Eloignez ravageurs et maladies de votre jardin

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L’été, quelques maladies et ravageurs peuvent venir endommager votre jardin d’agrément. Beaucoup de plantes tombent malades parce qu’elles ne sont pas dans leur meilleur environnement. Ne cherchez pas à maintenir coûte que coûte un végétal dans un sol ou des conditions néfastes. Optez et agissez pour la planète jardin.

Le gazon

Composée de plantes variées et placée dans de bonnes conditions d’ensoleillement, la pelouse est rarement malade. Il est vrai que quelques ravageurs l’attaquent mais après tout ce n’est pas si grave.

L’helminthosporiose : le gazon flétrit et se décolore en cercles, les feuilles semblent brûlées par une cigarette faisant des tâches cernées de noir ou de brun. Les champignons responsables sont favorisés par une fertilisation azotée excessive, par l’ombre ainsi que par un mauvais drainage. Retirez les plants malades et laissez se ressemer l’herbe d’elle-même.

Les taupinières : est- il besoin de présenter les taupinières, ces petits monticules de terre qui déparent les pelouses et gênent le passage de la tondeuse ? En creusant des galeries, la taupe rejette la terre à la surface. Equipez-vous d’appareils à ultrasons pour faire fuir les taupes ou, plus brutalement, des pièges afin de les tuer. N’oubliez pas que la taupe est un animal auxiliaire du Jardinier, donc utile. Le mieux ne serait-il pas de se contenter de récupérer la terre des taupinières qui est un excellent terreau ?

Le gazon mousseux : les herbes se font de plus en plus rares au milieu d’un tapis de mousse qui lui s’étend progressivement. Certains lieux ne sont pas propices au gazon, c’est ce que la mousse révèle en s’installant sur des terrains humides. Détruire la mousse, n’est qu’une alternative, elle réapparaitra rapidement. Acceptez cette intruse ou bien convertissez le gazon en massif ou en bassin puisque le terrain s’avère vraiment humide.

Des ronds de sorcière : des anneaux d’herbe desséchée d’un vert plus foncé se forment pouvant mesurer plusieurs mètres. Puis des champignons étant à l’origine de cette maladie s’implantent dans des terres compactées, les cercles s’agrandissent au fil des années. Aérez le terrain et apportez en automne de la matière organique. Les ronds de sorcières peuvent disparaître d’eux-mêmes.

Les conifères

Cyprès, pins, thuyas, sont fréquemment employés au jardin, soit isolé soit en massif ou en haie. Chaque espèce peut être contaminée par des parasites ou des maladies qui peuvent détruire les végétaux ou du moins les affaiblir.

Les acariens des conifères : les aiguilles jaunissent ou rougissent, elles se dessèchent progressivement. On peut voir des petites araignées rouges au milieu de fils très fins. Arrosez les branches des conifères atteints. En hiver pulvérisez une huile végétale qui asphyxiera les formes hivernantes des acariens.

Les chenilles processionnaires du pin : en une nuit, les aiguilles des arbres sont dévorées par des colonies de chenilles aux poils blancs. Elles hivernent dans de grosses poches blanches au bout des branches. L’été les papillons pondent leurs œufs qui éclosent vite. En septembre, pulvérisez sur les chenilles un produit à base de bacillus thuringiensis. En hiver exposez les chenilles au froid en éventrant les nids, attention leurs poils sont urticants ! Portez gants et lunettes.

Le dépérissement des conifères : les arbres jaunissent et dépérissent, les alignements des conifères peuvent mourir. Cette redoutable maladie est due à un champignon (phytophthora) qui attaque les thuyas, cyprès et faux cyprès. Sacrifiez les sujets atteints et pulvérisez à l’automne et au printemps suivant des produits à base de cuivre.

Le brunissement des aiguilles : les aiguilles et les ramilles qui avaient jauni puis bruni au printemps se dessèchent et tombent. Cette maladie (à ne pas confondre avec la chute naturelle des aiguilles âgées) est provoquée par des champignons opportunistes dits de « faiblesse » parce qu’ils attaquent les arbres fragilisés par le gel, la canicule ou une mauvaise exposition. Appliquez un engrais foliaire particulièrement riche en magnésium.

Les rosiers

Nombreux sont les champignons et ravageurs qui attaquent vos rosiers, mais rarement en même temps. Et surtout dédramatisez, ce sont des petits dégâts, juste un conseil, surveillez vos arbustes.

