Matt Dillon

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Jeune loup d’Hollywood, découvert alors qu’il n’était qu’un ado, Matt Dillon a su se faire une place en or en jouant pour les plus grands. Garçon rebelle ou idole romantique, Matt Dillon est un acteur incontournable qui prend ses rôles au sérieux mais qui sait faire preuve aussi d’un grand sens de l’autodérision sur son métier d’acteur.

Garçon rebelle et idole pour midinettes…

Né le 18 février 1964 à la Nouvelle-Rochelle (état de New-York), Matt Dillon grandit dans une famille d’origine irlandaise, entouré de 5 frères et sœurs, et passe une enfance plutôt turbulente. Découvert alors qu’il n’a que 14 ans par le chercheur de têtes Vic Ramos (qui deviendra par la suite son agent), il décroche alors son premier rôle en 1979 dans « Violences sur la ville ». Il décide alors d’arrêter ses études et suit les cours de Lee Strasberg (ancien professeur d’art dramatique de Maryline Monroe et de Sidney Poitier, Dustin Hoffman, Robert De Niro ou encore Marlon Brando) au célèbre Actors Studio. Avec un tel professeur, Matt Dillon, et son charisme de jeune rebelle, décroche rapidement des rôles. Après avoir été l’idole des midinettes dans « Le Kid de la Plage », il devient mauvais garçons dans deux films de Francis Ford Copolla : « Outsiders » puis « Rusty James » en 1983 qui lui ouvriront directement les portes de Hollywood.

L’acteur incontournable des années 90 !

Matt Dillon devient une véritable star du cinéma américain et joue pour et avec les plus grands noms. Dirigé par des réalisateurs comme Gus Van Sant, Spike Lee ou encore Kevin Spacey, il côtoie alors sur les tournages Nicole Kidman, Neve Campbell ou encore la pétillante Cameron Diaz.

Bien entendu, à ses débuts Matt Dillon a dû se cantonner à l’image de bad boy qu’il s’était faite à ses débuts. En 1989, Gus Van Sant lui propose le rôle d'un jeune drogué dans « Drugstore Cowboy » qui lui vaut d'être salué par les critiques. Six ans plus tard, le réalisateur fait de nouveau appel à lui pour donner la réplique à Nicole Kidman dans « Prête à tout ».

Matt Dillon profite du début des années 90 pour essayer de changer cette étiquette de « belle gueule rebelle » qui lui colle à la peau depuis ses débuts, et joue des personnages plus en marge. Psychopathe dans « Un baiser avant de mourir » (en 1991) ou musicien grunge dans « Singles » de Cameron Crowe (en 1992), Matt Dillon endosse aussi le rôle du malfrat dans la première réalisation de Kevin Spacey « Albino Alligator » (en 1996) ou celui d’un professeur accusé de viol par l’une de ses élèves dans « Sex Crimes » (en 1998).

Vers des rôles plus éclectiques

En 1997, Matt Dillon montre à tous qu’il ne se prend pas au sérieux. Dans « In and Out » de Frank Oz, aux côtés de Kevin Kline, il montre avec plaisir et talent qu'il peut se moquer de son image de bad boy-séducteur. 

1998 est une année phare pour Matt Dillon. C’est l’année du tournage de « Mary à tout prix » des frères Farelly où il joue un détective un peu loufoque, aux côtés de la charmante Cameron Diaz. Avec cette comédie délirante, grâce à laquelle il rencontre un grand succès auprès du public, Matt Dillon surprend et montre qu’il peut endosser des rôles plus légers et qu’il sait faire preuve d’un grand sens de l’autodérision et de l’humour.  En 2002, Matt Dillon décide de passer derrière la caméra en réalisant son premier long métrage, « City of Ghosts », polar dont l’action se passe au Cambodge et dans lequel on retrouve James Caan, Gérard Depardieu et Matt Dillon lui-même, dans le rôle d’un homme tourmenté.

2005 est l’année de la consécration pour l’acteur, grâce à sa prestation dans le film dérangeant « Collision » de Paul Haggis, aux côtés de Sandra Bullock. Son rôle de flic raciste, lui vaut d'être nominé aux Oscars (il est d’ailleurs récompensé par l’Oscar du meilleur second rôle) et au Golden Globe. Cette même année, dans un tout autre style, il participe à la comédie de Disney « La Coccinelle revient » et incarne dans « Factotum » (2005), le double littéraire de l’écrivain alcoolique mais non moins talentueux,  Charles Bukowski.  En 2006, il rejoint Kate Hudson et Owen Wilson dans la comédie des frères Russo, « Toi et moi…et Duprée ».

Réalisateur, scénariste et acteur de talent, Matt Dillon fera encore parler de lui. En 2009, il revient sur grand écran dans « Armored » de Nimrod Antal (dans lequel nous verrons aussi Jean Reno) puis dans « Nothing but the Truth », et il devrait participer à un casse de banque en 2010 dans « Bone Deep » de John Luessenhop.

Le saviez-vous ?

La grand-mère de Dillon, Bea Dillon, est la soeur de deux artistes célèbres : Alex Raymond et Jim Raymond. Alex Raymond était le créateur de la bande de dessin animé, le Flash Gordon.

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Auteur : M Le Coultre - Le 30 mars 2009

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