Le financement solidaire
Le financement solidaire s'inscrit dans une logique très particulière puisqu'il vise à financer exclusivement des activités économiques utiles à la lutte contre l’exclusion, à la cohésion sociale et au développement durable.
Lorsqu'un particulier a quelques liquidités d'avance, il peut choisir de les investir dans une bonne cause plutôt que dans la bourse dont la seule finalité est de faire du profit. Ainsi, à la différence de la finance boursière ou bancaire classique, la finance solidaire permet de faire fructifier son épargne en finançant des activités économiques utiles. Par utiles, on entend généralement la lutte contre l’exclusion, les activités favorisant la cohésion sociale ou le développement durable.
Une épargne solidaire
Le fait de placer son argent dans des fonds typés solidaires n'empêche en rien de faire fructifier son épargne. Ces fonds spécifiques sont toutefois très différents puisqu'ils visent exclusivement le financement d'activités d'entreprises ou d'associations solidaires qui œuvrent au quotidien pour l'insertion par l'activité économique, l'insertion par le logement, la culture, l'entraide et la santé. Ces activités peuvent être localisées en France ou encore à l'international (commerce équitable, micro-crédit, action humanitaire...). De façon plus récente, ces fonds spécifiques concourent également au développement des activités de développement durable (filières biologiques, énergies renouvelables, protection de la nature...). Chaque euro confié est géré par un organisme dont le travail est de choisir les dossiers de création les plus pertinents.
Des acteurs impliqués
Le propre du financement solidaire est d'impliquer à chaque étage de la démarche les intervenants. Ainsi, le particulier qui choisit de souscrire un contrat d'épargne solidaire le fait après avoir été sensibiliser à cette démarche. Les organismes qui gèrent les fonds sont aussi largement impliqués puisque ce sont eux qui choisissent les projets selon des critères spécifiques. Plusieurs grands réseaux solidaires agissent au quotidien pour faire fructifier financièrement et socialement l'épargne confiée par les particuliers. Les réseaux les plus importants sont les plus anciens comme Habitat et Humanisme, l'ADIE ou encore France Active, la Nef. En bout de chaine, les bénéficiaires des prêts de financement solidaire sont aussi directement impliqués puisqu'ils sont généralement exclus de fait des procédures de financements classiques. Leurs activités n'étant pas toujours économiquement viables dès les premières années, les banques rechignent à avancer de la trésorerie pour aider au démarrage de ces activités particulières.
Un secteur en plein développement
Selon le baromètre 2008 de Finansol (l'association chargée de fédérer les financeurs solidaires et les établissements financiers), les investissements solidaires connaissent un vrai dynamisme. Pour preuve, en 2008, 379 millions d’euros ont été investis grâce à l’épargne solidaire, soit une augmentation de 34% par rapport à 2007. Les seuls investissements issus des livrets solidaires ont plus que doublé entre 2007 et 2008, passant de 33 millions d’euros à 71 millions d’euros.
Le saviez-vous ?
Il existe des placements d'épargne solidaire sous forme de livret, compte à terme, bon de caisse, SICAV, FCP, épargne salariale, assurance-vie ou actionnariat solidaire. Selon le choix de l'épargnant, l'investissement solidaire peut consister en un apport de fonds propres, l'octroi d'un crédit, la mise en place d'un système de garantie financière, un micro-crédit...
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 21/09/2009



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