La chlorose ferrique : le feuillage jaunit, les nervures sont plus ou moins vertes. Certains rosiers sont rachitiques, d’autres meurent. Un excès de calcaire est probablement à l’origine de l’assimilation du fer gênant par là la photosynthèse et par conséquent l’élaboration des pigments verts du feuillage. Pulvérisez des chélates de fer sur les feuilles et le pied de rosier mais cela ne résout pas le problème. Apportez beaucoup de matière organique au pied des plantes et n’achetez que des rosiers greffés sur églantier.

La maladie des tâches noires : des tâches rondes brun-noir couvrent les feuilles qui jaunissent et chutent prématurément. Ce champignon apparaît à la fin de l’été mais il peut attaquer les rosiers dès le printemps. Il hiverne dans les fissures de l’écorce ou sur les feuilles tombées. Vous ôterez rapidement les premières feuilles touchées et traiterez de la même façon que la rouille (voir ci-dessous).

La rouille : les feuilles sont envahies par de petites tâches qui correspondent sur leur revers à une multitude de pustules orange puis brunes. Cette maladie est due à un champignon microscopique qui atteint généralement les rosiers placés en situation confinée et trop humide. Pulvérisez une solution à base de soufre dès les premiers symptômes. Ramassez et brûlez les feuilles tombées.

Les pucerons verts du rosier : des pucerons colonisent les pousses et les tiges des rosiers les rendant poisseux. Pulvérisez un produit à base de savon noir. Cependant une autre astuce consiste à patienter. Les invasions de pucerons sont certes inesthétiques mais demeurent sans conséquence.

L’oïdium : un feutrage blanc enveloppe les pousses, les bourgeons parfois les fleurs. Il couvre les feuilles qui tombent prématurément. Ce champignon sévit surtout par temps chaud et humide jusqu’au mois d’octobre. Arrêtez la propagation de cette maladie en éliminant les parties infectées que vous brûlerez. Traitez comme pour la rouille.

Le tétranyque tisserand : les feuilles des rosiers changent de couleur en prenant une teinte de plomb, au revers se logent de minuscules araignées au milieu de quelques fils fins. C’est en piquant et en suçant la sève des feuilles que ces acariens occasionnent des dégâts. Les acariens apprécient un climat chaud et sec. Arrosez le revers des feuilles pour limiter leur nombre. L’hiver prochain pulvérisez les branches d’huile blanche.

La tenthrède : le feuillage est transformé en dentelle. Les responsables : de fausses chenilles au corps vert ponctué de noir. Deux générations de ces larves peuvent se succéder durant tout l’été. Eliminez les larves à la main. En tout dernier recours, pulvérisez un produit à base de pyrèthre sur les colonies de ravageurs.

La mégachile : le bord des feuilles de rosiers paraissent comme découpées d’entailles bien rondes. Relativement rares et ponctuelles, ces marques sont réalisées par une espèce d’abeille solitaire qui constitue son nid. Ces mégachiles se nourrissent par ailleurs de pollen et de nectar de fleurs, ils jouent donc un rôle important dans la pollinisation. Surtout ne faites rien, les dommages sont insignifiants et ce pollinisateur sauvage mérite d’être protégé.

Les bégonias

Pour avoir des bégonias sains, des conditions optimales sont à leur réserver : un emplacement frais (en évitant les excès d’eau) et ne pas leur apporter de fertilisation chimique.

L’otiorhynque : les feuilles sont dévorées de telle sorte que les bords semblent poinçonnés. Les racines sont également attaquées et les galeries creusées sont remplies de déjections. Les adultes mangent le feuillage et les larves les racines. Incapable de voler, ce charançon se cantonne à la base des plantes. Pulvérisez autour des plantes une préparation de nématodes qui détruisent les larves.

L’oïdium : la plante entière se couvre d’un feutrage blanc farineux. Un sol très sec autour de la plante favorise la présence de ce champignon. Arrosez la plante au pied en protégeant les feuilles. Dès l’apparition des premiers symptômes, retirez les feuilles contaminées et pulvérisez un produit soufré.

