Un été sans maladies ni insectes nuisibles dans votre potager !

Qu’il soit pluvieux ou chaud et sec, l’été apporte son lot de maladies. Agissez préventivement ou dès les premiers signes en optant pour les bons gestes et en utilisant des produits biologiques.

Les tomates

Les tomates sont surtout sensibles à des maladies qui se développent par temps humide, soyez donc très vigilant lorsque l’été est pluvieux.

Mildiou : des tâches irrégulières, jaunes puis brunes envahissent le feuillage qui finit par se dessécher. Les tiges et les pétioles flétrissent puis les fruits sont attaqués près des pédoncules, présentent des tâches noirâtres, sont bosselés et pourrissent.
Coupez vite les parties malades, arrosez sans mouiller le feuillage. Pulvérisez de la Bouillie bordelaise ou une décoction de prêle en prévention par temps chaud et humide.

Nécrose apicale : de larges tâches noires se répandent sur la base des fruits, c'est-à-dire à l’opposé du pédoncule. Il ne s’agit pas d’une maladie mais de la conséquence d’apports irréguliers d’eau, notamment en période de sécheresse.
Vous arroserez environ 2 fois par semaine pendant les périodes sèchent sans mouiller le feuillage et vous prendrez bien soin de pailler votre terrain afin qu’il conserve toute sa fraîcheur.

Pourriture grise : par temps humide, des ulcérations brunes et sèches apparaissent sur les tiges. Sur les feuilles, des tâches brunâtres sont recouvertes d’un duvet gris, les fruits portent des tâches de pourriture molle, la maladie progresse très vite.
D’abord vous couperez les parties atteintes, ensuite vous supprimerez les plants trop malades, enfin vous pulvériserez d’une décoction de prêles les plants de tomate pour stimuler leurs défenses naturelles.

Alternariose : le feuillage voire les tiges se couvrent de tâches brunes virant au noir entourées de jaune. Ensuite les tomates se creusent sous les tâches noires ce qui provoque leur pourrissement.
Supprimez les parties atteintes et dès les premiers signes pulvérisez un produit à base de cuivre pour limiter la propagation.

Les framboises

Sensibles aux conditions humides, les touffes de framboisiers doivent être espacées de 1m20 à la plantation, puis palissées sur une armature pour que l’air circule.

Botrytis : par temps humide les fruits brunissent et pourrissent et se couvrent d’un duvet gris. Les parties malades restent accrochées aux pédoncules et contaminent celles qu’elles touchent.
Enlevez les fruits atteints, pulvérisez d’une décoction de prêle. Au printemps supprimez les cannes en surnombre afin que l’air circule bien entre les touffes.

Brûlures des dards : des tâches violacées apparaissent à la belle saison sur les jeunes tiges autour des bourgeons. Toute la tige se décolore ensuite et des fructifications noires sont visibles en automne.
Rabattez les tiges malades et traitez à la bouillie bordelaise.

Ver des framboises : un petit coléoptère (byturus tomentosus) brun jaunâtre long de 5 mm pond dans les fleurs ou les jeunes fruits. La base du fruit près du pédoncule sèche et brunit. En début puis en fin de floraison, traitez avec un insecticide biologique à base de pyrèthre.

Les pommes de terre

Les ennemis principaux des pommes de terre sont le mildiou, les doryphores et le taupin. Certaines variétés sont plus résistantes aux maladies que d’autres.

Doryphores : ce sont des insectes jaune orangé et rayés de noir au dos bombé qui dévorent le feuillage. Ramassez régulièrement les œufs, les larves et les adultes et détruisez-les. Installez des aubergines à côté des pommes de terre, elles serviront de plantes pièges car les doryphores les préfèrent aux pommes de terre.

Mildiou : des tâches jaunes puis brunes apparaissent sur le dessus du feuillage, un feutrage blanc se trouve parfois au-dessous. La progression peut être rapide et la plante entière se dessèche. En même temps, les tubercules se couvrent de tâches, d’abord en surface puis en profondeur et ils pourrissent.
Traitez le dessus et le dessous des feuilles à la bouillie bordelaise. Pour renforcer les défenses naturelles des pommes de terre, pulvérisez une décoction de prêles.

Taupin : les larves de taupin sont des vers « fil de fer » jaunes à tête marron foncé. A partir du mois de juillet, elles mangent les jeunes racines puis creusent des galeries étroites dans les tubercules.
Binez régulièrement afin d’éliminer les œufs et les larves. Enterrez au ras du sol des boîtes à pièges contenant des épluchures de pommes de terre. Videz-les au fur et à mesure des captures et renouvelez les appâts.

