Le tatouage, un marquage indélébile
Les tatouages sont de plus en plus en vogue toutes générations confondues en occident. Ils permettent de marquer la peau de façon permanente d'un dessin décoratif ou symbolique.
Les tatouages comme les piercings sont utilisés depuis des millénaires par les populations pour modifier l'apparence de leurs corps et ainsi signifier leur appartenance à une communauté, une tribu.
Un marquage indélébile
Le tatouage consiste à injecter sous la peau de l'encre ou encore des pigments de couleurs pour former un dessin qui peut être figuratif ou symbolique. Le tatouage est indélébile puisque l'encre est installée sous la couche la plus haute de l'épiderme. Le tatouage se réalise à l'aide d'un dermographe relié par une barre à un canon électrique. De fines aiguilles perforent la peau pour injecter l'encre en profondeur. Les tatouages sont douloureux puisqu'ils sont réalisés sans anesthésie. Une hygiène parfaite et l'utilisation d'aiguilles à usage unique ou méticuleusement stérilisées est obligatoire pour éviter la transmission de maladies telles que l'hépatite C ou le Sida.
Contrairement au piercing réalisé dans la plupart des cas par des personnes sans expériences particulières les tatoueurs professionnels sont organisés en syndicat. Ils ont tous signés une charte de bonne pratique afin que l'hygiène soit respectée pour éviter les risques de contracter une maladie transmissible ou un staphylocoque doré. Malgré ce code de déontologie de bonne pratique, l'organisation mondiale de la santé (OMS) tire régulièrement le signal d'alarme sur des pratiques peu recommandables. Sachant que de plus le tatouage est indélébile, il est obligatoire pour les jeunes mineurs de se faire accompagner par leurs parents lors d'une visite chez un tatoueur.
Une origine multi-millénaire
L'origine de la pratique du tatouage remonte de façon formelle au néolithique en Eurasie. Elle a également été attestée sur des restes de momies d'hommes européens du 2e millénaire avant notre ère retrouvées en Chine. Condamnée par les civilisations judéo-chrétiennes, il a persisté dans d'autres contrées comme dans le Pacifique Sud. Les explorateurs comme James Cook dans les années 1770 en ont témoigné dans leurs récits de voyage. C'est ce découvreur qui donnera pour la première fois le nom de tatoo à cette pratique en 1772 en référence au mot tahitien tatau qui signifie dessiner et inciser.
Pendant longtemps le tatouage restera l'apanage des baroudeurs des mers qui l'utilisaient en signe de reconnaissance. Les légionnaires et les anciens prisonniers de guerre sont également reconnaissables par leurs tatouages.
Le tatouage moderne
Dans les années 50-60, le tatouage a été utilisé par les rockeurs pour signifier leur appartenance au mouvement « cuirs noirs ». Le tatouage était alors synonyme de mauvaise vie et d'anticonformisme. Seuls les « gros durs » étaient tatoués et pour le commun des mortels le tatouage avait d'emblée mauvaise réputation. Plus récemment depuis les années 80, le tatouage sort peu à peu de son ghetto étiqueté loubard.
A l'image de nombreux artistes, les jeunes générations considèrent le tatouage au même titre que le piercing comme un atout séduction particulièrement esthétique et mode.
Le saviez-vous ?
En 1858, le mot tatoo fut officiellement francisé en tatouage pour être repris en France dans tous les dictionnaires.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 18/01/2008






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