Les fuschias

Bien des attaques parasitaires pourraient être évitées si l’on respectait quelques conditions de culture : un endroit frais sans excès d’eau en évitant la fertilisation chimique. La mouche blanche : les feuilles poisseuses sont envahies de petits moucherons blancs que l’on appelle « aleurodes ». De la même famille que les pucerons, les aleurodes produisent du miellat (substance sucrée produite par les pucerons) qui peut se couvrir de fumagine, un champignon poudreux noir. Aérez les potées de fuschias. Vaporisez le feuillage avec de l’eau additionnée de savon noir.

Les géraniums

La conservation des géraniums ou pélargoniums est simple : il suffit de les cultiver en leur offrant du soleil, de l’espace et une fertilisation équilibrée sans excès d’azote.

Le brun du pélargonium : les boutons floraux avortent, des parties entières de la plante flétrissent. Les tiges se dessèchent, les feuilles sont dévorées, on peut parfois observer des petites chenilles poilues de couleur verte ou rougeâtre. Ce papillon originaire d’Afrique du Sud, appelé « mineuse des tiges » a été introduit en France en 1990. Faute de prédateur, il se développe de façon importante. Eliminez les chenilles et les parties de la plante contaminée. Aucun produit de traitement n’existe à ce jour pour les jardiniers amateurs.

La rouille : des tâches jaunâtres sur le dessus des feuilles correspondent sur le revers à des dépôts circulaires formant des pustules marron. Ce champignon attaque plus spécifiquement le géranium zonale. Surveillez régulièrement les plantes. Arrachez les premières feuilles atteintes et sacrifiez s’il le faut les plants les plus touchés. Brûlez les déchets avant que la maladie n’envahisse tous vos plants.

La petite mouche blanche : le dessous des feuilles est collant, parfois coloré de noir. Des petits moucherons (les aleurodes) piquent les feuilles pour en sucer la sève. Elles éliminent du miellat sur lequel s’installe la fumagine, un champignon poudreux et noir. Installez à proximité de vos géraniums des pièges jaunes englués ou bien des potées de plantes répulsives (tabac, œillet d’inde, nicandra). Pulvérisez une solution de savon noir à plusieurs reprises durant 2 à 3 jours.

Bulbeuses d’été

Les maladies et les ravageurs n’affectent que très peu la floraison de ces fleurs. Prêtez par contre plus attention à la conservation hivernale des bulbes.

L’hétérosporiose de l’iris : des tâches blanches bordées d’un liseré brun apparaît à l’extrémité des feuilles puis sur tout le limbe avant de se couvrir d’un duvet brun. Ce champignon se développe surtout les années humides. Otez les feuilles atteintes. Si l’attaque est forte, traitez préventivement à la fin de l’hiver prochain avec une solution à base de cuivre.

Les acariens des bulbes : les feuilles déformées paraissent déchiquetées. La croissance des plantes est fortement ralentie. Ces acariens de moins de 1mm de long ont une forme de poire. Ils hivernent dans les bulbes et s’attaquent à de nombreuses plantes telles que glaïeul dahlia, freesia… Détruisez les bulbes les plus touchés et arrosez le sol alentour avec une décoction de tanaisie.

Les saisonnières : Les plantes herbacées à croissance rapide sont peu sujettes aux maladies. Pour éviter la pourriture des racines, il convient de ne pas trop arroser les jeunes plants, parfois il faudra supprimer quelques feuilles abimées mais ce ne sont avant tout que des maladies bénignes.

La pourriture du collet des pétunias : le dépérissement démarre par la base des tiges ainsi que la partie supérieure des racines qui se mettent à noircir. Ce champignon du sol est souvent transmis par le terreau, aussi est-il important de choisir un substrat neuf lors de l’installation de ses potées. Détruisez les plants malades et traitez avec un produit à base de cuivre.

Le crachat du coucou : comme son nom l’indique, un amas mousseux blanc salit les tiges ou les feuilles. Cette écume protège les larves d’une petite cigale (aphrophore écumeuse) qui pique et suce la sève de nombreuses plantes. Les dégâts sont si faibles qu’il ne sert à rien de lutter, en cas d’attaques disgracieuses, nettoyez les plantes au jet d’eau.

Ne pas transformer le jardinage en corvée, c’est le fond du problème bien souvent et c’est également le fil conducteur de ce dossier : un jardinier heureux est un jardinier prévoyant.

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Auteur : Mado - Le 21 avril 2010

Commentaires

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bros

bonjour
comment empoecher la venue de papillons sur les geraniums zonal? comment taiter?
merci de me répondre

22 mai 2010 à 05h01

Répondre
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