Les courges et courgettes

Le problème principal des courges et des courgettes est souvent dû à l’oïdium. S’il intervient précocement, agissez ; s’il est tardif, il n’est pas dangereux pour la récolte.

Oïdium : les deux faces des feuilles se tachent d’une poudre blanche, brunissent et sèchent. Ce phénomène s’accentue par temps humide.
Si la récolte est proche, coupez les feuilles atteintes dès les premiers signes, sinon pulvérisez du soufre. Une décoction de prêle renforce la résistance de la plante face à la maladie.

Pourriture grise : en automne, des parties molles apparaissent sur les courges puis les couvrent de moisissure grise. Les courges pourrissent complètement.
Supprimez au plus vite les courges contaminées. Écartez du terrain humide les légumes sains restants en les isolant sur une pierre plate.

Puceron : fin du printemps, début de l’été, des jeunes pousses se déforment en étant légèrement crispées. A y regarder de plus près, des colonies de pucerons verts ou noirs aspirent la sève et affaiblissent la plante.
Enlevez au jet d’eau tous ces pucerons et appliquez au plus vite un purin de fougère ou une solution de savon noir.

Les carottes

Les carottes sont assez sensibles aux conditions climatiques qui favorisent les maladies mais aussi la mouche, leur principal parasite.

Alternariose : les feuilles, surtout les plus âgées portent des tâches noirâtres bordées de jaune. Elles se dessèchent et pourrissent. Ces symptômes causés par un champignon microscopique qui se développe par temps humide peuvent aussi être présents sur les racines.

Oïdium : le feuillage se couvre d’un duvet poudreux blanc qui gagne ensuite les pétioles. Cette maladie se manifeste du début de l’été à la fin de l’automne. Limitez la propagation de l’oïdium, dès les premiers symptômes en pinçant toutes les parties atteintes. Traitez avec du soufre. Ce fongicide agit également préventivement.

Mouche de la carotte : du début du printemps à la fin de l’automne, les racines sont creusées de galeries sinueuses sous l’épiderme ou en profondeur. De petites larves jaunâtres continuent leur travail en descendant vers la pointe. Le feuillage jaunit, se flétrit, mais il est bien tard pour réagir.
En prévention, couvrez les jeunes carottes d’un filet anti insectes. Alternez les rangs avec des poireaux ou des oignons. En été arrosez le feuillage avec une décoction de tanaisie ou de lavande dont l’odeur repousse les mouches adultes qui ne viennent plus pondre.

Les poireaux

En plus des parasites connus depuis longtemps, les poireaux sont victimes depuis quelques temps de la mouche mineuse, un insecte qui provoque de gros dégâts.

Mouche mineuse : des galeries sont creusées sur les feuilles par des genres d’asticots (pupes). Si l’attaque intervient sur de jeunes poireaux, ceux-ci meurent, s’ils sont déjà plus âgés, ils résistent mieux, l’installation de filets anti insectes est efficace si les feuilles ne touchent pas le filet, sinon la ponte se fait à travers les mailles. Détruisez les plants malades, il n’existe pas encore de traitement.

Mouche de l’oignon : les feuilles jaunissent en partant de leur extrémité, puis elles flétrissent complètement. Des larves blanches font leur apparition, creusant des galeries dans les feuilles.

Rouille : un champignon est à l’origine des vésicules orangées rondes ou ovales qui se forment sur les feuilles de poireau ce qui les dessèche peu à peu. Coupez les feuilles malades et jetez-les. En prévention, vous pouvez pulvériser une décoction de prêle pour améliorer la santé des poireaux.

Teigne du poireau : des tâches brun clair, des feuilles jaunes, le pourrissement du pied entier, tout laisse à penser qu’un papillon gris et blanc a pondu des œufs et que ses larves ont pénétré dans les feuilles et le cœur du poireau en provoquant des dégâts.
Lors du repiquage du poireau, laissez sécher les plants sur le sol pendant 2 jours avant de les mettre en place. Ensuite pulvérisez des décoctions de tanaisie ou d’ortie.

Les choux

Le principal ennemi du chou est la piéride mais d’autres attaques sont possibles. Evitez de les cultiver près d’autres plantes de la même famille qui souffrent des mêmes maladies.

Mouche du chou : des larves blanches opèrent, creusant des galeries du collet vers les racines du chou, la croissance de vos plants devient faible et les feuilles flétrissent ; ce sont bien là tous les symptômes de la mouche du chou.
A la plantation, pensez à entourer les plants d’une collerette de carton afin d’éviter que les larves ne s’enfoncent en terre.

