures, il est même inscrit « I belong to Jesus » (« J’appartiens à Jésus »).
Le saviez-vous ?
Kakà a bien failli voir sa carrière fauchée en plein vol à la suite d’un mauvais plongeon dans une piscine. Il s’est en effet fracturé la 5e vertèbre. Aujourd’hui, Kakà raconte à qui veut l’entendre que c’est Jésus qui l’a sauvé pour lui permettre d’accomplir sa carrière de footballeur. C’est pourquoi, à chaque fois qu’il marque, il lève l’index vers le ciel en signe de reconnaissance envers Dieu.

