Le jardin japonais
Un jardin japonais est un jardin aménagé selon les traditions artistiques japonaises. Trouvant sa place partout au Japon, le jardin japonais se veut naturel, aux lignes brutes et inchangées. La présence de la mousse et des rochers est un des caractéristiques les plus connues de ces jardins.
Le jardin japonais et sa merveilleuse histoire
La naissance des jardins typiquement japonais remonte à la période Kofun, c'est-à-dire entre 250 et 538 de notre ère. Les origines du terrassement naturel sont attribuées aux sanctuaires religieux édifiés entre -300 et +250, qui primaient les pierres et les graviers dans la délimitation des endroits sacrés et des terres cultivables. Le premier véritable jardin japonais a été composé par Michiko no Takumi pour l’impératrice Suiko. C’était une représentation figurative du mont Shumisen. Des écrits anciens rapportent l’existence de ces jardins mais aucun ne fut conservé. Les jardins japonais sont d’inspiration chinoise. La disposition des éléments naturels comme l’eau et les roches donne naissance à des paysages magnifiques.
Plus tard, les Japonais ont adopté un style plus architectural dans la conception de leurs jardins. Les jardins sont alors orientés autour d’un bâtiment central, avec des plans d’eau et des rivières orientés nord-est sud-ouest. C’est le style shinden-zukuri. A partir de 1185, les jardins zen firent leur apparition. Ils se veulent porteurs de calme et de méditation, tout comme leurs successeurs, les jardins de thé, de configuration asymétrique. L’évolution des jardins japonais ne cesse depuis leur création. Actuellement, tous les styles sont permis, du moment qu’ils respectent les principes auxquels s’attache la conception de ces jardins. D’ailleurs, les matériaux synthétiques ont, depuis peu, intégré la création des jardins japonais, vu que ces jardins ont trouvé leur place dans les appartements, sur les terrasses, dans les halls et même sur les toits.
Comment est composé un jardin japonais ?
Les éléments choisis pour la création d’un jardin japonais sont des éléments naturels comme l’eau, les rochers, le sable, le gravier, des chemins de pierres, et des éléments décoratifs comme des pagodes, des statues, des bassins d’eau ou des lanternes en pierre. Les critères de choix des rochers sont constitués de leur taille, leur couleur et leur forme. Des figures symboliques sont dessinées sur le sable ou le gravier, tandis que les étendues d’eau sont souvent ornées d’une île centrale. En bordure du jardin, il peut y avoir une haie ou un mur traditionnel, mais habituellement, les limites réelles du jardin ne sont pas visibles.
Le jardin japonais est une représentation figurative d’éléments existants dotés d’une grande valeur symbolique. Par exemple, le mont Shumisen du bouddhisme est représenté par un gros rocher, une tortue et une grue, les symboles de la longévité et du bonheur prennent la forme de deux pierres de hauteur différentes et posées côte à côte. Le jardin japonais se distingue également par l’utilisation de la perspective dite orientale dans laquelle les éléments sont disposés sur trois plans entre lesquels des plans d’eau sont disposés. Le « shakkei », une autre technique utilisée dans la mise en place d’un jardin japonais, consiste à cacher les limites réelles du jardin en utilisant des éléments de végétations irrégulières pour lier le jardin avec l’environnement. Par exemple, les visiteurs croient que les montagnes par delà le jardin en font partie et qu’on peut y accéder par certains chemins.
Les différents styles de jardins japonais
Le jardin japonais peut être une miniature d’un paysage symbolique. Dans ce cas, il est appelé un « shizen fukeishiki ». Dans ce genre de jardin, on peut voir des arbres, des arbustes, des plans d’eau et des collines. Les jardins de thé ou « chaniwa » sont une variante de ces jardins, comportant des chemins paysagés qui mènent à une maison de thé.
Les jardins secs appelés « karesansui », quant à eux, sont des jardins qui appellent à la méditation. L’eau est absente des éléments constituant ces jardins mais elle est remplacée par des graviers. Les montagnes sont représentées par des rochers autour desquelles on peut voir de la mousse. Le jardin sec le plus connu se situe au temple Ryoan-ji à Kyoto au Japon et fait partie du patrimoine mondial.
Le saviez-vous ?
Les composants d’un jardin japonais ne sont pas totalement visibles. Les plans sont étudiés afin ne pas tout offrir aux yeux de l’observateur. Pour dissimuler ou afficher certaines zones, les créateurs disposent savamment soit des végétaux, soit des lanternes en pierre. Ainsi, le jardin peut paraître plus vaste qu’il ne l’est réellement.
Article rédigé par géraldine pour Bloc.com - Publié le 05/03/2008



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