Piéride du chou : les feuilles sont mangées par des chenilles rayées noir et jaune, des œufs jaunes se collent sous les feuilles. Le papillon responsable est blanc tâché de noir.
Ramassez chenilles et œufs. En prévention, durant les périodes de vol des papillons (d’avril à juin et de mi-juillet à fin aout), appliquez un purin de genêt ou de tomates.

Puceron cendré du chou : la croissance du chou se trouve ralenti par des pucerons gris qui s’amassent sur les feuilles en les déformant par leurs piqûres répétées.
Pulvérisez plusieurs fois à 8 jours d’intervalle une solution à base de savon noir, une macération de feuilles de tomate ou encore un purin d’ortie.

Les navets

Les navets craignent les périodes trop humides ou à l’opposé trop sèches. Soyez vigilant si ces conditions apparaissent.

Altise : le feuillage est troué par de petits coléoptères noirs qui sautent lorsqu’on les touche. C’est surtout par temps sec que l’on observe ce phénomène.
Arrosez régulièrement le feuillage avec une solution de savon noir, un insecticide à base de pyrèthre ou tout simplement de l’eau, les insectes n’aimant pas l’humidité.

Escargots et limaces : des traces de mucus trahissent le passage des mollusques qui dévorent les plantes.
Vous épandrez des granulés de ferramol à base de fer (sans danger pour la faune) ou sinon faites un barrage autour de vos plants de navets avec de la cendre qui englue les mollusques.

Mildiou : en période humide, les feuilles jaunissent et se couvrent de tâches blanches ou poudreuses, elles sèchent ou pourrissent ensuite.
Coupez les feuilles atteintes et traitez à la bouillie bordelaise. En prévention, pulvérisez une décoction de prêles.

Les radis

Les radis d’hiver sont les plus touchés par les parasites et les maladies. Les variétés « de tous les mois » craignent surtout les altises.

Altise : par temps sec, le feuillage des jeunes plants est perforé de petits trous. Les responsables sont des petits coléoptères noirs.
Les altises n’appréciant pas l’humidité, vous les ferez fuir en arrosant le terrain et les feuilles. Des pulvérisations répétées de savon noir se révèlent efficaces.

Mouche du navet : en fin d’été des petites larves blanchâtres creusent des galeries dans les radis.
Arrachez les plantes malades, en prévention posez entre les rangs des fanes de tomates, de tanaisie ou de plantes aromatiques dont l’odeur fait fuir cette mouche.

Charançon gallicole : vous avez observé des galles renflées présentent sur les collets et racines des radis. Une larve blanche se trouve à l’intérieur, celle du charançon gallicole. Commencez par arracher et détruire les plants malades. Surtout ne plantez pas ensemble choux et navets avec les radis : ils sont tous concernés par ce parasite.

Les fraises

Les fraises souffrent de plusieurs maladies ou parasites mais le paillage du sol en écarte certains.

Escargots ou limaces : des traces de bave, des feuilles trouées, ne cherchez pas, escargots et limaces sont entrés en action.
Etalez une couche de paille ou d’aiguilles de pin qui gênera la progression de ces gastéropodes. Vous pouvez également les enlever à la main ou épandre des granulés biologiques de ferramol.

Puceron du fraisier : de petite taille (2mm de long), le puceron possède un corps mou et se déplace lentement. Il attaque la face inférieure des feuilles au niveau des pétioles, des petits fruits et des jeunes fleurs. De plus ce puceron est un important vecteur de plusieurs maladies virales.
Un certain nombre d’auxiliaires de lutte peuvent être utilisés : larves de chrysopes, coccinelles…

Mildiou : au printemps en terrain lourd, des jeunes pousses sont flétries, le feuillage devient brunâtre et la plante dépérit, c’est le mildiou.
Arrachez les plants malades, ne cultivez plus de fraisiers au même endroit avant plusieurs années. En prévention, au moment de la plantation, allégez les terres lourdes qui favorisent cette maladie.

Botrytis ou pourriture grise : du début du printemps à la fin de l’automne, les fraises parfois même la plante entière, brunissent et se couvrent d’un duvet gris et pourrissent.
Supprimez les parties malades. En prévention, apportez un engrais spécial fraisiers car la maladie touche surtout les sujets faibles. Paillez le sol afin d’isoler les fraises de l’humidité. Enfin arrosez au pied sans mouiller les fraisiers.

Si l’on reste vigilant, il est possible de conserver des légumes sains. Traitez naturellement en employant des préparations à base de plantes. Surtout, utilisez le bon produit et observez scrupuleusement les doses de traitement.

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Auteur : Mado - Le 30 août 2011

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Tomates touchées par une maladie

Les tomates sont sensibles aux maladies !

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