Tom Jones, An old Sex Bomb
A l’aube de ses 67 ans, le chanteur Tom Jones est pourtant connu de toute la nouvelle génération, après avoir fait swinguer leurs soixante-huitards de parents. Longévité, talent, chance, un peu de tout ça… La carrière de Tom Jones reste un exemple pour de nombreuses ex-stars des sixteens restés sur le carreau…
La chance au rendez-vous Né le 7 juin 1940 à Pontypridd, village minier du pays de Galles, Tom Jones se marie très jeune, à l’âge de dix-sept ans, avec une amie d’enfance, Linda Trenchard. Ils ont un fils, Mark, et très peu de revenus. Alors, pour mettre du beurre dans les épinards, Le jeune père de famille, en plus de ses petits boulots, se produit dans des pubs, avant d’apparaître dans des clubs privés. Sa grande chance sera sa rencontre avec un certain Gordon Mills. Cet ancien chanteur reconverti dans la composition flashe sur l’artiste et décide de devenir son agent et parolier. Ils signent un contrat en 1964, et le succès vient immédiatement. It’s Not Usual, en particulier, marquera les esprits. La collaboration entre les deux hommes est positive. Les cartons s’enchaînent, notamment avec What’s New Pussycat.
Qui est le King ?
Mais la personnalité de Tom Jones est aussi pour beaucoup dans sa réussite. Très tôt, il adopte un style vestimentaire précurseur et marquant : pantalons moulants, paillettes, chemises col pelle à tarte, il use et abuse aussi de son sex-appeal auprès d’un public féminin conquis. En 1970, il s’installe à Las Vegas où il enchaîne les concerts. Sa gloire sera telle que certains verront dans l’ascension de Jones un réel danger pour le King Elvis lui-même. Bête de scène, il enchaîne les concerts, toujours avec le même succès. De cette époque d’ailleurs, on retiendra plus les prestations scéniques que les opus en eux même. C’est une période bénie et, même si les titres country qu’affectionnent Mills et Jones plaisent un peu moins, le public ne les lâche pas.
relooking musical pour carrière longue durée
Gordon Mills, l’acolyte de toujours, meurt prématurément. Mark, le fils de Tom, devient alors son nouvel agent. Il entend bien moderniser l’image et la musique de son artiste de père. Il lui conseille une collaboration avec Art of Noise pour une reprise de Kiss, de Prince. Le single sera classé numéro 1 de longues semaines. Le nouveau souffle est lancé. Jones n’en reste pas là puisque, après quelques apparitions au cinéma, celui dont on pensait qu’il n’avait plus rien à prouver prépare un nouvel album…
En 1999 sort Reload, et son succès interplanétaire Sex Bomb. C’est un coup de maître. La chanson est internationalement connue, passe en boucle sur les radios et dans les boîtes de nuit, donnant à Jones toute une nouvelle génération de fans. Plus tard, celui-ci collabore avec Wyclef Jean. Et, même si l’opus Mr Jones rencontre un succès mitigé, Monsieur Jones est désormais à classer parmi les très grands…
Le saviez-vous ?
Thomas Jones Woodward, de son vrai nom, a fait une apparition très remarquée dans Mars Attack, de Tim Burton, où il campe son propre rôle avec beaucoup d’autodérision.
Article rédigé par Adèle Breau pour Bloc.com - Publié le 21/11/2007

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