Scarlett Johanson, pin-up hollywoodienne pour cinéma d’auteur
Habitée depuis toujours par la passion du jeu, Scarlett Johanson a littéralement explosé en deux-trois films, pour devenir, à vingt-trois ans, une valeur sûre de Hollywood et l’une des femmes les plus désirée au monde.
Au commencement étaient Karsten Johansson, son père architecte, né au Danemark, et Mélanie Sloan, sa mère, issue d’une famille judéo-polonaise. Mélanie devait son nom au personnage de Mélanie Hamilton dans le mythique Autant en emporte le vent.
Elle perpétuera la tradition en appelant sa cadette Scarlett, comme la piquante Scarlett O’Hara. La famille compte également Vanessa, Adrian, Hunter – le jumeau de Scarlett -, et Christian, issu d’une précédente union de Karsten. La fillette affirme un goût prononcé pour le monde du spectacle dès son plus jeune âge et supplie sa mère de la faire participer à des castings. Elle passera son premier à 7 ans, avec son frère Hunter. Elle n’est pas retenue et en gardera un mauvais souvenir. Malgré tout, elle n’en démord pas et souhaite continuer les essais. A huit ans, elle est engagée pour donner la réplique à Ethan Hawke dans la pièce Sophistry après avoir intégré la prestigieuse Lee Strasberg Theatre Institut. Elle ne décrochera plus.
Lost in Translation…
En 1994, à dix ans, elle fait ses premiers pas au cinéma dans L’Irrésistible North. La même année, elle donne la réplique à Sean Connery dans Juste Cause. Mais le véritable tournant viendra en 1998, lorsque Robert Redford lui offre le rôle de Grace, une petite fille amputée de la jambe, dans L’Homme qui murmurait à l’oreille des chevaux. Pour ce film, elle reçoit même le Young Star Award. Son physique s’affirme lui aussi peu à peu et, sous l’adolescente boudeuse aux rondeurs de l’enfance et à la voix rauque commence à poindre la starlette. Le grand public découvrira La Johansson dans Lost in Translation en 2002. Scarlett a dix-huit ans, elle est sublime et crève l’écran en donnant la réplique à Bill Murray dans ce film intimiste à grand succès. Sofia Coppola, sa réalisatrice, est lancée. Son interprète principale en orbite. Scarlett obtient même une nomination aux Oscars pour le prix de la Meilleure Actrice.
Marylin ressuscitée
Hollywood s’affole, et tout s’enchaîne alors très vite. La Jeune Fille à la perle sort la même année. Différente des jeunes actrices de sa génération, Scarlett affiche des formes généreuses et arpente les tapis rouges, blonde platine, avec un sex-appeal qui n’est pas sans rappeler aux nostalgiques une certaine Marylin Monroe. Un réalisateur flashe plus que les autres. Woody Allen lui offre le rôle principal du très réussi Match Point. Il ne tarit pas d’éloges sur sa nouvelle muse qui, dit-il, lui a redonné une seconde jeunesse en terme d’écriture scénaristique. Scoop sort peu de temps après Le Dalhia Noir de Brian de Palma. Non contente de se voir offrir des rôles superbes par des réalisateurs de génie, la jeune femme est également élue femme la plus sexy du monde par les lecteurs de FHM, pose en couverture du Vanity Fair avec Keira Knightley et Tom Ford, devient l’égérie de la nouvelle campagne Vuitton, intègre l’ « équipe » L’Oréal et pousse la chansonnette de sa voix rauque devenue célèbre. Tête bien faite, elle est également très engagée en politique auprès des démocrates. A seulement vingt-trois ans, on ne voit pas bien ce qui pourrait arrêter la fulgurante ascension de Mlle Johansson…
Le saviez-vous ?
La chance a sourit par deux fois à Scarlett puisque, à l’origine, le rôle de Nola dans Match Point était prévu pour Kate Winslet et celui de La Jeune Fille à la Perle pour Kate Hudson, qui se sont désistées toutes les deux…
