50 Cent, le Miraculé du hip-hop
Véritable phénomène, star planétaire, 50 Cent est également une des vedettes les plus polémiques du moment. Le phénomène du hip-hop qui a réussi à braver tous les dangers pour inscrire son nom dans le marbre de l’histoire du rap us compte autant de fans que d’ennemis. Retour sur un parcours hors du commun.
Au départ, Curtis James Jackson n’avait pas grand-chose pour s’extraire du sombre univers de son enfance et accéder aux paillettes du show-biz.
Mais, tel qu’il intitulera l’un de ses albums, Get Rich or Die Trying (Réussir ou Mourir). La mère de Jackson n’a que quinze ans lorsqu’elle le met au monde. Pour le faire vivre, elle deale de la Cocaïne. Première tragédie : lorsqu’elle a vingt-trois ans, on la retrouve chez elle, droguée, le gaz ouvert et les portes closes, laissée morte, des cachets d’ecstasy entre les orteils.
Le jeune Curtis, qui n’a alors que huit ans, est confié à ses grands-parents, chez qui vivent déjà huit oncles et tantes. Il dira plus tard que c’est à cette époque qu’il découvre le monde de la rue. Sa première passion sera alors la boxe, qu’il comparera souvent au monde du hip-hop, dont il souligne la compétition intrinsèque et permanente entre ses membres. Parallèlement, l’adolescent deale lui aussi. Il erre donc, les poches pleines de drogue et d’armes… jusqu’à son arrestation. Il obtient finalement de purger sa peine sept mois en boot camp, et décroche son diplôme de fin d’études.
Mon papa à moi est un gangster
La carrière artistique de Jackson peut alors commencer. Il choisit son pseudo en référence à un gangster new-yorkais, Kevin D. Martin, et dont il dit « J’ai pris le nom de 50 cent parce que […] je suis le même genre de personne. Je trouve de quoi vivre par tous les moyens. » C’est en 1997, lorsque sa compagne mettra leur fils Marquise au monde, que 50 Cent décide d’embrasser véritablement la carrière de star du hip-hop. Aidé par Jam Master du groupe Run DMC, il fait ses premières armes et finit par enregistrer Power of the $ qu’il signe avec Trackmaster, qui a déjà signé notamment Nas et Jay-Z.
Les neuf balles qui firent le mythe
La seconde tragédie de la vie de 50 Cent se produira le 14 mai 2000… Devant la maison de ses grands-parents, il se fait tirer dessus, de dos, à neuf reprises. Treize jours à l’hôpital et cinq mois plus tard, le Miraculé s’en sort sans séquelles. La légende est née. Malheureusement, son retour fait grincer des dents, aucun label ne veut plus le signer, si bien qu’il est contraint de s’exiler pendant deux ans au Canada. Où il continuera d’écrire. Son retour sur la scène se fera grâce à une autre star incontestée du hip-hop… Eminem, à qui l’Avocat de 50 Cent envoie une copie de Guess Who’s Back, le rappelle à Los Angeles, où il signe un contrat d’un millions de dollars. Rarement album n’aura aussi bien porté son nom… Guet Rich or Die Trying, - 12 millions de copies -, Beg for Mercy, The Massacre – sixième meilleure performance de vente de tous les temps… 50 Cent a plus que réussi son retour, il est un des parrains incontesté du rap américain.
Malgré tout, quelques ombres perdurent et perdureront à jamais autour de son personnage. Mais peut-être sont-ce elles qui en font un artiste aussi fascinant : le soufre des neuf balles, ses mésententes avec plus de la moitié des rappeurs, qui peuvent aller jusqu’à la haine pour beaucoup, sa prétendue paranoïa… Tout est-il vrai ? Rien ? Il est des mystères qui entretiennent les mythes…
Le saviez-vous ?
Des cicatrices que 50 cent a gardées de l’accident, on dit que la plus flagrante est son timbre de voix si particulier.
