Le capital risque, un pari financier sur l'innovation
Le capital-risque est un levier financier important pour aider au décollage des entreprises innovantes. En France, une soixantaine d'entreprises sont spécialisées dans cette forme d'appui financier particulier.
Le capital-risque également appelé capital aventure (venture capital aux Etats-Unis) ou encore capital croissance est un pari que fait certains financeurs sur l'avenir d'entreprises innovantes. Ces entreprises sont « à risque » puisqu'elles développent de nouveaux process d'avant-garde dont l'avenir ne tient qu'au bon vouloir des marchés. De fait, bon nombre de ces entreprises innovantes échouent dans leur tentative scientifique ou technologique d'avant-garde dans leurs premières années. Financer le décollage de ces entreprises est un véritable pari sur l'avenir !
Un partenaire financier et bien plus
Le capital-risque se traduit dans les faits par un financement de démarrage mais aussi et surtout par un accompagnement opérationnel. L'entreprise innovante en levant des fonds auprès des sociétés spécialisées dans le capital-risque assure son décollage. Ces fonds sont généralement injectés en intervention directe dans le capital social de l'entreprise avant sa création ou dans ses premiers mois d'exercice. L'investissement en fonds propres permet de limiter les charges financières et d'amoindrir ainsi le risque. La prise de participations en fonds propres est généralement minoritaire. La société est toujours non cotée. Si l'entreprise réussit son pari scientifique ou technologique, les investisseurs pourront tirer une plus value à terme. Si l'entreprise échoue du fait d'une erreur de gestion, un raté de développement, etc, le capital-risqueur perd sa mise.
Le capital-risque est généralement constitué sous forme mutualiste (portefeuilles d'investissement) pour « diluer » les risques individuels. Chaque levée de fonds fait l'objet d'un contrat d'investissement qui relie les fondateurs de l'entreprise innovante à un ensemble d'investisseurs. Les sociétés spécialisées dans le capital-risque sont généralement représentées par un intermédiaire qui peut être un prestataire de services ou encore une banque d'affaire... Selon les cas, le prestataire intermédiaire est un institutionnel ou une société privée. Il accompagne l'entreprise innovante en mettant à sa disposition son réseau et ses expériences. L'aide ne se limite donc pas à des simples fonds mais comprend également un soutien fort de son « mécène » dans sa phase de démarrage.
Des fonds à haut rendement
Chaque dossier proposé par une entreprise innovante est épluché pour juger de son potentiel. Globalement, et même si l'innovation n'est pas toujours porteuse de jackpot, le capital risque est souvent d'une rentabilité élevée. En France, une soixantaine de sociétés d'investissement sont clairement spécialisées dans le capital-risque. La très grande majorité de ces entreprises ont été créées depuis 1997 en accompagnement de la création des Fonds Communs de Placement à l'Innovation (FCPI). L'épisode de l'investissement à tout crin dans les starts-up internet à largement mis à mal ces fonds spécialisés mais le capital-risque reste encore aujourd'hui une voie royale pour les créateurs d'entreprises innovantes pour obtenir des fonds. La plupart des fonds sont dévolus à aider les entreprises technologiques (communication, bio-éthique...). Depuis quelques années, les entreprises « vertes » ont également les faveurs du capital risque.
Le saviez-vous ?
Lorsque l'entreprise innovante réussie, les sociétés de capital-risque récupèrent les plus-values soit en revendant leurs parts à une autre société soit lors de l'introduction de l'entreprise innovante en bourse.
Article rédigé par Dominique A.C. pour Bloc.com - Publié le 15/12/2008



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NathB - 09/08/2009
Interrogé sur le terme Capital risqueur ou Venture capitalist en anglais, Jean Marc Lopez commente : « Comme son nom français le signale, le risque de perte de l'argent investi est très présent, mais les perspectives de gain sont beaucoup plus élevées. Tout comme en bourse vous pouvez gagner 1000 ou 2000%... mais seulement perdre 100%... Par contre si vous n’êtes pas satisfait avec cette formule mieux vaut rester à l’écart de ces investissements et se diriger vers des placements de type obligataires dont le rendement est garanti ou investir dans l’immobilier sous certaines conditions favorables.
L'appellation anglaise, quant à elle, précise à la fois que l’investissement est destiné à financer le développement de l'entreprise avec une dose d'aventurisme (ce sont les deux sens du mot venture). C’est à mon sens la définition la plus proche de la réalité. Ces phases d’aventure peuvent représenter plusieurs rounds de financement selon le développement de l’entreprise et il n’est pas rare de voir des actions achetées 1 euro lors du premier round atteindre une valeur de 20 lors de l'introduction en Bourse.
Dans la phase de transition, l’entrepreneur est aidé par les sociétés de capital-risque. Les exemples sont infinis : Google, Amazon, Ebay, Hotmail… »
Jean Marc Lopez est président de A-Venture Capital. En 1990, il rejoint le capital-risque. Il fait le gros de sa carrière en private equity, avec en plus un parcours impréssionant comme trader sur les marchés, histoire de gagner en diversité d''expériences et en crédibilité. Mais également pour avoir une vision global des cycles économiques et financiers.
Ses horizons de placement vont de la minute à plusieurs années.
Son défi : accélérer les transformations d’une entreprise et créer de la valeur ajoutée.
Son quotidien : Repérer les entreprises dans lesquelles investir, monter le dossier de financement et développer leurs performances. Puis un œil sur les marchés actions et devises ou il opère directement ou via son équipe de traders.
Il a réalisé de nombreux investissements aux Amériques et en Europe dont certaines sociétés ont été introduites en bourse.
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