Amélie Mauresmo, championne nationale
Contrairement à Mary Pierce, Amélie, malgré des résultats parfois en dent de scie, n'a jamais eu à subir l'amour vache du public français pourtant si difficile... C'est patiemment que ses compatriotes ont vu la jeune joueuse atteindre la place tant convoitée de numéro 1 mondiale et atteindre le niveau des plus grandes. Mais pour cela, Amélie a dû vaincre un moral qui lui faisait défaut...
Elève appliquée
C'est en regardant avec ses parents la finale de Roland Garros de Yannick Noah en 1983 que la petite Amélie décide qu'elle veut jouer au tennis. A 6 ans, elle intègre donc l'école de Bornel.
Très vite, ses professeurs remarquent son potentiel et la poussent à progresser à grands pas. La Fédération Française de Tennis la remarque lorsqu'elle a 11 ans et lui propose d'intégrer Tennis-Etudes à Blois. Elle est donc très jeune coupée des siens mais sa passion est telle qu'elle dit n'avoir pas hésité une seconde. A 14 ans, elle part à l'INSEP de Vincennes et à 15, c'est émerveillée qu'elle prend place au Centre d'entraînement national de Roland-Garros. L'année suivante, la FFT l'invite aux qualification du mythique tournoi sur terre. Elle n'est alors que 750e mondiale... Mais contre toute attente, elle gagne sa place dans le grand tableau. Selon elle, ce sera le véritable déclic ! Elle se rend compte qu'elle peut rivaliser avec des joueuses d'un niveau exceptionnel, elle ne bride plus ses ambitions.
En route vers les sommets
En 1996, Amélie est championne du monde junior mais peine à percer dans le circuit pro. Elle prendra alors une décision que d'aucuns trouveront risqué : elle fait appel aux services d'un coach privé : Warwick Bashford. Et les résultats suivront. Elle frappe un grand coup en atteignant la finale du tournoi de Berlin en 1998 et son modèle, celui qui lui avait donné l'envie de jouer, l'entraîneur de l'équipe de France Yannick Noah, la sélectionne pour la FED Cup. La France est battue mais Amélie gagne encore en confiance. Elle change d'entraîneur et rejoint la "team Demongeot".
1999 est l'année de tous les espoirs : elle atteint la finale de l'Open d'Australie, le bonheur n'est plus qu'à portée de raquette. Amélie enchaîne les victoires mais ne parvient toujours pas à décrocher son sésame : une victoire en Grand Chelem. Entre blessures et coups de blues, ses résultats sont en dent de scie. Capable du meilleur comme du pire, il manque de la "bouteille" à la championne. Jusqu'à la victoire en Fed Cup, où la joie de gagner en équipe la booste à nouveau.
Objectifs atteints
Ses efforts porteront leurs fruits puisque l'année suivante, en 2004, Amélie devient la première joueuse française à se hisser à al première place mondiale. En 2005, sa victoire en finale des Masters féminin de Los Angeles la conforte... en 2006, le 28 janvier, elle remporte son premier Grand Chelem à Melbourne face à sa bête noire Justine Henin et reprend sa place de n°1. Le 8 juillet, c(est la consécration lorsque Amélie remporte Wimbledon. Elle est la première française à avoir effectué cet exploit depuis Suzanne Lenglen en 1925... Depuis, cette grande championne est reconnue par tous les pros de la balle jaune comme une des meilleures joueuses au monde et gageons qu'elle nous prépare encore quelques surprises...
Le saviez-vous ?
Le 16 mars 2007, Amélie Mauresmo a été faite Chevalier de la Légion d'Honneur par Jacques Chirac.
Article rédigé par Adèle Breau pour Bloc.com - Publié le 25/09/2007
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