La digitale
Nom botanique : DIGITALIS
Appelé aussi « gant de Notre Dame », les hautes tiges à fleurs en entonnoir des digitales sont spectaculaires dans les massifs. Lorsqu’en juin les digitales pourpres s’épanouissent soudain, les sous-bois de châtaigniers deviennent roses.
Cette plante que l’on dit pionnière car elle est la première à ressurgir après la coupe des taillis a sa place dans tous les jardins au sol frais. Elle fera bonne figure en compagnie des fougères, des ancolies, des thaliétrums.
Une vingtaine d’espèces de ce genre issue de la famille des scrophulariacées sont répandues dans une région qui s’étend d’Europe occidentale jusqu’en Asie occidentale et centrale. Plante rustique mais de faible longévité produisant des grands épis de fleurs apparaissant au début et au cœur de l’été, telle est le portrait de la digitale.
CULTURE
Grâce à sa faculté de pousser en situation mi-ombragée, la digitale peut-être plantée pour fleurir les sous-bois. Elle peut aussi constituer des groupes très décoratifs sur une pelouse ou en appui de massifs d’arbres.
Les digitales n’aiment pas les sols argileux et calcaires mais prospèrent dans les terres légères et bien drainées à tendance aride. Elles fleurissent mieux au soleil mais apprécient un peu d’ombre dans les régions chaudes. Les fleurs hautes de 40 cm à 1m80 sont également appréciées pour faire des bouquets. Pour les multiplier, le semis est la méthode la plus sûre (beaucoup d’espèces se ressèment spontanément, en particulier la digitale pourpre). Plantez les plutôt en septembre pour les voir fleurir dès le printemps suivant.
CONSEIL HORTICOLE
Installez les digitales en lisière de bosquets ou dans les sous-bois clairs. Constituez aussi des groupes denses sur les pelouses et dans les massifs. Essayez de ne pas les monter en graines pour qu’elles vivent plusieurs années sinon les plantes s’épuisent en deux ans.
LES MEILLEURES VARIETES
Digitalis purpurea : l’espèce la plus connue de nos régions, appelées aussi digitale commune ou digitale pourpre. C’est une plante herbacée bisannuelle à grandes feuilles ovales, à tiges simples hautes de 1m20 portant de longues grappes de fleurs en cloches pendantes et serrées de couleur pourpre ponctuées de brun à l’intérieur.
Digitalis gloxinioïde : c’est une amélioration de la précédente. Elle s’en distingue par l’ampleur de son inflorescence, ses fleurs plus nombreuses, plus ouvertes et d’un coloris plus varié.
Digitalis hybride excelsior variée : très nombreux coloris à reflets saumonés. La position des fleurs met en valeur la coloration interne de la corolle.
Digitalis grandiflora : 1m, feuilles étroites et allongées en rosette, de couleur vert franc, les fleurs en clochettes, bien ouvertes sont jaune clair marqué de brun à l’intérieur.
Digitalis lutea : 70cm, feuilles lancéolées d’un vert foncé, fleurs allongées jaune clair.
Digitalis mertonensis : 80cm, feuilles duveteuses, vert foncé, en rosette. Grandes fleurs rose saumoné, plus claires, plus marquée de pourpre à l’intérieur, l’une des plus belles digitales fleurissant de mai à juillet.
REMARQUE
Attention : la digitale est vénéneuse dans toutes ses parties et toutes les espèces sont toxiques. Paradoxalement, la digitale est un bon remède pour certaines affections cardiaques, mais elle doit être savamment dosée, car nocive. Les feuilles en particulier contiennent des substances dangereuses.



